32,07 % à peine des 15.149 adolescents qui ont entamé au cours de l'année académique 2006-2007 une formation de bachelier sont parvenus à décrocher leur diplôme en trois ans. Sept ans plus tard, ce taux de réussite était tombé à 23,37 %. Les candidates bachelières font nettement mieux avec un taux de réussite de 44,6 % pour les entrantes de l'année académique 2006-2007 et 34,74 % pour celles qui ont entamé leurs études au cours de l'année académique 2013-2014. Mais le recul reste net dans tous les cas de figure. Tous sexes confondus, une moitié des bacheliers de Flandre met donc cinq ans pour décrocher un diplôme au terme d'un parcours qui en principe n'en dure que trois, souvent en changeant d'orientation en cours de route. Pire : dans toutes les universités et hautes écoles, le taux de réussite final est en baisse constante et, globalement, un entrant sur quatre abandonne sans avoir décroché le moindre diplôme. Que faire ? Abaisser le curseur ? Pas du tout, rétorque Tine Baelmans, vice-recteur de la KU Leuven. Il faut mieux préparer les bacheliers à ce qui les attend et multiplier en première année les tests de mise à niveau. A la KU Leuven, par exemple, 11 % à peine des nouveaux bacheliers réussissent leur première année en première session.