Le modèle de Coprosain est plus que jamais d'actualité avec l'avènement du locavorisme, du bio et des circuits courts mais qui entre, aujourd'hui, en concurrence avec des enseignes plus récentes, aux magasins plus modernes. Après une hausse du chiffre d'affaires à plus de 10 millions d'euros en 2020, Coprosain a connu un trou d'air en 2021 avec une baisse importante des recettes de ses magasins que n'a que partiellement compensée la hausse de ses activités B to B, soit la fourniture de produits à des enseignes comme eFarmz ou La Ruche qui dit oui.

Requête acceptée

En juin, un nouveau conseil d'administration a été installé pour redresser la coopérative, lui donner un avenir et la relancer. A l'automne, sous les conseils de la Sogepa, un manager de crise, Jean-Paul Chantry, est arrivé. Cette nouvelle impulsion a débouché la semaine dernière par le dépôt d'une requête en procédure en réorganisation judiciaire par accord amiable. L'idée est donc de pérenniser les activités de la coopérative en trouvant un accord avec au moins deux des créanciers. La requête étant acceptée, Coprosain dispose d'un répit de six mois pour se relancer.

Moderniser les outils

Depuis le début janvier, Coprosain ne dispose plus que de trois points de vente (Ath, Braine-l'Alleud et Tournai). Mons a été définitivement fermé en raison, entre autres, d'un problème de bail. Il n'est pas impossible qu'un nouveau magasin montois rouvre dans un avenir proche. La coopérative conserve ses deux camions de marché présents à Bruxelles (Jette, Flagey, Woluwe-St-Lambert, etc.), dans le Brabant wallon (Ottignies, Waterloo, etc.) et dans le Hainaut (Tournai, Enghien, etc.). Si la qualité des produits n'a jamais été en cause, cette PRJ n'est pas vraiment une surprise. Il faut avouer que les points de vente ne sont pas toujours bien organisés ou en phase avec les besoins modernes.

"C'est une certitude que nous devons rénover nos magasins, confie Jean-Paul Chantry. Mais aussi moderniser et investir dans notre atelier de transformation pour améliorer la productivité et l'offre des produits. Mais chaque chose en son temps. Il faut d'abord régler les problèmes structurels et comptables, convaincre nos créanciers dont certains sont membres du conseil d'administration et repartir sur une base saine. L'assemblée générale extraordinaire a voté à l'unanimité sauf une abstention la continuité de l'entreprise à la fin décembre. Il faut assurer cette pérennité et sortir de la PRJ la tête haute. Le concept de commercialiser des produits sains et locaux reste plus que jamais d'actualité."

Le modèle de Coprosain est plus que jamais d'actualité avec l'avènement du locavorisme, du bio et des circuits courts mais qui entre, aujourd'hui, en concurrence avec des enseignes plus récentes, aux magasins plus modernes. Après une hausse du chiffre d'affaires à plus de 10 millions d'euros en 2020, Coprosain a connu un trou d'air en 2021 avec une baisse importante des recettes de ses magasins que n'a que partiellement compensée la hausse de ses activités B to B, soit la fourniture de produits à des enseignes comme eFarmz ou La Ruche qui dit oui.Requête acceptéeEn juin, un nouveau conseil d'administration a été installé pour redresser la coopérative, lui donner un avenir et la relancer. A l'automne, sous les conseils de la Sogepa, un manager de crise, Jean-Paul Chantry, est arrivé. Cette nouvelle impulsion a débouché la semaine dernière par le dépôt d'une requête en procédure en réorganisation judiciaire par accord amiable. L'idée est donc de pérenniser les activités de la coopérative en trouvant un accord avec au moins deux des créanciers. La requête étant acceptée, Coprosain dispose d'un répit de six mois pour se relancer.Moderniser les outilsDepuis le début janvier, Coprosain ne dispose plus que de trois points de vente (Ath, Braine-l'Alleud et Tournai). Mons a été définitivement fermé en raison, entre autres, d'un problème de bail. Il n'est pas impossible qu'un nouveau magasin montois rouvre dans un avenir proche. La coopérative conserve ses deux camions de marché présents à Bruxelles (Jette, Flagey, Woluwe-St-Lambert, etc.), dans le Brabant wallon (Ottignies, Waterloo, etc.) et dans le Hainaut (Tournai, Enghien, etc.). Si la qualité des produits n'a jamais été en cause, cette PRJ n'est pas vraiment une surprise. Il faut avouer que les points de vente ne sont pas toujours bien organisés ou en phase avec les besoins modernes."C'est une certitude que nous devons rénover nos magasins, confie Jean-Paul Chantry. Mais aussi moderniser et investir dans notre atelier de transformation pour améliorer la productivité et l'offre des produits. Mais chaque chose en son temps. Il faut d'abord régler les problèmes structurels et comptables, convaincre nos créanciers dont certains sont membres du conseil d'administration et repartir sur une base saine. L'assemblée générale extraordinaire a voté à l'unanimité sauf une abstention la continuité de l'entreprise à la fin décembre. Il faut assurer cette pérennité et sortir de la PRJ la tête haute. Le concept de commercialiser des produits sains et locaux reste plus que jamais d'actualité."