Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

06/11/12 à 09:21 - Mise à jour à 09:21

Obama, Romney ou le Parti communiste chinois ?

Il y a quatre ans, le monde entier n'avait d'yeux que pour les élections américaines et se demandait si les Américains allaient oser voter pour un américain noir et effacer d'un trait de plume les années de ségrégation ?

Quatre ans plus tard, le monde entier semble en faveur d'une réélection de Barack Obama, mais l'enthousiasme est moindre - sans doute aussi parce que la magie Obama s'est heurtée aux réalités économiques.

Le monde entier regarde donc encore les élections qui se déroulent aujourd'hui aux Etats-Unis, mais un peu comme on regarde un match jusqu'à la fin, non pas parce que le match est passionnant, mais parce qu'on veut connaitre le résultat final.

Si vous parlez à des experts, ils vous diront que les contraintes économiques sont telles aujourd'hui, qu'au final, si l'on excepte quelques discours enflammés destinés à faire écran de fumée, quel que soit le nouveau président des Etats-Unis, il devra composer avec la réalité du terrain - et notamment avec la dette publique. Aujourd'hui chaque bébé américain qui voit le jour trouve dans son berceau un cadeau douteux, à savoir une dette qui s'élève à 200.000 dollars.

Il y aura bien entendu une différence entre Obama et Romney, notamment sur le plan social et des moeurs, mais ce sont des thématiques internes et qui donc ne concernent en réalité que les Américains, d'autant que sur le plan international, les deux candidats au poste suprême sont plus ou moins sur la même longueur d'onde !

Tout cela explique en partie le moindre intérêt des experts par rapport à ces élections. Pour d'autres experts, la date la plus importante de cette semaine, n'est pas celle du 6 mai du 8 novembre, celle de l'ouverture du 18e congrès du Parti communiste chinois qui va devoir renouveler toute la direction du parti ! Un renouvellement qui se fait dans la douleur et les coups bas !

Quand on sait que chaque bébé américain doit 200.000 dollars à sa naissance, il faut garder à l'esprit qu'il doit une bonne partie de cette somme à la Chine qui est le premier créancier des Etats-Unis. Cette semaine, les experts attendent, non pas, le nom du nouveau premier débiteur de la planète, mais le nouveau nom du premier créancier de la planète.

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