La France, "chef de file" des réformes en Europe, ne doit pas relâcher l'effort

04/06/18 à 17:09 - Mise à jour à 17:09

Source: Afp

La France est devenue "un chef de file" des réformes en Europe et ne doit pas relâcher l'effort, a indiqué le FMI lundi dans sa revue annuelle de l'économie française.

La France, "chef de file" des réformes en Europe, ne doit pas relâcher l'effort

© Reuters

"Étant donné (son) rythme ambitieux de réformes, la France est maintenant devenue un chef de file des réformes en Europe", a assuré le Fonds monétaire international (FMI), qui ne tarit pas d'éloges pour les mesures adoptées depuis un an par le président Emmanuel Macron.

"Il convient néanmoins de mettre en oeuvre ces réformes de manière résolue, de les suivre avec soin et de les renforcer si nécessaire", a ajouté le FMI.

Le Fonds table sur une croissance "vigoureuse" cette année et en 2019, quoique moins dynamique qu'en 2017 quand elle avait atteint 2,2%.

"Cependant, il subsiste des risques tant internes qu'externes. Sur le plan interne, la croissance sera plus faible si le rythme des réformes ralentit, ou si les réformes s'avèrent moins efficaces que prévu", estime le Fonds.

"Sur le plan externe, une montée des tensions commerciales, l'incertitude géopolitique ou une érosion de la confiance dans le projet européen pourraient peser sur les exportations et la croissance", prévient-il.

Parmi les réformes, le FMI "encourage" le gouvernement français à "parachever et mettre en oeuvre celles prévues de la formation professionnelle et de l'apprentissage, afin de réduire l'inadéquation entre la demande et l'offre de travail, de faire baisser le chômage structurel".

Le Fonds appelle aussi à "poursuivre les réformes complémentaires des marchés de produits et de services afin d'ouvrir le secteur des chemins de fer à la concurrence et de réduire la charge administrative des entreprises, tout en continuant de libéraliser les professions protégées".

En ce qui concerne le marché du travail, le FMI suggère aussi "d'accroître la flexibilité des entreprises sur le plan de la formation des salaires de base, de réduire le champ d'application du mécanisme qui régit les salaires minimums, et d'élargir les réformes de la formation et de l'éducation".

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