Les travailleurs indépendants dont l'activité est en arrêt forcé en raison du coronavirus bénéficieront d'un accès facilité au 'droit passerelle' qui assure un revenu de remplacement en cas de faillite ou, dans le cas présent, d'interruption pour cause de force majeure.
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Les travailleurs indépendants dont l'activité est en arrêt forcé en raison du coronavirus bénéficieront d'un accès facilité au 'droit passerelle' qui assure un revenu de remplacement en cas de faillite ou, dans le cas présent, d'interruption pour cause de force majeure. La décision a été votée à l'unanimité par la commission des Affaires sociales et devrait être confirmée en séance plénière. La durée d'interruption pour avoir accès au droit passerelle est ramenée d'un mois à sept jours pour mars et avril. Elle sera valable aussi pour les commerces ne doivent fermer que le week-end. L'indépendant dont l'activité est impactée par des mesures sanitaires pourra bénéficier pour ces deux mois de l'indemnité complète de 1.291,69 euros (1.614,10 si charge de famille), quelle que soit la durée de l'interruption. L'indemnité reste valable pour les commerces qui assurent exceptionnellement des livraisons à domicile ou des services traiteur. " Cela offrira aux indépendants une bouffée d'oxygène en terme de trésorerie ", dixit le ministre des PME Denis Ducarme (MR) qui annonce que des dispositions complémentaires seront prises. Le gouvernement bruxellois a, de son côté, débloqué 110 millions pour une batterie de mesures, dont l'octroi d'une prime unique aux établissements impactés, l'annulation de la City Tax et des prêts à taux réduits pour aider, notamment, les fournisseurs de l'horeca. La trésorerie des indépendants devrait également être soulagée par un geste du monde bancaire. Le secteur a décidé lui-même des reports et échelonnements des remboursements de crédit. Les outils financiers publics des Régions adoptent, bien entendu, des positions similaires.Le crédit n'est toutefois pas l'unique charge fixe des entreprises. Le ministre- président wallon Elio Di Rupo (dont le gouvernement a aussi été investi de pouvoirs spéciaux) songe notamment à la suspension des factures d'eau et d'énergie des commerces en arrêt forcé. La question des loyers est, elle, plus délicate car ils sont versés à des propriétaires privés qui ont besoin de ces recettes pour assurer leurs propres charges. Enfin, parce qu'après tout cela, il faudra relancer la machine et reconstituer les stocks, la Sowalfin planche déjà sur différentes formules susceptibles d'apporter les liquidités nécessaires aux entreprises wallonnes.