Dans les premiers échanges, l'indice composite de la Bourse de Shanghai plongeait de 8,73% à 2.716,70 points, et la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale, perdait 8,99% à 1.598,80 points. A l'inverse, à la Bourse de Hong Kong, l'indice Hang Seng résistait (+0,17% à 26.356,22 points). Du fait des traditionnelles vacances du Nouvel An lunaire, les marchés de Shanghai et Shenzhen étaient fermés depuis le 24 janvier, soit au lendemain de la mise de facto en quarantaine de la ville de Wuhan (centre), foyer de l'épidémie du nouveau coronavirus. Les Bourses chinoises auraient dû rouvrir vendredi, mais Pékin a octroyé trois jours fériés supplémentaires pour se donner le temps de mieux combattre l'épidémie. Or, pendant ce temps, les indices boursiers mondiaux ont eux piqué du nez depuis dix jours, effrayés par les conséquences possibles de l'épidémie sur la croissance de la Chine, deuxième économie mondiale. Les titres cotés sur les Bourses de Shanghai et de Shenzhen ne peuvent cependant pas chuter de plus de 10% quotidiennement, toute évolution d'un titre de plus de 10% en cours de séance entraînant la suspension des échanges sur ce titre. L'épidémie, qui a fait 362 morts (361 en Chine et un aux Philippines) et contaminé plus de 17.000 personnes, et les mesures drastiques prises pour l'endiguer ont entraîné la paralysie de pans entiers de l'économie chinoise. Cinémas et centres commerciaux gardent leurs portes closes, les Chinois terrifiés restent calfeutrés chez eux, et beaucoup d'entreprises et d'usines du pays ne redémarreront pas leur activité avant le 9 février au moins. La province du Hubei, d'où s'est propagé le virus, est coupée du monde depuis plus d'une semaine, tandis que la métropole portuaire de Wenzhou (est) a elle aussi adopté dimanche des mesures de confinement. Les liaisons aériennes entre la Chine et le reste du monde ont été pour la plupart suspendues. Le plongeon des Bourses chinoises après cette longue période de fermeture était attendu. "Les investisseurs vont donner libre cours à leurs émotions, avant de prendre de plus amples décisions selon l'évolution de l'épidémie et d'éventuelles mesures de relance du gouvernement", avait indiqué avant la réouverture Zhang Qi, analyste du courtier Haitong Securities. Les autorités avaient pris les devants pour tâcher de rassurer les investisseurs: la banque centrale chinoise avait ainsi annoncé injecter lundi 1.200 milliards de yuans (156 milliards d'euros) pour contrer l'impact de l'épidémie. (Belga)

Dans les premiers échanges, l'indice composite de la Bourse de Shanghai plongeait de 8,73% à 2.716,70 points, et la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale, perdait 8,99% à 1.598,80 points. A l'inverse, à la Bourse de Hong Kong, l'indice Hang Seng résistait (+0,17% à 26.356,22 points). Du fait des traditionnelles vacances du Nouvel An lunaire, les marchés de Shanghai et Shenzhen étaient fermés depuis le 24 janvier, soit au lendemain de la mise de facto en quarantaine de la ville de Wuhan (centre), foyer de l'épidémie du nouveau coronavirus. Les Bourses chinoises auraient dû rouvrir vendredi, mais Pékin a octroyé trois jours fériés supplémentaires pour se donner le temps de mieux combattre l'épidémie. Or, pendant ce temps, les indices boursiers mondiaux ont eux piqué du nez depuis dix jours, effrayés par les conséquences possibles de l'épidémie sur la croissance de la Chine, deuxième économie mondiale. Les titres cotés sur les Bourses de Shanghai et de Shenzhen ne peuvent cependant pas chuter de plus de 10% quotidiennement, toute évolution d'un titre de plus de 10% en cours de séance entraînant la suspension des échanges sur ce titre. L'épidémie, qui a fait 362 morts (361 en Chine et un aux Philippines) et contaminé plus de 17.000 personnes, et les mesures drastiques prises pour l'endiguer ont entraîné la paralysie de pans entiers de l'économie chinoise. Cinémas et centres commerciaux gardent leurs portes closes, les Chinois terrifiés restent calfeutrés chez eux, et beaucoup d'entreprises et d'usines du pays ne redémarreront pas leur activité avant le 9 février au moins. La province du Hubei, d'où s'est propagé le virus, est coupée du monde depuis plus d'une semaine, tandis que la métropole portuaire de Wenzhou (est) a elle aussi adopté dimanche des mesures de confinement. Les liaisons aériennes entre la Chine et le reste du monde ont été pour la plupart suspendues. Le plongeon des Bourses chinoises après cette longue période de fermeture était attendu. "Les investisseurs vont donner libre cours à leurs émotions, avant de prendre de plus amples décisions selon l'évolution de l'épidémie et d'éventuelles mesures de relance du gouvernement", avait indiqué avant la réouverture Zhang Qi, analyste du courtier Haitong Securities. Les autorités avaient pris les devants pour tâcher de rassurer les investisseurs: la banque centrale chinoise avait ainsi annoncé injecter lundi 1.200 milliards de yuans (156 milliards d'euros) pour contrer l'impact de l'épidémie. (Belga)