Mettre en place ce service "a créé un choc dans le système", a admis Brian Olsavsky, directeur financier du groupe, lors d'une conférence avec les analystes jeudi. "Nous travaillons à le résoudre, et nous allons y travailler pendant plusieurs trimestres. Mais quand la poussière sera retombée nous regagnerons en efficacité", a-t-il précisé.

Le groupe a réalisé un bénéfice net de 2,6 milliards de dollars pour la période d'avril à juin, à peine supérieur aux 2,5 milliards d'il y a un an et inférieur aux attentes du marché.

"La livraison en un jour est désormais disponible pour les abonnés de Prime sur plus de dix millions de produits, et ce n'est qu'un début", s'est félicité Jeff Bezos, patron-fondateur d'Amazon, cité dans un communiqué.

Mais ce service a coûté plus de 800 millions au deuxième trimestre, un peu plus que prévu selon M. Olsavsky. "Nous avons eu des coûts additionnels dans nos entrepôts, et notre expansion rapide nous a coûté en productivité".

Le bénéfice par action d'Amazon est ressorti à 5,22 dollars, très inférieur aux attentes.

Le titre a initialement perdu plus de 2% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York, mais il est remonté après la conférence pour les analystes, qui saluent la décision de Jeff Bezos d'investir dans la livraison ultra-rapide.