Dans un entretien au magazine flamand Humo, le président du PS a fait une déclaration tonitruante après avoir critiqué la volonté d'assouplir le travail de nuit: "après la sortie du nucléaire, il serait souhaitable de sortir de l'e-commerce ; faisons de la Belgique un pays sans commerce électronique, avec de vrais magasins et des villes animées". Et il justifie: "Je pense que l'e-commerce n'est pas un progrès, mais une régression sociale et écologique. Pourquoi acceptons-nous de faire travailler des ouvriers de nuit dans des centres de conditionnement ? Parce que les gens veulent acheter 24 heures sur 24 et recevoir leur colis à domicile dans les 24 heures. Ne peut-on vraiment pas attendre deux jours pour un livre ?"
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Dans un entretien au magazine flamand Humo, le président du PS a fait une déclaration tonitruante après avoir critiqué la volonté d'assouplir le travail de nuit: "après la sortie du nucléaire, il serait souhaitable de sortir de l'e-commerce ; faisons de la Belgique un pays sans commerce électronique, avec de vrais magasins et des villes animées". Et il justifie: "Je pense que l'e-commerce n'est pas un progrès, mais une régression sociale et écologique. Pourquoi acceptons-nous de faire travailler des ouvriers de nuit dans des centres de conditionnement ? Parce que les gens veulent acheter 24 heures sur 24 et recevoir leur colis à domicile dans les 24 heures. Ne peut-on vraiment pas attendre deux jours pour un livre ?"Ce mardi dans un entretien à Sudinfo, le ministre est revenu sur son souhait exprimé la veille: "Non, bien sûr. Il n'est pas question de faire disparaître tout l'e-commerce", précise-t-il. "Il n'est pas question d'interdire, mais ce n'est pas le modèle que je défends." Paul Magnette explique avoir tenu ces propos dans la presse flamande en réaction à la "fascination" vivant selon lui en Flandre pour le modèle des Pays-Bas voisins, où la flexibilisation des conditions de travail du secteur nourrit la concurrence et mine les conditions de travail et les droits des travailleurs. En Belgique, le développement de l'e-commerce est à la traîne par rapport aux autres pays européens. Suite à ces déclarations, Sortlist, une plateforme de mise en relation entre les entreprises et les agences de communication, a réalisé une brève analyse de l'évolution de l'e-commerce ces dernières années dans notre pays comparé aux pays voisins. Son constat est le suivant : 42% des PME belges n'ont pas de site Internet, c'est le chiffre le plus élevé de l'étude, comparé à la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Espagne. Selon un sondage réalisé par Sortlist, en 2020, la Belgique est le pays le plus à la traîne en matière de création de site web. L'étude révèle quatre raisons principales pour lesquelles certaines PME n'ont pas encore de site web dédié à leur activité. Mais la demande est bien là. De manière générale au cours des dernières années la demande pour des experts d'e-commerce sur la plateforme Sortlist a explosé, de l'ordre de +280%. De plus, l'industrie de l'e-commerce a augmenté au point d'en faire l'une des trois industries qui postent le plus de projets sur Sortlist. Le baromètre du marketing de la plateforme montre qu'en 2021 l'alimentaire, le e-commerce, et la mode sont les 3 secteurs qui investissent le plus en marketing.En comparant 2020 à 2021, Sortlist constate encore qu'il y eu 186% de demandes en plus pour des experts d'e-commerce, c'est la 7ème expertise la plus demandée sur Sortlist Belgique. Tandis qu'en Europe il y a eu 20,72% de projets en plus réalisés en e-commerce en 2021 par rapport à 2020, ce chiffre est toutefois en baisse en Belgique avec une diminution de -6,97%. Néanmoins, l'industrie de l'e-commerce a davantage fait appel à Sortlist en 2021 qu'en 2020, avec une augmentation de 16,92%. Tous marchés confondus, l'industrie de l'e-commerce enregistre une perte de 19,10% en 2021 par rapport à 2020. Le budget moyen investi en e-commerce tous marchés confondus est de 7524 euros. Ce budget est plus élevé en Belgique avec un budget moyen de 10 710 euros, avance encore la société numérique.