Le ministère du Travail accueillera une première réunion dès 09h30. Elle sera ouverte par Edouard Philippe, déterminé à mener à bien la réforme transformant 42 régimes de retraite en un seul système par points.

Lundi soir, le chef du gouvernement avait dit qu'il était "hors de question" de renoncer au principe d'universalité, lors d'une réunion du bureau exécutif de La République en marche à laquelle assistaient une douzaine de ministres. Par ailleurs, le soutien des Français à la grève a légèrement diminué pendant les fêtes de fin d'année, de deux points à 60%, selon un baromètre Harris Interactive pour RTL et AEF Info (enquête en ligne réalisée le 6 janvier, sur un échantillon de 1.015 personnes selon la méthode des quotas).

Mardi, face aux partenaires sociaux, seront présents Agnès Buzyn (Solidarités), Laurent Pietraszewski (Retraites), Olivier Dussopt (Fonction publique), mais aussi Muriel Pénicaud. En première ligne sur d'autres réformes menées malgré une fronde syndicale (code du travail, formation professionnelle, assurance chômage...), la ministre du Travail a été jusqu'alors peu présente sur le dossier.

Côté patronat, le Medef, la CPME, l'U2P sont de la partie, tout comme les numéros un de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC, de l'Unsa. La CGT et Force ouvrière, qui mènent la fronde, seront représentées, mais pas par leurs secrétaires généraux, Philippe Martinez et Yves Veyrier.

Dans la foulée, une autre réunion rue de Grenelle doit se focaliser en fin de matinée sur la pénibilité et l'emploi des seniors.

D'autres suivront: Olivier Dussopt recevra mercredi les syndicats de la fonction publique pour discuter de la retraite progressive et de la pénibilité; Agnès Buzyn lancera le 13 janvier le chantier de l'aménagement des fins de carrière à l'hôpital; Laurent Pietraszewski évoquera l'évolution du minimum de pension jusqu'au 17; la semaine du 13 encore, Jean-Michel Blanquer (Education) parlera méthode et calendrier de négociations en vue d'un protocole d'accord en juin pour les enseignants.

Des concessions ont déjà été faites par l'exécutif à de nombreux corps de métier, comme les policiers, les danseurs de l'Opéra, les marins, les pilotes... Mais le gouvernement a jusqu'alors échoué à faire cesser la grève illimitée à la RATP comme à la SNCF, la plus longue depuis la création de la compagnie de chemins de fer en 1938.

Le conflit, qui a démarré le 5 décembre et a occasionné 600 millions d'euros de manque à gagner pour la SNCF (hors dédommagements des voyageurs), selon le groupe ferroviaire, se poursuit mardi.

La circulation des trains reste "perturbée" mardi avec 3 TGV sur 4 mais seulement un Transilien sur deux. Aucune ligne de métro ne sera totalement fermée mais le service assuré par la RATP sera loin d'être complet.

Après avoir maintenu le mouvement pendant les fêtes de fin d'année, les syndicats hostiles à la réforme (CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU) organisent deux nouvelles journées de manifestations et de grèves jeudi et samedi.

Edouard Philippe appelle à ce que "chacun bouge un peu"

Edouard Philippe a donné un signe d'ouverture à la CFDT en qualifiant mardi de "bonne idée" la proposition de conférence de financement, tout en appelant à ce que "chacun bouge un peu" afin de parvenir à un "compromis" sur la réforme des retraites. "Je suis ouvert à des discussions sur beaucoup de sujets et j'entends parfois d'excellentes idées", a déclaré sur RTL le Premier ministre, au 34e jour consécutif de grève.

M. Philippe a ainsi répondu favorablement à Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, qui avait plaidé dimanche pour l'organisation d'une "conférence de financement" du système de retraite distincte du projet de loi actuellement en préparation, alors que le syndicat reste opposé à l'instauration d'un âge pivot.

"Je ferai des propositions aux organisations syndicales dans deux heures qui nous permettront peut-être de donner un contenu, un calendrier, un mandat à cette conférence de financement, et donc d'avancer", a poursuivi le Premier ministre, juste avant de se rendre au ministère du Travail où il doit introduire une rencontre multilatérale avec les organisations syndicales.

"Je ne suis fermé sur aucune modalité", a insisté le Premier ministre, tout en répétant son attachement au principe "qui veut que cette réforme (...) ne soit pas une réforme irresponsable". "Je ne démords pas de cela", a-t-il martelé.

"L'équilibre du système doit être garanti" et "je propose de le garantir par la mise en place d'un âge pivot", a-t-il redit. "Mais si les organisations syndicales et patronales s'entendent pour un meilleur système, je le prendrai", a-t-il de nouveau fait valoir, comme il l'a déjà fait lors de la présentation du projet le 11 décembre.

Le projet de loi du gouvernement qui vise à instaurer un système universel par points sera examiné en Conseil des ministres le 24 janvier, a par ailleurs confirmé M. Philippe.

Le ministère du Travail accueillera une première réunion dès 09h30. Elle sera ouverte par Edouard Philippe, déterminé à mener à bien la réforme transformant 42 régimes de retraite en un seul système par points. Lundi soir, le chef du gouvernement avait dit qu'il était "hors de question" de renoncer au principe d'universalité, lors d'une réunion du bureau exécutif de La République en marche à laquelle assistaient une douzaine de ministres. Par ailleurs, le soutien des Français à la grève a légèrement diminué pendant les fêtes de fin d'année, de deux points à 60%, selon un baromètre Harris Interactive pour RTL et AEF Info (enquête en ligne réalisée le 6 janvier, sur un échantillon de 1.015 personnes selon la méthode des quotas). Mardi, face aux partenaires sociaux, seront présents Agnès Buzyn (Solidarités), Laurent Pietraszewski (Retraites), Olivier Dussopt (Fonction publique), mais aussi Muriel Pénicaud. En première ligne sur d'autres réformes menées malgré une fronde syndicale (code du travail, formation professionnelle, assurance chômage...), la ministre du Travail a été jusqu'alors peu présente sur le dossier. Côté patronat, le Medef, la CPME, l'U2P sont de la partie, tout comme les numéros un de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC, de l'Unsa. La CGT et Force ouvrière, qui mènent la fronde, seront représentées, mais pas par leurs secrétaires généraux, Philippe Martinez et Yves Veyrier. Dans la foulée, une autre réunion rue de Grenelle doit se focaliser en fin de matinée sur la pénibilité et l'emploi des seniors. D'autres suivront: Olivier Dussopt recevra mercredi les syndicats de la fonction publique pour discuter de la retraite progressive et de la pénibilité; Agnès Buzyn lancera le 13 janvier le chantier de l'aménagement des fins de carrière à l'hôpital; Laurent Pietraszewski évoquera l'évolution du minimum de pension jusqu'au 17; la semaine du 13 encore, Jean-Michel Blanquer (Education) parlera méthode et calendrier de négociations en vue d'un protocole d'accord en juin pour les enseignants. Des concessions ont déjà été faites par l'exécutif à de nombreux corps de métier, comme les policiers, les danseurs de l'Opéra, les marins, les pilotes... Mais le gouvernement a jusqu'alors échoué à faire cesser la grève illimitée à la RATP comme à la SNCF, la plus longue depuis la création de la compagnie de chemins de fer en 1938. Le conflit, qui a démarré le 5 décembre et a occasionné 600 millions d'euros de manque à gagner pour la SNCF (hors dédommagements des voyageurs), selon le groupe ferroviaire, se poursuit mardi. La circulation des trains reste "perturbée" mardi avec 3 TGV sur 4 mais seulement un Transilien sur deux. Aucune ligne de métro ne sera totalement fermée mais le service assuré par la RATP sera loin d'être complet. Après avoir maintenu le mouvement pendant les fêtes de fin d'année, les syndicats hostiles à la réforme (CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU) organisent deux nouvelles journées de manifestations et de grèves jeudi et samedi.