"Si les socialistes viennent avec leur catalogue d'horreurs, type loi de 96, on va sortir le nôtre: limitation des allocations de chômage dans le temps et fin de l'index automatique des salaires." David Clarinval, ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME- qui a la charge de vice-Premier en raison du retrait de Sophie Wilmès - a mis en garde ses partenaires ce lundi matin sur LN24. Et donné un aperçu du bras de fer qui va se joue cet été au sein de la coalition fédérale pour apporter de nouvelles réponses à la crise de l'inflation, qui s'installe dans le temps.

Réplique socialiste: "Des libéraux qui refusent de laisser aux partenaires sociaux la liberté de négocier des hausses de salaires. Et reviennent avec la fin de l'indexation des salaires et la limitation du chômage... Il ne faut jamais attendre longtemps pour retrouver le vrai visage de la droite."

Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, n'est pas en reste: "Limiter les allocations de chômage dans le temps et mettre fin à l'indexation des salaires sont de véritables horreurs politiques. Que ce soit en terme de justice sociale ou de soutien à la classe moyenne. Les masques du MR sont en train de tomber..."

Ambiance au sein de la Vivaldi (refrain connu).

Un menu du PS indigeste

Le PS a présenté lundi dernier un menu particulièrement indigeste pour les libéraux. Celui-ci comporte des mesures de soutien au pouvoir d'achat - via des mesures de soutien en matière d'énergie, une augmentation du salaire minimum ou une volonté de modifier la loi sur la norme salariale - financée par des taxes sur les capitaux.

David Clarinval rappelle que la situation, déjà préoccupante à la fin de l'année dernière, l'est davantage encore en raison de la guerre en Ukraine: perte d'1% de croissance espérée, inflation à 8% et susceptible d'augmenter encore... "Toutes les données sont dans le rouge, cela ne va pas dans le bon sens et cela risque de stagner un certain temps encore", souligne-t-il.

Un groupe d'experts a été mis en place, présidé par la Banque national, pour faire un état des lieux et tenter d'apporter des réponses créatives. Jean Hindriks, président de l'Economics School of Louvain et membre de groupes similaires par le passé, rappellait ce week-end dans notre Trends Talk sur Canal Z que de tels travaux accouchaient parfois d'idées créatives. Il plaidait, lui, pour la création d'une "norme de prix" en plus de la norme salariale. Mais il mettait également en garde contre le risque d'une "instrumentalisation" des experts pour faire aboutir des idées peu populaires.

David Clarinval rappelait encore qu'un autre groupe de travail analyse l'impact de la guerre en Ukraine, secteur par secteur, ce qui laisse préjuger de réponses différenciées. "Des mesures devraient être prises pour soutenir le secteur du transport", par exemple un soutien pour le diesel professionnel.

Le MR plaide, au contraire du PS, sur la possibilité de redonner du pouvoir d'achat "via des baisses d'impôts". "On pense que l'on peut encore diminuer certaines dépenses", dit David Clarinval. Et en remettant les gens au travail via l'objectif poursuivi par le gouvernement d'augmenter le taux d'emploi pour arriver à 80%.

Passe d'armes sur l'énergie

Alors que la deuxième partie de la législature devait être marquée par le plan de relance et les réformes, le changement de contexte géopolitique en a décidé autrement: c'est, à nouveau, une gestion de crise qui est au programme, dans un contexte budgétairement difficile.

La crise de l'énergie reste un autre volet de discorde au sein de la majorité. Ce dimanche, sur RTL TVI, le coprésident d'Ecolo, Jean-Marc Nollet, a confirmé un ecret de Polichinelle: les négociations avec Engie sur la prolongation de deux centrales nucléaires ne se passent pas bien. Il a évoqué la possibilité qu'en cas d'échec, le CRM soit réactivé pour trouver des alternatives sous forme de centrales au gaz. "Les écologistes veulent envoyer des milliers de tonnes de CO2 dans l'atmosphère" a ironisé en retour le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui insiste: "Le gouvernement a une obligation de résultat" Le MR plaide au contraire pour la prolongation d'un plus grand nombre de réacteurs.

Le mois d'été au sein de la Vivaldi, cela ne cesse de se confirmer, sera particulièrement chaud. Et le contexte politique est électrique, certains évoquant ouvertement la possibilité d'une crise gouvernementale. "Nous devons retrouver le sens du débat démocratique, souligne Georges-Louis Bouchez. Il est normal que nous ayons des divergences entre partis de la coalition vu nos sensibilités différentes, mais nous y arriverons."

Jusqu'où ce discours tiendra-t-il?

"Si les socialistes viennent avec leur catalogue d'horreurs, type loi de 96, on va sortir le nôtre: limitation des allocations de chômage dans le temps et fin de l'index automatique des salaires." David Clarinval, ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME- qui a la charge de vice-Premier en raison du retrait de Sophie Wilmès - a mis en garde ses partenaires ce lundi matin sur LN24. Et donné un aperçu du bras de fer qui va se joue cet été au sein de la coalition fédérale pour apporter de nouvelles réponses à la crise de l'inflation, qui s'installe dans le temps.Réplique socialiste: "Des libéraux qui refusent de laisser aux partenaires sociaux la liberté de négocier des hausses de salaires. Et reviennent avec la fin de l'indexation des salaires et la limitation du chômage... Il ne faut jamais attendre longtemps pour retrouver le vrai visage de la droite."Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, n'est pas en reste: "Limiter les allocations de chômage dans le temps et mettre fin à l'indexation des salaires sont de véritables horreurs politiques. Que ce soit en terme de justice sociale ou de soutien à la classe moyenne. Les masques du MR sont en train de tomber..."Ambiance au sein de la Vivaldi (refrain connu).Le PS a présenté lundi dernier un menu particulièrement indigeste pour les libéraux. Celui-ci comporte des mesures de soutien au pouvoir d'achat - via des mesures de soutien en matière d'énergie, une augmentation du salaire minimum ou une volonté de modifier la loi sur la norme salariale - financée par des taxes sur les capitaux.David Clarinval rappelle que la situation, déjà préoccupante à la fin de l'année dernière, l'est davantage encore en raison de la guerre en Ukraine: perte d'1% de croissance espérée, inflation à 8% et susceptible d'augmenter encore... "Toutes les données sont dans le rouge, cela ne va pas dans le bon sens et cela risque de stagner un certain temps encore", souligne-t-il.Un groupe d'experts a été mis en place, présidé par la Banque national, pour faire un état des lieux et tenter d'apporter des réponses créatives. Jean Hindriks, président de l'Economics School of Louvain et membre de groupes similaires par le passé, rappellait ce week-end dans notre Trends Talk sur Canal Z que de tels travaux accouchaient parfois d'idées créatives. Il plaidait, lui, pour la création d'une "norme de prix" en plus de la norme salariale. Mais il mettait également en garde contre le risque d'une "instrumentalisation" des experts pour faire aboutir des idées peu populaires. David Clarinval rappelait encore qu'un autre groupe de travail analyse l'impact de la guerre en Ukraine, secteur par secteur, ce qui laisse préjuger de réponses différenciées. "Des mesures devraient être prises pour soutenir le secteur du transport", par exemple un soutien pour le diesel professionnel.Le MR plaide, au contraire du PS, sur la possibilité de redonner du pouvoir d'achat "via des baisses d'impôts". "On pense que l'on peut encore diminuer certaines dépenses", dit David Clarinval. Et en remettant les gens au travail via l'objectif poursuivi par le gouvernement d'augmenter le taux d'emploi pour arriver à 80%.Alors que la deuxième partie de la législature devait être marquée par le plan de relance et les réformes, le changement de contexte géopolitique en a décidé autrement: c'est, à nouveau, une gestion de crise qui est au programme, dans un contexte budgétairement difficile.La crise de l'énergie reste un autre volet de discorde au sein de la majorité. Ce dimanche, sur RTL TVI, le coprésident d'Ecolo, Jean-Marc Nollet, a confirmé un ecret de Polichinelle: les négociations avec Engie sur la prolongation de deux centrales nucléaires ne se passent pas bien. Il a évoqué la possibilité qu'en cas d'échec, le CRM soit réactivé pour trouver des alternatives sous forme de centrales au gaz. "Les écologistes veulent envoyer des milliers de tonnes de CO2 dans l'atmosphère" a ironisé en retour le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui insiste: "Le gouvernement a une obligation de résultat" Le MR plaide au contraire pour la prolongation d'un plus grand nombre de réacteurs.Le mois d'été au sein de la Vivaldi, cela ne cesse de se confirmer, sera particulièrement chaud. Et le contexte politique est électrique, certains évoquant ouvertement la possibilité d'une crise gouvernementale. "Nous devons retrouver le sens du débat démocratique, souligne Georges-Louis Bouchez. Il est normal que nous ayons des divergences entre partis de la coalition vu nos sensibilités différentes, mais nous y arriverons."Jusqu'où ce discours tiendra-t-il?