"Je trouve cette grève incompréhensible !"

26/01/12 à 16:19 - Mise à jour à 16:19

Source: Trends-Tendances

Vincent Van Quickenborne avoue que, s'il avait eu plus de temps, il aurait "procédé autrement". Le ministre des Pensions, qui s'est attiré les foudres des syndicats, estime qu'il existe désormais "un terrain pour atterrir". Et dénonce avec sévérité la grève générale du 30 janvier.

"Je trouve cette grève incompréhensible !"

© Belga

Lisez l'intégralité de cette interview dans le magazine Trends-Tendances daté du 26 janvier 2012.

Critiqué et jugé maladroit dans sa réforme des pensions, Vincent Van Quickenborne était aussi soupçonné de vouloir contourner la tradition de concertation sociale à la belge. Dans une interview accordée à Trends-Tendances, il rectifie le tir. Tout en s'étonnant que les syndicats maintiennent, coûte que coûte, la grève générale du 30 janvier.

Vous avez frappé fort d'emblée...

Nous sommes ambitieux : pour la première fois depuis longtemps, il y a une vraie réforme. La dernière remonte à 1997, la hausse de l'âge légal de la pension pour les femmes.

Que reste-t-il encore à faire dans la réforme actuelle ?

Nous avons réalisé une partie importante, mais il reste plusieurs points à examiner dans le cadre de la concertation entre employeurs et syndicats : la réforme du deuxième pilier, la possibilité de travailler après 65 ans sans limites, la pauvreté chez les pensionnés, la question du bonus et la problématique des femmes, qui sont les premières victimes des choix faits pendant leur carrière.

Votre entrée en fonction a été difficile, la nouvelle grève annoncée pour le 30 janvier porte en partie sur les pensions. Les décisions annoncées étaient confuses...

Oui, je sais ! Si j'avais eu plus de temps, j'aurais procédé autrement. Il n'y avait pas d'alternative, il fallait exécuter l'accord gouvernemental rapidement. Depuis le 2 janvier, il y a cependant des concertations avec des syndicats du secteur privé. Je trouve dès lors cette grève incompréhensible ! J'ai reçu une liste des demandes des syndicats et donné des réponses. Il y a un terrain pour atterrir.

Propos recueillis par Robert van Apeldoorn

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