Le conseil des ministres a approuvé aujourd'hui un deuxième volet de son plan de protection sociale et économique dans le cadre de la crise du coronavirus. Les mesures approuvées feront porter l'effort budgétaire total à 8 à 10 milliards d'euros pour 2020, selon le ministre David Clarinval.

"La crise qui arrive est peut-être plus grave que celle de 2008, mais nous ferons tout pour protéger d'abord la santé de notre population, mais aussi les emplois", a assuré la Première ministre Sophie Wilmès.

De nombreuses entreprises sont contraintes de fermer leurs portes temporairement en raison des mesures de confinement destinées à endiguer la propagation du Covid-19. Le chômage temporaire ou technique a donc fortement augmenté ces derniers jours. Afin d'essayer de préserver au maximum le pouvoir d'achat, le gouvernement a approuvé une aide de 150 euros supplémentaires à destination des personnes contraintes au chômage économique. Ceux-ci toucheront donc en chômage technique 70% de leur salaire brut, plus les 150 euros de "prime corona".

Pour les chômeurs

Afin de pouvoir gérer correctement cet afflux, nous allons simplifier la procédure, a indiqué Mme Muylle. "Une demande pour du chômage temporaire sera automatiquement convertie. Cela ne durera pas plus trois ou quatre semaines."

La ministre s'attend à ce qu'un milliard d'euros d'indemnités soit déjà octroyé d'ici les vacances de Pâques qui débutent le 5 avril. Un montant similaire devrait être prévu pour soutenir les indépendants.

Pour les indépendants

L'élargissement du "droit passerelle", soit un revenu de remplacement en cas de faillite ou d'interruption pour cause de force majeure (comme c'est le cas actuellement). Si avant il fallait attendre un mois pour y prétendre, le délais d'attente sera maintenant raccourci à sept jours.

Ce revenu de remplacement va ainsi permettre aux indépendants de percevoir pour les mois de mars et avril une indemnité de 1.291,69 euros si indemnité complète (1.614,10 euros si l'indépendant est chargé de famille).

Quant au paiement de leurs cotisations sociales, un délai devrait pouvoir être obtenu.

Côté syndicat

Pour Robert Vertenueil, président de la FGTB : "C'est un pas en avant important, mais il reste un long chemin à parcourir pour garantir que les travailleurs ne sortent pas perdants de cette crise". Pour éviter tant que faire se peut cette casse sociale, le syndicat propose que l'allocation de chômage temporaire pour force majeure soit relevée à partir du 1er avril de 70 % à 80 % du dernier salaire perçu. "Beaucoup de nos pays voisins ont d'ores et déjà pris des mesures similaires voire plus importantes encore", souligne-t-on.

La FGTB demande également que les travailleurs intérimaires aient droit, eux aussi, au chômage temporaire.

Enfin, constatant que la garde d'enfant pour les travailleurs devant poursuivre leur travail peut s'avérer problématique, le syndicat suggère au gouvernement de mettre en place "un congé parental flexible et exceptionnel."

L'objectif de tous étant d'éviter un bain de sang social après la crise du coronavirus, comme l'explique Fa Quix, directeur général de Fedustria, la fédération du secteur textile, du bois et du meuble. "Si le gouvernement n'agit pas rapidement, vigoureusement et de manière ciblée dès maintenant, nous risquons de nous retrouver dans un désert économique après la crise du corona. Nos employés seront en bonne santé, mais au chômage. Et il n'y aura plus de sécurité sociale lorsque l'assise économique aura disparu".

(Source: Belga, Trends-Tendances)

Le conseil des ministres a approuvé aujourd'hui un deuxième volet de son plan de protection sociale et économique dans le cadre de la crise du coronavirus. Les mesures approuvées feront porter l'effort budgétaire total à 8 à 10 milliards d'euros pour 2020, selon le ministre David Clarinval. "La crise qui arrive est peut-être plus grave que celle de 2008, mais nous ferons tout pour protéger d'abord la santé de notre population, mais aussi les emplois", a assuré la Première ministre Sophie Wilmès. De nombreuses entreprises sont contraintes de fermer leurs portes temporairement en raison des mesures de confinement destinées à endiguer la propagation du Covid-19. Le chômage temporaire ou technique a donc fortement augmenté ces derniers jours. Afin d'essayer de préserver au maximum le pouvoir d'achat, le gouvernement a approuvé une aide de 150 euros supplémentaires à destination des personnes contraintes au chômage économique. Ceux-ci toucheront donc en chômage technique 70% de leur salaire brut, plus les 150 euros de "prime corona".Pour les chômeursAfin de pouvoir gérer correctement cet afflux, nous allons simplifier la procédure, a indiqué Mme Muylle. "Une demande pour du chômage temporaire sera automatiquement convertie. Cela ne durera pas plus trois ou quatre semaines." La ministre s'attend à ce qu'un milliard d'euros d'indemnités soit déjà octroyé d'ici les vacances de Pâques qui débutent le 5 avril. Un montant similaire devrait être prévu pour soutenir les indépendants.Pour les indépendantsL'élargissement du "droit passerelle", soit un revenu de remplacement en cas de faillite ou d'interruption pour cause de force majeure (comme c'est le cas actuellement). Si avant il fallait attendre un mois pour y prétendre, le délais d'attente sera maintenant raccourci à sept jours.Ce revenu de remplacement va ainsi permettre aux indépendants de percevoir pour les mois de mars et avril une indemnité de 1.291,69 euros si indemnité complète (1.614,10 euros si l'indépendant est chargé de famille).Quant au paiement de leurs cotisations sociales, un délai devrait pouvoir être obtenu.Côté syndicatPour Robert Vertenueil, président de la FGTB : "C'est un pas en avant important, mais il reste un long chemin à parcourir pour garantir que les travailleurs ne sortent pas perdants de cette crise". Pour éviter tant que faire se peut cette casse sociale, le syndicat propose que l'allocation de chômage temporaire pour force majeure soit relevée à partir du 1er avril de 70 % à 80 % du dernier salaire perçu. "Beaucoup de nos pays voisins ont d'ores et déjà pris des mesures similaires voire plus importantes encore", souligne-t-on.La FGTB demande également que les travailleurs intérimaires aient droit, eux aussi, au chômage temporaire. Enfin, constatant que la garde d'enfant pour les travailleurs devant poursuivre leur travail peut s'avérer problématique, le syndicat suggère au gouvernement de mettre en place "un congé parental flexible et exceptionnel."L'objectif de tous étant d'éviter un bain de sang social après la crise du coronavirus, comme l'explique Fa Quix, directeur général de Fedustria, la fédération du secteur textile, du bois et du meuble. "Si le gouvernement n'agit pas rapidement, vigoureusement et de manière ciblée dès maintenant, nous risquons de nous retrouver dans un désert économique après la crise du corona. Nos employés seront en bonne santé, mais au chômage. Et il n'y aura plus de sécurité sociale lorsque l'assise économique aura disparu".(Source: Belga, Trends-Tendances)