Partager son espace professionnel avec sa vie de famille quand les deux se mélangent dans le living, devoir pousser un laptop pour faire de la place au petit dernier qui doit faire ses devoirs, débarrasser la table familiale de tout ce qui est bureautique afin qu'elle retrouve sa fonction première... Voilà autant d'exemples du floutage des limites "géographiques/visuelles" claires entre vie familiale et vie professionnelle. Et si l'on en croit la dernière étude commandée par Hallelujah, une société spécialisée dans le bonheur au travail, en collaboration avec le bureau de recherche iVox1, ce manque de limites claires pèse pour 4 Belges sur 10, qui se disent insatisfaits de leur équilibre actuel entre vie professionnelle et vie privée.

Si la mise en place du télétravail a été plus laborieuse pour certaines entreprises qui étaient moins familiarisées avec cette méthode de travail, celui-ci s'est imposé partout (où cela était possible) avec la crise sanitaire que nous avons connue. Les employeurs les plus sceptiques envers le télétravail en ont eu la preuve sous les yeux : le travail était fait (et parfois bien fait !) alors que leurs collaborateurs n'étaient pas présents au bureau.

Bien entendu cela a demandé un effort et des aménagements, tout le monde n'ayant ni la chance ni la place d'avoir un endroit dédié. Mais les aménagements ont été faits, un rythme de croisière s'est installé et aujourd'hui, même s'il n'est plus obligatoire, le télétravail n'est pas près de s'arrêter. De plus en plus d'entreprises prévoient de garder ce mode de travail quelques jours par semaine.

Le télétravail, on aime ou on n'aime pas !

Mais le télétravail n'a pas fait que des heureux ! Selon Karolien Hendrickx, docteur à l'UHasselt et responsable scientifique chez Hallelujah: "Le travail à domicile a apporté un stress supplémentaire pour beaucoup, ainsi qu'une pression d'être constamment disponible. De manière générale, notre étude montre que 32,3% des travailleurs belges disent ressentir souvent ou même continuellement du stress au travail, et plus d'un sur quatre se sent souvent sous pression".

Il est clair que, durant les confinements, télétravailler avec des enfants en bas âge car les structures d'accueil habituelles étaient fermées, n'a pas été une tâche aisée. De même, les aménagements faits ne sont pas toujours optimaux tant du point de vue travail que du point de vue familial. Une césure claire et nette entre maison et bureau est donc souhaitée par certains.

D'après le communiqué, cela peut également expliquer le fait que près de 40% des employés indiquent qu'ils ne bénéficient pas d'un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Le bon équilibre et la bonne définition

Mais ce souci de bien équilibrer les deux pôles de sa vie ne vient-il pas aussi d'un problème de définition ? Commençons par la définition officielle du terme "équilibre entre vie professionnelle et vie privée", c'est: "le temps que vous consacrez à votre travail par rapport au temps que vous passez avec votre famille et à faire des choses que vous aimez".

Or, pour Dieter De Vos, fondateur d'Hallelujah, le noeud du problème réside dans le choix des mots, parce que le terme "équilibre entre vie professionnelle et vie privée" suggère que le travail et la vie privée sont opposés l'un à l'autre: Le terme "work-life balance" crée une dichotomie entre les concepts de "travail" et de "vie". Un tel schéma de pensée donne une image très pessimiste du travail, alors que se sentir bien dans son travail peut vous apporter beaucoup d'énergie et de satisfaction - ce qui peut également avoir un impact positif sur votre vie privée. L'objectif n'est donc pas "un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée", mais un travail qui contribue à votre bien-être mental et physique. Parce que le travail contribue incontestablement à une vie pleine de sens".

Mais même si ce nombre de presque 40% de travailleurs, qui perdent quelque peu leurs repères dans le télétravail, est important et que des efforts doivent être faits pour le réduire, il ne faut pas oublier les 63,9% qui se plaisent à travailler de chez eux.

L'objectif, bien sûr, est que chacun se sente bien au travail, mais il y a encore du travail à faire pour atteindre cet objectif. Pourtant, depuis des années, les choses se sont améliorées quand il est question de bonheur au travail comme le conclut Karolien Hendrikx: "De plus en plus d'entreprises se rendent compte que des employés heureux jouent à l'avantage de tous : non seulement ils se sentent mieux dans leur peau, mais ils sont aussi plus performants. Cela signifie que le bonheur au travail n'est plus un concept flou, mais qu'il conduit réellement à de meilleurs résultats commerciaux. Tout le monde bénéficie donc d'une équipe motivée, mais le défi consiste bien sûr à remettre les gens en contact les uns avec les autres après l'année et demie mouvementée que nous avons connue et à créer un sentiment de solidarité ainsi qu'une atmosphère de sécurité psychologique".

1Étude réalisée par Hallelujah en collaboration avec iVOX. Dans cette étude, tant les employés que les employeurs ont été interrogés dans des organisations comptant au moins 10 employés. Du côté des employés, un échantillon représentatif de 1 080 Belges actifs, d'âges et de milieux différents et actifs dans divers secteurs, a été interrogé. Du côté des employeurs, nous avons interrogé un échantillon de 251 membres de la direction ayant un pouvoir de décision stratégique important dans le domaine de la politique RH.

Partager son espace professionnel avec sa vie de famille quand les deux se mélangent dans le living, devoir pousser un laptop pour faire de la place au petit dernier qui doit faire ses devoirs, débarrasser la table familiale de tout ce qui est bureautique afin qu'elle retrouve sa fonction première... Voilà autant d'exemples du floutage des limites "géographiques/visuelles" claires entre vie familiale et vie professionnelle. Et si l'on en croit la dernière étude commandée par Hallelujah, une société spécialisée dans le bonheur au travail, en collaboration avec le bureau de recherche iVox1, ce manque de limites claires pèse pour 4 Belges sur 10, qui se disent insatisfaits de leur équilibre actuel entre vie professionnelle et vie privée.Si la mise en place du télétravail a été plus laborieuse pour certaines entreprises qui étaient moins familiarisées avec cette méthode de travail, celui-ci s'est imposé partout (où cela était possible) avec la crise sanitaire que nous avons connue. Les employeurs les plus sceptiques envers le télétravail en ont eu la preuve sous les yeux : le travail était fait (et parfois bien fait !) alors que leurs collaborateurs n'étaient pas présents au bureau.Bien entendu cela a demandé un effort et des aménagements, tout le monde n'ayant ni la chance ni la place d'avoir un endroit dédié. Mais les aménagements ont été faits, un rythme de croisière s'est installé et aujourd'hui, même s'il n'est plus obligatoire, le télétravail n'est pas près de s'arrêter. De plus en plus d'entreprises prévoient de garder ce mode de travail quelques jours par semaine.Le télétravail, on aime ou on n'aime pas !Mais le télétravail n'a pas fait que des heureux ! Selon Karolien Hendrickx, docteur à l'UHasselt et responsable scientifique chez Hallelujah: "Le travail à domicile a apporté un stress supplémentaire pour beaucoup, ainsi qu'une pression d'être constamment disponible. De manière générale, notre étude montre que 32,3% des travailleurs belges disent ressentir souvent ou même continuellement du stress au travail, et plus d'un sur quatre se sent souvent sous pression". Il est clair que, durant les confinements, télétravailler avec des enfants en bas âge car les structures d'accueil habituelles étaient fermées, n'a pas été une tâche aisée. De même, les aménagements faits ne sont pas toujours optimaux tant du point de vue travail que du point de vue familial. Une césure claire et nette entre maison et bureau est donc souhaitée par certains. D'après le communiqué, cela peut également expliquer le fait que près de 40% des employés indiquent qu'ils ne bénéficient pas d'un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le bon équilibre et la bonne définitionMais ce souci de bien équilibrer les deux pôles de sa vie ne vient-il pas aussi d'un problème de définition ? Commençons par la définition officielle du terme "équilibre entre vie professionnelle et vie privée", c'est: "le temps que vous consacrez à votre travail par rapport au temps que vous passez avec votre famille et à faire des choses que vous aimez". Or, pour Dieter De Vos, fondateur d'Hallelujah, le noeud du problème réside dans le choix des mots, parce que le terme "équilibre entre vie professionnelle et vie privée" suggère que le travail et la vie privée sont opposés l'un à l'autre: Le terme "work-life balance" crée une dichotomie entre les concepts de "travail" et de "vie". Un tel schéma de pensée donne une image très pessimiste du travail, alors que se sentir bien dans son travail peut vous apporter beaucoup d'énergie et de satisfaction - ce qui peut également avoir un impact positif sur votre vie privée. L'objectif n'est donc pas "un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée", mais un travail qui contribue à votre bien-être mental et physique. Parce que le travail contribue incontestablement à une vie pleine de sens".Mais même si ce nombre de presque 40% de travailleurs, qui perdent quelque peu leurs repères dans le télétravail, est important et que des efforts doivent être faits pour le réduire, il ne faut pas oublier les 63,9% qui se plaisent à travailler de chez eux. L'objectif, bien sûr, est que chacun se sente bien au travail, mais il y a encore du travail à faire pour atteindre cet objectif. Pourtant, depuis des années, les choses se sont améliorées quand il est question de bonheur au travail comme le conclut Karolien Hendrikx: "De plus en plus d'entreprises se rendent compte que des employés heureux jouent à l'avantage de tous : non seulement ils se sentent mieux dans leur peau, mais ils sont aussi plus performants. Cela signifie que le bonheur au travail n'est plus un concept flou, mais qu'il conduit réellement à de meilleurs résultats commerciaux. Tout le monde bénéficie donc d'une équipe motivée, mais le défi consiste bien sûr à remettre les gens en contact les uns avec les autres après l'année et demie mouvementée que nous avons connue et à créer un sentiment de solidarité ainsi qu'une atmosphère de sécurité psychologique".