A l'inverse, les sociétés qui font un " sans faute " se voient grandement récompensées.
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A l'inverse, les sociétés qui font un " sans faute " se voient grandement récompensées.Le groupe électronique courtraisien Barco, qui " a parfaitement exécuté sa stratégie ", applaudit Stefan Genoe, analyste chez Degroof Petercam, fait partie de cette catégorie. La société de Courtrai affiche de solides performances dans deux de ses principaux métiers . Sa division entreprise, où le système Clickshare qui permet de partager, sans fil, le contenu d'un ordinateur ou d'un mobile sur un grand écran, connaît une croissance à deux chiffres. Et la division médicale, qui a elle aussi le vent en poupe. Du coup, Barco a réussi, malgré un marché plus difficile pour sa division cinéma (projecteurs numériques) qui souffre du ralentissement de l'activité en Chine, à réaliser un excédent brut d'exploitation (Ebitda) de près de 125 millions d'euros. Ce sont des chiffres assez supérieurs à ce qu'envisageait la moyenne des analystes, qui tablait plutôt sur 118 millions d'euros, et qui permettent au groupe de terminer l'année sur un bénéfice de 75 millions d'euros, soit le triple de l'année précédente. " Ces dernières années, le management a toujours réalisé ce qu'il avait promis ", note encore Stefan Genoe. On savait que l'année allait être plus difficile dans la division cinéma, Barco a donc multiplié ses efforts ailleurs, afin de compenser cette baisse de régime attendue. Cette stratégie, qui consiste à réparer le toit quand le soleil brille, a été saluée par le marché et le titre a bondi d'une dizaine de pour cent le 7 février, jour de la publication de ces beaux résultats.