Depuis plusieurs années, IBM fait le pari de l'intelligence artificielle (IA) pour trouver un second souffle. Pour cela, la firme développe et investit massivement dans Watson, une IA qu'elle met au service des entreprises. Concrètement, elle peut déjà (entre autre...

Depuis plusieurs années, IBM fait le pari de l'intelligence artificielle (IA) pour trouver un second souffle. Pour cela, la firme développe et investit massivement dans Watson, une IA qu'elle met au service des entreprises. Concrètement, elle peut déjà (entre autres) réaliser des diagnostics médicaux ou aider des conseillers clientèles à répondre aux questions qu'ils reçoivent. Pour en arriver jusque-là, IBM aurait déjà déboursé, ces cinq dernières années, pas moins de 20 milliards de dollars, en ce compris divers rachats d'entreprises. Mais voilà, mi-juillet, un analyste de la banque d'investissement Jefferies a fortement mis en doute la possibilité que ces investissements permettent un jour à " Big Blue " de " tirer des bénéfices substantiels au cours des prochaines années ". Etonnant alors que l'IA semble un marché lucratif en devenir. Mais pour Jefferies, IBM se positionne comme la Cadillac de l'IA : ses tarifs seraient élevés tout comme ses standards de qualité par rapport aux données à fournir. A l'heure où Google, Facebook et d'autres alimentent la concurrence, IBM risquerait, selon Jefferies, de passer à côté d'une partie du marché et/ou de devoir baisser ses prix. Bien sûr, cela reste un rapport d'analyste... mais le cours de Bourse d'IBM est, depuis, en baisse : de 154 à 146 euros l'action. C.Ch.