La crise économique qui se profile va-t-elle être plus importante que celle de 2008 ? Peut-on les comparer ?

Ce n'est pas comparable. Pour moi, elle sera moins grave. Parce que -économiquement- on se remettra beaucoup plus facilement d'une crise sanitaire que d'une crise financière. La crise de 2008 a semé le doute dans le système financier. Je ne pense pas que la crise sanitaire sèmera le doute sur le plan économique, comme la crise financière a pu le faire il y a 12 ans.

On sent tout de même que l'investisseur belge se refroidit. Auriez-vous des conseils à lui donner ?

Le conseil, c'est simplement de regarder l'horizon. Essayer de se dire "Où serons-nous dans deux ans ?". On peut penser que dans deux ans, nous serons avec le 'souvenir' du coronavirus et de cette période spéciale que nous aurons vécue. Compte tenu que dans deux ans, l'économie ne sera pas radicalement différente d'aujourd'hui, l'investisseur belge doit se dire qu'il n'y a pas de raison que la bourse soit 30% plus basse. Il ne faut certainement pas paniquer. L'activité économique va souffrir en 2020, les bénéfices des entreprises seront en recul. Mais dans la valorisation des marchés, il faut se demander 'Que pèse une année ?'. Pas grand-chose.

Il ne faut certainement pas paniquer

Quand vous achetez une action, cette action va vous donner droit au bénéfice de l'entreprise l'année qui suit, mais sur l'année d'après, et sur toutes les années suivantes. Il faut mettre les choses en perspective. Si nous étions sûrs que la fin du monde arriverait dans trois ans, la perte des bénéfices sur les douze mois qui viennent justifierait que la bourse perde un tiers de sa valeur. Mais je ne pense pas que la fin du monde soit dans trois ans. Une année de bénéfices, par rapport à tout ce qui arrive, ça peut justifier peut-être un centième, ou un dixième de baisse des marchés, mais pas un tiers.

Il y aura certainement des effets traumatisants pour tous ceux qui auront souffert de cette crise. Pensons à toutes les activités économiques impactées. Mais il y aura aussi des gens qui auront une certaine nostalgie positive et qui se diront 'C'était un moment où on était plus calmes, plus détachés des choses matérielles, etc.'

L'économie belge pourra donc s'en remettre facilement sur le long terme ?

Tout à fait. Des activités auront disparu. D'autres qui renaîtront. 'Après-demain', on retournera au restaurant. On ira de nouveau au cinéma. Des sociétés de cinéma et des restaurants auront fait faillite. C'est très dur, triste, et il faut accompagner les personnes concernées. Mais le monde ne sera pas radicalement différent. On aura appris certaines leçons. On voyagera peut-être autrement. On se méfiera peut-être de ces navires de croisière où on se retrouve entassés. On se rendra peut-être compte qu'on fonctionne tout aussi bien en faisant du télétravail. Des changements d'attitude vont apparaître. Le patron qui, hier, était opposé au télétravail, va se rendre compte que, finalement, ce n'est pas si mauvais. Donc, il y aura des changements de comportement. Des secteurs qui vont souffrir. Mais la plupart des activités vont recommencer. On voit par exemple que Michelin arrête ses usines. Mais demain, on roulera quand même dans des voitures et il faudra quand même des pneus. La production économique repartira.

Ce n'est pas comparable. Pour moi, elle sera moins grave. Parce que -économiquement- on se remettra beaucoup plus facilement d'une crise sanitaire que d'une crise financière. La crise de 2008 a semé le doute dans le système financier. Je ne pense pas que la crise sanitaire sèmera le doute sur le plan économique, comme la crise financière a pu le faire il y a 12 ans. Le conseil, c'est simplement de regarder l'horizon. Essayer de se dire "Où serons-nous dans deux ans ?". On peut penser que dans deux ans, nous serons avec le 'souvenir' du coronavirus et de cette période spéciale que nous aurons vécue. Compte tenu que dans deux ans, l'économie ne sera pas radicalement différente d'aujourd'hui, l'investisseur belge doit se dire qu'il n'y a pas de raison que la bourse soit 30% plus basse. Il ne faut certainement pas paniquer. L'activité économique va souffrir en 2020, les bénéfices des entreprises seront en recul. Mais dans la valorisation des marchés, il faut se demander 'Que pèse une année ?'. Pas grand-chose. Quand vous achetez une action, cette action va vous donner droit au bénéfice de l'entreprise l'année qui suit, mais sur l'année d'après, et sur toutes les années suivantes. Il faut mettre les choses en perspective. Si nous étions sûrs que la fin du monde arriverait dans trois ans, la perte des bénéfices sur les douze mois qui viennent justifierait que la bourse perde un tiers de sa valeur. Mais je ne pense pas que la fin du monde soit dans trois ans. Une année de bénéfices, par rapport à tout ce qui arrive, ça peut justifier peut-être un centième, ou un dixième de baisse des marchés, mais pas un tiers. Il y aura certainement des effets traumatisants pour tous ceux qui auront souffert de cette crise. Pensons à toutes les activités économiques impactées. Mais il y aura aussi des gens qui auront une certaine nostalgie positive et qui se diront 'C'était un moment où on était plus calmes, plus détachés des choses matérielles, etc.' Tout à fait. Des activités auront disparu. D'autres qui renaîtront. 'Après-demain', on retournera au restaurant. On ira de nouveau au cinéma. Des sociétés de cinéma et des restaurants auront fait faillite. C'est très dur, triste, et il faut accompagner les personnes concernées. Mais le monde ne sera pas radicalement différent. On aura appris certaines leçons. On voyagera peut-être autrement. On se méfiera peut-être de ces navires de croisière où on se retrouve entassés. On se rendra peut-être compte qu'on fonctionne tout aussi bien en faisant du télétravail. Des changements d'attitude vont apparaître. Le patron qui, hier, était opposé au télétravail, va se rendre compte que, finalement, ce n'est pas si mauvais. Donc, il y aura des changements de comportement. Des secteurs qui vont souffrir. Mais la plupart des activités vont recommencer. On voit par exemple que Michelin arrête ses usines. Mais demain, on roulera quand même dans des voitures et il faudra quand même des pneus. La production économique repartira.