La nuit dernière, pendant quelques heures, les prix sont descendus jusqu'à -110 euros par MWh. "Environ", précise Matthias Detremmerie, négociant en électricité chez Elindus, un fournisseur d'énergie actif pour le marché professionnel et industriel. Ces prix sont appliqués afin de rééquilibrer le marché sur le réseau électrique belge. Si l'offre est importante et qu'il a peu de demande, les prix peuvent passer en négatif. Les producteurs reçoivent alors de l'argent pour fermer des centrales électriques, ou les grandes entreprises industrielles - de type métallurgiques ou chimiques - sont payées pour consommer ce surplus d'énergie. La nuit dernière, les températures douces combinées aux rafales de vent en Belgique et dans le reste de l'Europe ont entraîné la chute des prix. "Le vent souffle fort, particulièrement en Allemagne. On y a relevé une production de 42.000 MWh aujourd'hui, soit la capacité de 42 centrales nucléaires", explique Matthias Detremmerie. Or le marché européen de l'énergie est étroitement connecté. L'Allemagne exporte ainsi, en grande partie, l'électricité produite par ses éoliennes. En ce moment, elles tournent à plein régime et les câbles électriques sont, en quelque sorte, "saturés", ce qui complique également les exportations venant de Belgique. "Les prix négatifs ne sont pas rares dans notre pays", complète Matthias Detremmerie. "Ce phénomène se produit généralement au printemps ou à l'automne -surtout à cette dernière saison- principalement en raison des fortes rafales de vent; mais il reste difficile à prévoir". (Belga)

La nuit dernière, pendant quelques heures, les prix sont descendus jusqu'à -110 euros par MWh. "Environ", précise Matthias Detremmerie, négociant en électricité chez Elindus, un fournisseur d'énergie actif pour le marché professionnel et industriel. Ces prix sont appliqués afin de rééquilibrer le marché sur le réseau électrique belge. Si l'offre est importante et qu'il a peu de demande, les prix peuvent passer en négatif. Les producteurs reçoivent alors de l'argent pour fermer des centrales électriques, ou les grandes entreprises industrielles - de type métallurgiques ou chimiques - sont payées pour consommer ce surplus d'énergie. La nuit dernière, les températures douces combinées aux rafales de vent en Belgique et dans le reste de l'Europe ont entraîné la chute des prix. "Le vent souffle fort, particulièrement en Allemagne. On y a relevé une production de 42.000 MWh aujourd'hui, soit la capacité de 42 centrales nucléaires", explique Matthias Detremmerie. Or le marché européen de l'énergie est étroitement connecté. L'Allemagne exporte ainsi, en grande partie, l'électricité produite par ses éoliennes. En ce moment, elles tournent à plein régime et les câbles électriques sont, en quelque sorte, "saturés", ce qui complique également les exportations venant de Belgique. "Les prix négatifs ne sont pas rares dans notre pays", complète Matthias Detremmerie. "Ce phénomène se produit généralement au printemps ou à l'automne -surtout à cette dernière saison- principalement en raison des fortes rafales de vent; mais il reste difficile à prévoir". (Belga)