D'abord Trends-Tendances n'hésite pas à poser la question de savoir si notre belle Wallonie n'est pas devenue la Grèce. Comparaison fort peu flatteuse quand on connait les dérives politiques et budgétaires de ce pays. Aujourd'hui, c'est le quotidien économique L'Echo qui dévoile le fait que le patron de l'union wallonne des entreprises et le patron de la FGTB ont vu ensemble, il y a dix jours, le président du gouvernement wallon pour lui dire qu'on allait droit dans le mur. Un front commun entre syndicat et patronat, ça n'arrive quand même pas tous les jours et ça montre bien la gravité de la démarche. D'autant que visiblement l'UWE et la FGTB partagent le même constat : le plan de relance wallon pompeusement dénommé "Get Up Wallonia" a accouché non pas d'une souris, mais d'une fourmilière selon la jolie expression de mon confrère Olivier Mouton. 319 mesures pour la Wallonie, c'est trop.

C'est ce que dénonce la FGTB et l'UWE, la Wallonie est retombée dans son travers ancestral, à savoir le saupoudrage des mesures. Ce n'est pourtant pas l'argent qui manque cette fois. Grâce notamment à l'Europe, le plan de relance porte quand même sur 7.6 milliards d'euros. Mais voilà, le grand péché de ce plan c'est qu'il manque de cohérence, qu'il n'y a pas de lien structurant entre les mesures. La faute à qui ? Pas aux consultants qui ont coûté une fortune pour aider à élaborer ce plan : ils l'ont dit et répété en vain. Ce n'est même pas la faute au porteur de ce plan, Elio Di Rupo. Lui-même le sait mieux que quiconque, mais il est ligoté par les partis autour de la table de négociation. La faute incombe en quelque sorte à cette coalition gouvernementale verte, sociale et libérale où chacun campe sur sa position.

Et le résultat, c'est que tout - absolument tout - est divisé selon une clé d'Hondt. En clair, plutôt que de choisir la clé du succès, c'est la clé politique qui prévaut en matière d'investissements. Quand on sait que le covid-19 et que les inondations ont mis très à mal notre budget, quand on sait que la dette publique wallonne a explosé ces deux dernières années, peut-on encore se permettre de rater ce dernier joker de 7.6 milliards ?

Pour une fois, les syndicats et les patrons sont sur la même longueur d'onde. Le danger est même de voir des entreprises non wallonnes profiter de ce plan de relance si rien n'est changé. C'est dommage, car la Wallonie a été la deuxième puissance industrielle mondiale il y a un siècle. L'ADN des Wallons n'a pas changé depuis lors, pourquoi serions-nous condamnés au déclin ?

D'autant que nous nous sommes adaptés, nous avons par exemple en termes de biotechnologies et de technologies médicales des entreprises championnes du monde. Elles sont là, elles se battent dans la cour des grands au départ du brabant wallon, de Charleroi ou de Liège. Microsoft croit en notre talent et vient d'investir un milliard d'euros en Wallonie étalé sur dix ans. C'est la preuve que même les Américains croient en notre avenir. A nous de démontrer qu'ils ont raison.

D'abord Trends-Tendances n'hésite pas à poser la question de savoir si notre belle Wallonie n'est pas devenue la Grèce. Comparaison fort peu flatteuse quand on connait les dérives politiques et budgétaires de ce pays. Aujourd'hui, c'est le quotidien économique L'Echo qui dévoile le fait que le patron de l'union wallonne des entreprises et le patron de la FGTB ont vu ensemble, il y a dix jours, le président du gouvernement wallon pour lui dire qu'on allait droit dans le mur. Un front commun entre syndicat et patronat, ça n'arrive quand même pas tous les jours et ça montre bien la gravité de la démarche. D'autant que visiblement l'UWE et la FGTB partagent le même constat : le plan de relance wallon pompeusement dénommé "Get Up Wallonia" a accouché non pas d'une souris, mais d'une fourmilière selon la jolie expression de mon confrère Olivier Mouton. 319 mesures pour la Wallonie, c'est trop. C'est ce que dénonce la FGTB et l'UWE, la Wallonie est retombée dans son travers ancestral, à savoir le saupoudrage des mesures. Ce n'est pourtant pas l'argent qui manque cette fois. Grâce notamment à l'Europe, le plan de relance porte quand même sur 7.6 milliards d'euros. Mais voilà, le grand péché de ce plan c'est qu'il manque de cohérence, qu'il n'y a pas de lien structurant entre les mesures. La faute à qui ? Pas aux consultants qui ont coûté une fortune pour aider à élaborer ce plan : ils l'ont dit et répété en vain. Ce n'est même pas la faute au porteur de ce plan, Elio Di Rupo. Lui-même le sait mieux que quiconque, mais il est ligoté par les partis autour de la table de négociation. La faute incombe en quelque sorte à cette coalition gouvernementale verte, sociale et libérale où chacun campe sur sa position. Et le résultat, c'est que tout - absolument tout - est divisé selon une clé d'Hondt. En clair, plutôt que de choisir la clé du succès, c'est la clé politique qui prévaut en matière d'investissements. Quand on sait que le covid-19 et que les inondations ont mis très à mal notre budget, quand on sait que la dette publique wallonne a explosé ces deux dernières années, peut-on encore se permettre de rater ce dernier joker de 7.6 milliards ? Pour une fois, les syndicats et les patrons sont sur la même longueur d'onde. Le danger est même de voir des entreprises non wallonnes profiter de ce plan de relance si rien n'est changé. C'est dommage, car la Wallonie a été la deuxième puissance industrielle mondiale il y a un siècle. L'ADN des Wallons n'a pas changé depuis lors, pourquoi serions-nous condamnés au déclin ? D'autant que nous nous sommes adaptés, nous avons par exemple en termes de biotechnologies et de technologies médicales des entreprises championnes du monde. Elles sont là, elles se battent dans la cour des grands au départ du brabant wallon, de Charleroi ou de Liège. Microsoft croit en notre talent et vient d'investir un milliard d'euros en Wallonie étalé sur dix ans. C'est la preuve que même les Américains croient en notre avenir. A nous de démontrer qu'ils ont raison.