La Bourse de Moscou et le rouble plongent avec le pétrole

11/01/16 à 18:57 - Mise à jour à 19:03

Source: Afp

Les marchés financiers russes ont chuté violemment lundi, l'indice RTS de la Bourse de Moscou plongeant de plus de 5% et le rouble tombant au plus bas depuis plus d'un an, suivant les places asiatiques et les cours du pétrole.

La Bourse de Moscou et le rouble plongent avec le pétrole

Le rouble a perdu plus de 40% de sa valeur face au dollar et à l'euro en 2014. © Reuters

Ces turbulences, le jour de la reprise pour de nombreux Russes après la période des fêtes, confirment que le redémarrage espéré par les autorités après une année de récession risque fort de s'éloigner et que de nouvelles mesures d'austérité budgétaire sont à attendre.

Le RTS (libellé en dollar), a fini en baisse de 5,12% à 699 points, s'établissant sous 700 points pour la première fois depuis décembre 2014.

L'autre indice boursier moscovite, le Micex, libellé en roubles et donc moins sensible aux fluctuations de la monnaie, a terminé en recul de 3,78%. Parmi les principales valeurs, la banque Sberbank a chuté de 5,97%, sa concurrente VTB de 3,68%, le groupe gazier Gazprom de 3,50% et le pétrolier Loukoïl de 4,99%.

Sur le marché des changes, le dollar a dépassé 76 roubles et l'euro 83 roubles pour la première fois depuis décembre 2014, au moment de l'entrée de la Russie en crise monétaire. Ils ont atteint respectivement 76,49 roubles et 83,97 roubles.

La réaction du marché russe a été d'autant plus forte qu'il était fermé jeudi et vendredi, fériés pour le Noël orthodoxe, déjà marqués par un décrochage des prix du pétrole.

La Russie traverse une profonde récession depuis un an en raison de l'effondrement du marché du pétrole, qui constitue avec le gaz sa principale source de revenus, mais aussi à cause des sanctions occidentales en lien avec la crise ukrainienne.

Les économistes du cabinet Capital Economics ont averti lundi que le pays pouvait désormais s'attendre "au mieux" à une stabilisation en 2016.

Mais si le brut se maintient à ses niveaux actuels, la banque centrale a déjà prévenu que l'économie devrait se contracter à nouveau en 2016 et le gouvernement que des mesures d'austérité seraient nécessaires.

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