La devise turque perdait environ 4% de sa valeur face au dollar, qui s'échangeait vers 12H10 GMT à 6,71 livres.

La livre a ainsi perdu plus de 10% de sa valeur face au billet vert depuis lundi, et environ 44% depuis le début de l'année.

Les économistes mettent en garde depuis des mois contre un risque de surchauffe de l'économie turque, marquée par une croissance élevée, une inflation à deux chiffres et un déficit croissant de ses comptes courants.

Ils appellent ainsi à la prise de certaines mesures concrètes, comme la hausse des taux d'intérêt. Mais le président turc Recep Tayyip Erdogan s'oppose à cette mesure, dénonçant le "lobby des taux d'intérêt", conduisant nombre d'observateurs à déplorer le manque d'indépendance de la banque centrale.

A cette défiance générale, s'est ajoutée ce mois-ci une crise diplomatique avec les Etats-Unis et l'annonce de sanctions américaines --auxquelles a immédiatement répliqué Ankara--, qui ont précipité l'effondrement de la devise turque.

Mardi soir, l'agence de notation Moody's a abaissé la note de 18 banques et de deux institutions financières en Turquie, pointant des fragilités dues à leur dépendance aux financements en devises étrangères.

Plusieurs cabinets d'études ont également affirmé cette semaine que la Turquie se dirige actuellement vers une récession.

"Les dernières données sur l'activité turque suggèrent que la plongée de la livre depuis mai, et le resserrement des conditions financières qui lui est associé, ont fait basculer l'économie dans une récession", affirmait ainsi mercredi le cabinet Capital Economics. "Les choses risquent de s'aggraver".

La devise turque perdait environ 4% de sa valeur face au dollar, qui s'échangeait vers 12H10 GMT à 6,71 livres.La livre a ainsi perdu plus de 10% de sa valeur face au billet vert depuis lundi, et environ 44% depuis le début de l'année. Les économistes mettent en garde depuis des mois contre un risque de surchauffe de l'économie turque, marquée par une croissance élevée, une inflation à deux chiffres et un déficit croissant de ses comptes courants.Ils appellent ainsi à la prise de certaines mesures concrètes, comme la hausse des taux d'intérêt. Mais le président turc Recep Tayyip Erdogan s'oppose à cette mesure, dénonçant le "lobby des taux d'intérêt", conduisant nombre d'observateurs à déplorer le manque d'indépendance de la banque centrale.A cette défiance générale, s'est ajoutée ce mois-ci une crise diplomatique avec les Etats-Unis et l'annonce de sanctions américaines --auxquelles a immédiatement répliqué Ankara--, qui ont précipité l'effondrement de la devise turque.Mardi soir, l'agence de notation Moody's a abaissé la note de 18 banques et de deux institutions financières en Turquie, pointant des fragilités dues à leur dépendance aux financements en devises étrangères.Plusieurs cabinets d'études ont également affirmé cette semaine que la Turquie se dirige actuellement vers une récession."Les dernières données sur l'activité turque suggèrent que la plongée de la livre depuis mai, et le resserrement des conditions financières qui lui est associé, ont fait basculer l'économie dans une récession", affirmait ainsi mercredi le cabinet Capital Economics. "Les choses risquent de s'aggraver".