Ryanair, qui a annoncé fin juillet son intention de supprimer 900 emplois sur ses quelque 13.000 salariés, fait face à plusieurs mouvements sociaux en Europe. La compagnie irlandaise avait confirmé la semaine dernière la fermeture prévue de quatre bases en Espagne, ce qui menace 512 emplois, dont 120 de pilotes. Les représentants du personnel de cabine avaient déposé un préavis de grève de dix jours en septembre pour protester contre cette décision. Les pilotes espagnols de l'entreprise ont, eux, menacé mercredi de débrayer, de nouveau, durant cinq jours en septembre. Les actions sont programmées les 19, 20, 22, 27 et 29 septembre. Des réunions de conciliation doivent encore avoir lieu dans les jours à venir mais si elles s'avèrent infructueuses, la grève sera effective et réunira les deux catégories de personnel. Les hôtesses et stewards de Ryanair au Portugal devraient également arrêter le travail le 27 septembre, selon Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE, en contact régulier avec ses homologues dans les pays concernés. Récemment, les pilotes britanniques de la compagnie avaient également suspendu leurs activités en raison des conditions de travail. Leurs collègues irlandais voulaient en faire de même, mais les actions ont été interdites par la justice. Les tensions ne sont par contre pas aussi vives en Belgique, qui n'est pas concernée par des fermetures de bases. Des accords ont en outre été conclus avec la compagnie tant pour le personnel de cabine que les pilotes. "Même si on avance, on n'est pas encore au bout des engagements pris par Ryanair", constate Didier Lebbe. "Les fiches de paie ne sont pas très claires et certains salariés en congé maladie sont parfois convoqués à Dublin", illustre-t-il. Le syndicat chrétien ne lance toutefois pas d'appel à la grève, ce qui serait "irresponsable" et n'est "pas à l'ordre du jour". Les négociations se poursuivent mais le personnel entend tout de même marquer le coup et organiser une action de solidarité dans les prochaines semaines. (Belga)