Si la crise sanitaire a balayé un certain nombre de business, les start-up du numérique ne semblent pas toutes touchées par la crise. C'est en tout cas ce qu'indiquent les multiples annonces de levées de fonds de la rentrée: Skipr, Myskillcamp, Accountable, Sortlist ou encore Folk, projet du start-up studio eFounders. Ces entreprises en vue du secteur de la tech sont parvenues à trouver de nouveaux investisseurs, pour des montants parfois supérieurs aux attentes.
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Si la crise sanitaire a balayé un certain nombre de business, les start-up du numérique ne semblent pas toutes touchées par la crise. C'est en tout cas ce qu'indiquent les multiples annonces de levées de fonds de la rentrée: Skipr, Myskillcamp, Accountable, Sortlist ou encore Folk, projet du start-up studio eFounders. Ces entreprises en vue du secteur de la tech sont parvenues à trouver de nouveaux investisseurs, pour des montants parfois supérieurs aux attentes. C'est le cas de Sortlist, par exemple. Cette plateforme de mise en relation entre entreprises et agences marketing vient de boucler un tour de table de 11 millions d'euros alors qu'elle ne cherchait à ne lever que 7 millions. Et le tout uniquement auprès d'investisseurs belges comme la SRIW, The Club Deal, Rodolphe de Hemptinne, Diego Dumonceau ou Sofinex. La scale-up Sortlist a, il faut bien le dire, le vent en poupe: passée de 4 à 100 personnes depuis 2014, elle est présente (notamment via quelques acquisitions) dans cinq pays européens. Et elle a faim de croissance: elle s'apprête à attaquer le marché britannique, avant les Etats-Unis dès l'an prochain. La firme prévoit même de doubler ses effectifs d'ici deux ou trois ans. Même ordre de grandeur pour la levée de fonds de Myskillcamp annoncée un peu plus tôt: 12 millions (avec Mediahuis Ventures et Riverside Growth Fund) qui doivent permettre à la plateforme tournaisienne d'e-learning d'aller aussi attaquer pleinement le marché britannique, où la firme vient d'installer une petite équipe. Pour Myskillcamp, il s'agit de la troisième levée de fonds en moins de quatre ans: 1 million en 2018 et 2,1 millions en 2020. Au même moment, Skipr, scale-up spécialisée dans la mobilité et issue de l'univers D'Ieteren, annonçait l'entrée du groupe ALD dans son capital (il en prend 17%) pour un montant non dévoilé mais du "même ordre de grandeur" que sa série A de 7 millions avec Belfius. Le partenariat devrait permettre un partage d'expérience (et un rapprochement? ) de Skipr et de la solution mobility as a service (MaaS) d'ALD Automotive, qui fournit déjà aux Pays-Bas un support de conseil, une application d'assistant de voyage en temps réel et un accès à la large gamme d'offres de mobilité d'ALD Automotive. De son côté, Accountable, plateforme et application dédiée à la comptabilité des indépendants, a trouvé des investisseurs britanniques pour soutenir une levée de fonds à 5,7 millions d'euros. C'est Stride VC qui mène le tour (fonds derrière Deliveroo et soutenu par la CNP) et complète l'apport de Connect Venture déjà présent dans la start-up fondée par des anciens de Riaktr. L'agenda d'Accountable est clair: accélérer sa présence en Belgique et en Allemagne, où elle est déjà présente, et attaquer un troisième marché dès l'année prochaine. Et faire doubler l'équipe de 15 à 30 personnes. Enfin, Folk, jeune pousse lancée et dirigée par Thibaud Elzière, du studio eFounders, annonce, quant à elle, un tour de seed à 3,3 millions auprès d'un panel de 35 business angels, parmi lesquels Jeremy Le Van, Bradley Horowitz de Google (VP product), Andreas Klinger de Ondeck (CTO), Ujjwal Singh de Facebook (head of product)... Son ambition? Révolutionner le CRM (gestion de la relation client), et même "créer une nouvelle catégorie de logiciel: le xRM, pour extended relation manager", répond l'entrepreneur.