Les raisons de cet au-revoir surprise ? Elles restent floues. En coulisses, on parle d'une incapacité à fonctionner avec le Français Pierre Mariani, grand patron du groupe, que l'on dit omniprésent et pilotant Dexia avec l'aide du consultant Bain. Ce qui est sûr, c'est que ce changement de cap professionnel ne fait guère les affaires de l'enseigne franco-belge. Certes, un remplaçant est déjà à pied d'£uvre : Jos Clijsters, un ancien de Fortis Banque qui s'est lui aussi appuyé sur les conseils de Bain du temps où ce dernier £uvrait du côté de la rue Royale. N'empêche, avec le départ de Stefaan Decraene, c'est un poids lourd que Dexia voit partir ailleurs. Son numéro 2. Le patron de sa vache à lait. Un banquier chevronné et dynamique. Un homme issu du sérail qui entretenait de bonnes relations avec le personnel et les syndicats. Proche aussi d'Arco, gros actionnaire de Dexia.

Bref, pas de quoi rassurer les investisseurs ni améliorer l'image d'un groupe qui n'en finit plus d'être rattrapé par les conséquences de la crise. D'autant qu'une rumeur le dit en faillite virtuelle. Dans les couloirs de la banque, certains parlent rachat, vente par appartements et démantèlement. Alors, Stefaan Decraene a-t-il quitté le navire tant qu'il était encore temps ?

SÉBASTIEN BURON

4 MILLIARDS D'EUROS C'est le montant de la perte enregistrée par le groupe bancaire franco-belge au premier semestre 2011.

Les raisons de cet au-revoir surprise ? Elles restent floues. En coulisses, on parle d'une incapacité à fonctionner avec le Français Pierre Mariani, grand patron du groupe, que l'on dit omniprésent et pilotant Dexia avec l'aide du consultant Bain. Ce qui est sûr, c'est que ce changement de cap professionnel ne fait guère les affaires de l'enseigne franco-belge. Certes, un remplaçant est déjà à pied d'£uvre : Jos Clijsters, un ancien de Fortis Banque qui s'est lui aussi appuyé sur les conseils de Bain du temps où ce dernier £uvrait du côté de la rue Royale. N'empêche, avec le départ de Stefaan Decraene, c'est un poids lourd que Dexia voit partir ailleurs. Son numéro 2. Le patron de sa vache à lait. Un banquier chevronné et dynamique. Un homme issu du sérail qui entretenait de bonnes relations avec le personnel et les syndicats. Proche aussi d'Arco, gros actionnaire de Dexia. Bref, pas de quoi rassurer les investisseurs ni améliorer l'image d'un groupe qui n'en finit plus d'être rattrapé par les conséquences de la crise. D'autant qu'une rumeur le dit en faillite virtuelle. Dans les couloirs de la banque, certains parlent rachat, vente par appartements et démantèlement. Alors, Stefaan Decraene a-t-il quitté le navire tant qu'il était encore temps ? SÉBASTIEN BURON