Johan Van Overtveldt a déjà réussi le premier pas. En début d'année, ses collègues l'avaient rabroué car ils ne voulaient pas s'engager dans une réforme de l'impôt des sociétés avant de vérifier l'impact du tax shift sur le budget de l'Etat. Le ministre des Finances est inlassablement revenu avec son idée, il a martelé l'évolution du contexte international qui fait vaciller les plus importants atouts fiscaux de la Belgique (intérêts notionnels, exonération des revenus tirés des brevets) et a fini par convaincre ses collègues de l'urgence d'agir pour éviter de voir de grands groupes quitter le pays. La réforme de l'impôt des sociétés figurera donc au menu du budget 2017, avec une baisse du taux facial de 34 à 25 ou 20 %.
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