Ce fait est la conséquence de l'actionnariat, à 60% contrôlé par la SNCF, le solde appartenant à la SNCB. Le poste est occupé actuellement par Bertrand Gosselin, né à Nantes (Loire-Atlantique) où il retourne régulièrement. Il dirige un réseau Thalys qui récupère doucement de la pandémie. "Nous allons arriver en avril autour des 90% du plan de transport que nous avions avant le covid", dit-il. La présidence de la société est dévolue à Sophie Dutordoir, CEO de la SNCB.
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Ce fait est la conséquence de l'actionnariat, à 60% contrôlé par la SNCF, le solde appartenant à la SNCB. Le poste est occupé actuellement par Bertrand Gosselin, né à Nantes (Loire-Atlantique) où il retourne régulièrement. Il dirige un réseau Thalys qui récupère doucement de la pandémie. "Nous allons arriver en avril autour des 90% du plan de transport que nous avions avant le covid", dit-il. La présidence de la société est dévolue à Sophie Dutordoir, CEO de la SNCB. - Sonarrivée à la tête de Thalys. "Je suis arrivé le 18 décembre 2018 et ai pris mes fonctions début janvier", se rappelle-t-il. Bertrand Gosselin dirigeait auparavant une ligne RER à Paris. Il a succédé à Agnès Ogier, laquelle dirige maintenant les TGV Atlantique. Comme dans beaucoup de groupes, la SNCF fait tourner ses cadres. "Pour les expatriations, les contrats vont jusqu'à cinq ans", précise Bertrand Gosselin. Il est donc encore en poste chez Thalys pour maximum deux ans. Il travaille à Bruxelles quatre jours par semaine et un jour à Paris, où Thalys a aussi une équipe. - Les différences entre le management belge et français? "J'ai du mal à me faire une opinion sur la gestion interne des sociétés avec un management belge. Si j'en crois ce que je vois chez Thalys, il me semble que le fait hiérarchique est moins prononcé qu'en France. Il y a une plus grande proximité entre les managers et les managés, une plus grande simplicité. La France a une tradition plus centralisatrice, le pouvoir politique y joue un rôle plus important. Moins en Belgique, où il y a une convivialité qu'on retrouve au quotidien. C'est sans doute aussi l'effet du multiculturalisme dans le pays. Ce n'est pas un gros mot de dire qu'il y a deux cultures, au nord et au sud, des langues différentes. Bruxelles est aussi la capitale de l'Europe. Tout cela crée sur un petit territoire une grande variété culturelle et linguistique, davantage qu'en France." - Le rôle de Thalys pour les entreprises? Sans aucun doute, les trains Thalys jouent un rôle important pour les managers français qui viennent en Belgique (et inversement, du reste). Il met Bruxelles à 1h25 de Paris. "Plus de 60% des passagers entre Paris et Bruxelles voyagent pour affaires, précise Bertrand Gosselin. Thalys a joué fortement le rôle de trait d'union économique et culturel entre les deux pays." Mais le CEO aimerait bien que Bruxelles attire plus de clientèle de loisirs, comme le fait par exemple Amsterdam. "C'est un des enjeux des années qui viennent: faire de Bruxelles une destination touristique phare en Europe, car il y a des tas de choses à voir, à faire, qui sont moins connues des Français que ce qu'ils connaissent d'Amsterdam." - Pourquoi les partis extrémistes semblent plus importants en France qu'en Belgique, selon vous? "Je n'ai pas trop envie d'entrer sur le terrain politique. Mais je peux dire une chose, qui ne m'engage pas énormément, c'est l'importance de ce qu'on appelle le compromis à la belge, que je connaissais mal. Du fait de la complexité du pays, les différents niveaux de responsabilités sont enclins à négocier des compromis. Cela lisse un peu les tendances les plus extrêmes."