Alors que dans d'autres pays, les offres digitales en direct sont devenues la norme, chez nous, le courtier continue d'avoir nos faveurs. Et de loin ! Selon les chiffres fournis par Feprabel, leur fédération, les courtiers ont représenté, en 2017 (derniers chiffres complets disponibles), 50 % de la vente de produits d'assurance en Belgique, soit 13,5 milliards d'euros de pr...

Alors que dans d'autres pays, les offres digitales en direct sont devenues la norme, chez nous, le courtier continue d'avoir nos faveurs. Et de loin ! Selon les chiffres fournis par Feprabel, leur fédération, les courtiers ont représenté, en 2017 (derniers chiffres complets disponibles), 50 % de la vente de produits d'assurance en Belgique, soit 13,5 milliards d'euros de primes encaissées. Une part de marché qui a régulièrement augmenté ces 10 dernières années. En deuxième position, on trouve les bancassureurs et les réseaux d'agents exclusifs qui ne travaillent qu'avec une seule compagnie. Ils ont représenté 29,7 % des ventes en 2017 (-4,7%). Le reste du marché (20,3 %) est occupé par les assureurs directs (Ethias, Corona Direct, etc.). Sur 10 ans, leur part de marché est demeurée stable. Le monde du courtage est donc bien vivace chez nous. Et les chiffres fournis par l'étude bisannuelle réalisée par le bureau Benthurst & Co sont toujours très attendus. La version 2018 pointe la poursuite de la digitalisation des bureaux. Quatre-vingt cinq pour cent des courtiers possèdent désormais un site internet. Les fonctionnalités proposées sont de plus en plus nombreuses. Avec une forte hausse pour les simulations, la consultation de valeur d'une assurance d'investissement ou les consultations des données d'une police. Le courtier reçoit aussi de plus en plus de leads (des clients qui se montrent intéressés par un produit) via les sites de comparaison et ceux des compagnies d'assurances. Sur un plan économique, le paysage du courtage belge est dominé par les petits bureaux. Ainsi, la moitié d'entre eux ont un chiffre d'affaires inférieur à 200.000 euros. Nonante-trois pour cent des bureaux emploient, au maximum, cinq équivalents temps plein. Enfin, la consolidation se poursuit puisqu'un cinquième des bureaux en a repris un autre sur les deux dernières années.