Gentlemen's agreement: la réunion s'achève sur un "constat d'échec"

16/02/16 à 19:33 - Mise à jour à 19:33

Source: Belga

(Belga) La réunion du Groupe des Dix consacrée à l'actualisation du "gentlemen's agreement" s'est achevée sans accord, mardi, après un peu plus d'une heure et demie de discussions. Les syndicats restent sur un "constat d'échec", ont-ils indiqué à leur sortie du siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Gentlemen's agreement: la réunion s'achève sur un "constat d'échec"

Gentlemen's agreement: la réunion s'achève sur un "constat d'échec" © BELGA

"Nous avons dû faire face à des éléments inacceptables qui empêchent toute forme d'action syndicale", déplore le secrétaire général de la FGTB, Marc Goblet. La réunion avait pour but d'actualiser l'accord qui détermine ce qui est permis lors d'un conflit social, ce qui n'a plus été fait depuis 2002. Marc Goblet estime que la question de la responsabilité juridique des syndicats, qui fait l'objet d'une proposition de loi de l'Open VLD, s'apparente à un "délire". "Il faut arrêter avec ça. Les syndicats sont responsables, ils n'appellent pas à l'action violente. Dans une mobilisation, il est impossible de contrôler tout un chacun. Il est également apparu que certains débordements n'étaient pas le fait d'affiliés." Le secrétaire général de la FGTB assure que les syndicats "ont été très loin dans le sens de prendre leurs responsabilités, au-delà de ce qu'ils font déjà, mais que des éléments, comme par exemple le fait d'interdire les blocages d'accès aux routes, ont empêché de parvenir à un accord". M. Goblet souhaite que les partenaires puissent se remettre autour de la table, "mais ça demandera du temps". "Il n'y a rien de programmé, mais les esprits vont travailler et peut-être évoluer", prévoit-il. "Il n'y a pas d'accord sur l'ensemble, il n'y a donc d'accord sur rien", a résumé la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska. "L'objectif est d'empêcher les travailleurs de faire valoir leurs droits, leur liberté élémentaire n'était pas respectée. Les syndicats sont responsables et d'accord pour avancer, mais du côté patronal, certains continuent à croire que tout est permis." Selon Mme Ska, la polémique suscitée par l'attitude de la société Accent Jobs, qui encourage ses travailleurs à boycotter les élections sociales en échange d'un jour de congé supplémentaire et d'un smartphone, montre qu'il y a un besoin de médiation et d'organisation du dialogue social par les syndicats. (Belga)

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