Acteur essentiel dans l'accompagnement et le soutien à la croissance des entreprises, l'Invest Mons Borinage Centre (IMBC) a vu son rôle s'affirmer durant la pandémie. Au moment de la sortie de crise, c'est déjà l'heure des premiers bilans. Basé à Mons, l'IMBC est la maison mère d'un groupe qui comprend des filiales européennes de financement spécifique couvrant un large spectre d'activités. L'IMBC est historiquement issu d'un partenariat privé-public. Non seulement l'actionnariat (54,55 % secteur privé et 45,45 % Sowalfin) mais également le conseil d'administration ainsi que les organes de gestion se composent majoritairement d'entreprises privées, pour la plupart des PME. "Notre métier est le financement de tout type de demande tels que des investissements mais aussi le soutien de la croissance interne ou externe, le développement de l'innovation ou encore des interventions lors des transmissions, explique l'administratrice-directrice Sylvie Creteur. En ce qui concerne les montants, le plus petit dossier s'élève à 10.000 euros et le plus gros à 10 millions."
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Acteur essentiel dans l'accompagnement et le soutien à la croissance des entreprises, l'Invest Mons Borinage Centre (IMBC) a vu son rôle s'affirmer durant la pandémie. Au moment de la sortie de crise, c'est déjà l'heure des premiers bilans. Basé à Mons, l'IMBC est la maison mère d'un groupe qui comprend des filiales européennes de financement spécifique couvrant un large spectre d'activités. L'IMBC est historiquement issu d'un partenariat privé-public. Non seulement l'actionnariat (54,55 % secteur privé et 45,45 % Sowalfin) mais également le conseil d'administration ainsi que les organes de gestion se composent majoritairement d'entreprises privées, pour la plupart des PME. "Notre métier est le financement de tout type de demande tels que des investissements mais aussi le soutien de la croissance interne ou externe, le développement de l'innovation ou encore des interventions lors des transmissions, explique l'administratrice-directrice Sylvie Creteur. En ce qui concerne les montants, le plus petit dossier s'élève à 10.000 euros et le plus gros à 10 millions.""C'est un point crucial, intervient le président, Jean-Sébastien Belle. Nous n'avons pas de tabou. Nous pouvons intervenir dans tous les secteurs, dans des entreprises de toute taille, de la très petite à la grande entreprise, et ce à tous les stades de la vie d'une société. Par ailleurs, nous sommes un acteur de terrain bien ancré dans sa région avec une bonne connaissance du tissu économique et un pouvoir de décision local. En d'autres termes, nous avons le contact le plus direct avec l'entreprise et la prise de décision est rapide. "Autant d'atouts qui se sont révélés fort précieux durant les moments difficiles auxquels les entreprises ont été confrontées avec la pandémie et son lot d'incertitudes. L'expertise de l'IMBC s'est construite avec le temps (il a été fondé en 1989) et son rôle est aujourd'hui devenu essentiel dans le développement économique de sa région. Quelques chiffres suffisent à le démontrer. Depuis 30 ans, ce sont plus de 2.200 financements qui ont été concrétisés pour un montant de 550 millions d'euros. Durant cette période, ce ne sont pas moins de 1.050 entreprises qui ont fait confiance à l'invest hainuyer et 300 d'entre elles sont aujourd'hui toujours en portefeuille. Point important à souligner : ces financements représentent in fine 25.000 emplois soutenus. Jusqu'en 2018, les investissements s'élevaient à environ 30 millions d'euros par an. Depuis plus de trois ans, les investissements ont doublé et atteignent un rythme annuel de 60 millions d'euros. Cette année, ils seront du même ordre. "Ce doublement de notre volume d'activité s'explique par différents facteurs, explique Sylvie Creteur. D'abord, l'élargissement de notre scope au-delà du core business avec des nouveaux secteurs d'interventions comme les soins à la personne, la santé, les professions libérales, le secteur agricole, etc. Ensuite, le renouvellement du portefeuille. Une entreprise sur deux est une nouvelle entreprise. Enfin, l'accompagnement des entreprises en croissance et l'augmentation des montants investis dans les dossiers phares de la région, comme Wanty qui a repris ICM (Ingénierie & Constructions Masset) et ensuite Ronveaux. Cela passe aussi par de la croissance exogène avec, par exemple, le financement de l'implantation à Seneffe du premier site de production mondial de radio-isotopes pour le diagnostic et le traitement de cancers de Telix Pharmaceuticals, filiale belge d'un groupe australien coté en Bourse."Ces trois dernières années, l'IMBC est régulièrement intervenue dans le renforcement des fonds propres des PME et a également significativement augmenté ses prises de participation en capital, de 27 à 30 % en 2020 et 2021. De nouveaux moyens financiers qui permettent à nombre d'entreprises non seulement de consolider leurs positions mais surtout de poursuivre leur croissance. C'est le cas de la société montoise I-care, spécialiste de la maintenance prédictive des machines industrielles, que l'on présente comme une future licorne, soit une entreprise non cotée dont la valeur estimée dépasse le milliard de dollars. En 2021, elle comptait 500 employés et affichait un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros que les fondateurs Fabrice Brion et Arnaud Stievenart escomptent bien quintupler à l'horizon 2025. Les success stories ne manquent pas au sein des entreprises qu'accompagne l'invest hainuyer. Et l'agroalimentaire qui se positionne depuis plus de 20 ans comme le premier ou deuxième secteur d'activité dans le portefeuille de l'IMBC fourmille de pépites parmi lesquelles on peut mentionner Ruffus, le domaine du Chant d'Eole, le chocolatier Legast, la boulangerie CoPains, la fromagerie Sita ou encore la brasserie St-Feuillienqui vient de consentir de lourds investissements. Dans le cas de cette dernière, l'IMBC est un partenaire important aux côtés de la famille et des banques dans le programme d'investissement ambitieux en cours de réalisation."Nous allons investir plus de 20 millions d'euros, soit deux années de chiffre d'affaires, explique Edwin Dedoncker, directeur général de la brasserie St-Feuillien. Le soutien de l'IMBC, à hauteur de 5 millions d'euros, avec lequel nous entretenons une collaboration de longue date, est important. C'est à la fois un effet de levier et une caution par rapport aux banques. En outre, son rôle s'inscrit dans l'ancrage local. Grâce à l'investissement que nous consentons dans une nouvelle ligne d'embouteillage, nous allons pouvoir rapatrier cette activité actuellement sous-traitée au Roeulx, et ainsi consolider et développer l'emploi sur le site."Fondée en 2009 par Olivier Prud'homme à Frameries, RubberGreen a été accompagnée dès sa naissance par l'IMBC."Nous sommes spécialisés dans le recyclage de caoutchouc, explique le fondateur. Au départ du caoutchouc que nous recyclons, nous fabriquons des produits à haute valeur ajoutée destinés, entre autres, à l'isolation acoustique et vibratoire, l'absorption de chocs, la protection antidérapante, etc. Quand j'ai débuté, l'IMBC a été une des premières institutions que j'ai contactées et sans eux, le développement de l'entreprise aurait été impossible. Ils m'ont donné une crédibilité auprès des banques. Il y a plein de moments où leur soutien a été important, comme en 2017 après un incendie ou encore en 2020 à l'occasion d'une augmentation de capital."Active dans la région de Mons, du Borinage et du Centre, l'IMBC est naturellement très attachée à la zone qu'elle couvre et dans laquelle elle entend bien favoriser l'ancrage local."De ce point de vue, RubberGreen est un cas d'école qui illustre parfaitement l'accompagnement d'IMBC tout au long de la vie d'une PME grâce à une offre de financements extrêmement variée (capital, portage, prêt subordonné, avance à terme fixe, prêt bullet, etc.) et en adéquation avec les besoins de la PME, confie Sylvie Creteur. Cette entreprise offre un bel exemple de parcours d'entrepreneur depuis sa création jusqu'au développement de procédés innovants dans une activité de niche à caractère écologique."Proche des entreprises, l'IMBC a joué un rôle important lors des deux années difficiles que nombre de secteurs ont traversées."Nous sommes un partenaire durable et fiable pour les PME par beau mais également par mauvais temps, confirme Sylvie Creteur. La crise sanitaire que nous avons affrontée a été révélatrice du rôle que jouent les invests. Pour notre part, nous avons octroyé d'emblée, dès le 31 mars 2020, une carence en capital d'un mois. Par ailleurs, nous avons été proactifs et avons eu des contacts individualisés directs avec toutes les sociétés du portefeuille et plus particulièrement les plus fragiles et les plus frappées par cette crise afin de mesurer l'impact de celle-ci et de réfléchir aux solutions financières à apporter en concertation avec le secteur bancaire et la Sowalfin, tels que carences sur plusieurs mois éventuellement renouvelables, octroi de prêts, financements covid, etc."Parmi ces solutions, pointons le prêt ProPulsion qui permet de renforcer la trésorerie des entreprises pour la relance post-covid. En a bénéficié TFco (Les Tartes de Françoise), particulièrement éprouvée par la crise sanitaire, qui a réalisé en début d'année une augmentation de capital. L'éventail de solutions proposé par l'IMBC a permis aux entreprises de traverser cette crise et beaucoup ont fait preuve de capacités d'adaptation remarquables. On peut ainsi mentionner D-tek, active dans la production de produits de biotechnologie pour la recherche médicale, qui a mis au point une trousse de diagnostic covid ; AMB, spécialiste du traitement de déchets médicaux, qui a développé une machine permettant le recyclage des masques ; ou encore, dans un tout autre registre, Ardson, une concession automobile Volvo à Cuesmes, qui a amélioré sa productivité de 20 % grâce à une visite virtuelle de son showroom pendant les périodes de confinement."Au final, avec la grande résilience des PME, la réactivité de l'IMBC et les mesures gouvernementales, nous n'avons enregistré à ce jour aucun sinistre imputable à cette crise dans notre portefeuille", conclut Sylvie Creteur.