Cela s'explique par la proximité géographique et culturelle mais aussi économique : la France est le deuxième client des exportateurs belges (65 milliards d'euros !) et le premier des exportateurs wallons (20% du total). Nos voisins sont également les deuxièmes plus gros investisseurs étrangers en Belgique (après le Royaume Uni, un effet du Brexit sans doute) et les plus gros créateurs d'emplois, selon le dernier baromètre réalisé par EY. Les entreprises françaises sont par ailleurs les 3e fournisseurs des sociétés belges. "Ces échanges créent des relations privilégiées, beaucoup d'entreprises belges ont des filiales en France et souvent même des actionnaires français, dit Olivier de Wasseige, le CEO de l'Union wallonne des entreprises. A un moment donné, cela peut contribuer à ce que des dirigeants français soient invités à exercer en Belgique."

A la veille de l'élection présidentielle française, nous avons interrogé une quinzaine de ces patrons français actifs dans des sociétés belges. Ils nous racontent leur arrivée en Belgique et les différences entre le management à la belge et à la française. Et comme nous sommes dans un contexte électoral, ils tentent aussi de nous expliquer pourquoi l'extrême-droite est si forte en France et si faible en Belgique francophone.

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Cela s'explique par la proximité géographique et culturelle mais aussi économique : la France est le deuxième client des exportateurs belges (65 milliards d'euros !) et le premier des exportateurs wallons (20% du total). Nos voisins sont également les deuxièmes plus gros investisseurs étrangers en Belgique (après le Royaume Uni, un effet du Brexit sans doute) et les plus gros créateurs d'emplois, selon le dernier baromètre réalisé par EY. Les entreprises françaises sont par ailleurs les 3e fournisseurs des sociétés belges. "Ces échanges créent des relations privilégiées, beaucoup d'entreprises belges ont des filiales en France et souvent même des actionnaires français, dit Olivier de Wasseige, le CEO de l'Union wallonne des entreprises. A un moment donné, cela peut contribuer à ce que des dirigeants français soient invités à exercer en Belgique."A la veille de l'élection présidentielle française, nous avons interrogé une quinzaine de ces patrons français actifs dans des sociétés belges. Ils nous racontent leur arrivée en Belgique et les différences entre le management à la belge et à la française. Et comme nous sommes dans un contexte électoral, ils tentent aussi de nous expliquer pourquoi l'extrême-droite est si forte en France et si faible en Belgique francophone.