"Le PS est le moteur social du gouvernement. Les socialistes proposent 13 mesures pour soutenir le pouvoir d'achat et le bien-être de nos concitoyens." Alors que l'inflation atteint des niveaux records et que le coût de l'énergie explose, Paul Magnette, président du PS, et Pierre-Yves Dermagne, vice-Premier en charge de l'Economie et du Travail, ont présenté leurs recettes, lundi après-midi.

"L'indexation automatique des salaires constitue le meilleur outil pour protéger le pouvoir d'achat et le bien-être, mais elle n'est plus suffisante", indique le PS. qui dépose sur la table gouvernementale des propositions de réformes qui risquent de crisper le débat, à l'heure où un groupe de travail composé de huit experts travaille précisément sur le sujet. Il est présidé par Pierre Wunsch, gouverneur de la Banque nationale, et on lui a demandé... la discrétion au sujet de ses réflexions.

Au premier rang des propositions du PS, outre le maintien de l'indexation automatique des salaires à laquelle le patronat aimerait toucher, il y a la modification de la loi de 2017 sur la marge salariale. "Le PS souhaite revenir sur les modifications intervenues en 2017 afin de rendre à nouveau la marge indicative et supprimer du calcul les éléments qui réduisent artificiellement la marge, afin de permettre de réelles augmentations de salaires au-delà de l'indexation dans les secteurs et entreprises qui le peuvent". Viennent ensuite l'augmentation du salaire minimum, puis la dminution de la fiscalité sur les bas et moyens salaires.

Sur la révision de a loi de 2017, les libéraux ont déjà prévenu que cela ne faisait pas partie de l'accord de gouvernement.

Un "tarif moyen" pour l'énergie

En ce qui concerne l'énergie, le PS ne propose pas un blocage des prix, mais un "tarif moyen": "Le PS propose de créer un nouveau "tarif moyen" à destination des ménages qui ne bénéficient pas du tarif social tout en ayant un revenu inférieur au salaire médian. L'objectif est de faire bénéficier ces ménages d'un tarif préférentiel situé à mi-chemin entre le tarif social et le tarif de marché. Le gain moyen pour les ménages concernés serait de l'ordre de 500 à 800 euros en année pleine (sur base de l'évolution des prix entre avril 2021 et avril 2022)."

Le PS veut encore élargir le nombre de bénéficiaires du chèque mazout, pérenniser la TVA à 6% sur l'énergie ou augmenter les frais de remboursements des déplacements professionnels. Autant de "cadeaux" dont l'impact budgétaire sera important.

Taxer les riches

Le tout est de savoir si l'heure sera encore au "quoi qu'il en coûte" - pour reprendre la version française des plans de soutien à l'économie. Le PS fait le pari que cela reste le meilleur moyen de répondre à la crise qui s'avance, avec la guerre en Ukraine en toile de fond.

Pour financer le tout, le PS propose de "faire contribuer les revenus du capital".

Via différents moyens. Un: Augmenter la taxation sur les comptes-titres. "Cette augmentation se ferait de deux manières : porter de 0,15% à 0,20% la taxation des comptes titres de plus d'1 million EUR et créer un nouveau taux de 0,3% pour les comptes de plus de 3 millions d'euros. Cette mesure pourrait rapporter 500 millions d'euros supplémentaires par an."

Deux. ntroduire une taxe sur les grands patrimoines permettant de taxer l'ensemble des avoirs nets d'un individu au-delà de 1,25 million d'euros (en dehors de la maison d'habitation et des biens affectés à l'activité professionnelle). Les tranches d'imposition seraient de 0,4% entre 0 et 1,25 millions d'euros, 0,8% entre 1,25 million d'euros et 2,5 millions d'euros, 1,2% entre 2,5 millions d'euros et 5 millionsd'euros 1,5% au-delà de 5 millions d'euros. La proposition PS en ce sens a déjà été déposée à la Chambre et la Cour des comptes a estimé sa recette jusqu'à 2,3 milliards d'euros."

Trois. Supprimer l'exonération de taxation des plus-values sur actions. "Alors que tous les états européens taxent les plus-values sur actions, la Belgique reste aujourd'hui encore un paradis fiscal pour les actionnaires étrangers. Le PS plaide pour aligner au minimum la fiscalité sur les pays voisins. Les études réalisées voici quelques années estimaient les recettes entre 3,5 et 4,9 milliards d'euros pour un taux de prélèvement de 25%."

Ce volet taxation est imbuvable pour les libéraux. Comme s'il s'agissait de les provoquer pour forcer la sortie du gouvernement?

La croissance en baisse

Ce même lundi, la Commission européenne a annoncé qu'elle s'attendait à une croissance de 2,7% dans la zone euro cette année. L'inflation, quant à elle, devrait atteindre 6,1%.Selon le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, la révision à la baisse des prévisions de croissance annoncée ce lundi par la Commission européenne, est l'une des "plus abruptes de ces dernières années".

Au sein de la Vivaldi, les libéraux flamands ont déjà exprimé leur volonté sque les aides soient désormais plus limitées, avec la nécessité de veiller à l'endettement à l'heure où les taux vont probablement repartir à la hausse. "L'Etat ne peut pas aider tout le monde à n'importe quel prix", avait décalré récemment Eva De Bleeker (Open VLD), secrétaire d'Etat au Budget et aux consommateurs.

Un nouveau bras de fer en vue au sein d'une Vivaldi en proie à des convulsions de plus en plus nombreuses, aux relents préélectoraux.

"Le PS est le moteur social du gouvernement. Les socialistes proposent 13 mesures pour soutenir le pouvoir d'achat et le bien-être de nos concitoyens." Alors que l'inflation atteint des niveaux records et que le coût de l'énergie explose, Paul Magnette, président du PS, et Pierre-Yves Dermagne, vice-Premier en charge de l'Economie et du Travail, ont présenté leurs recettes, lundi après-midi."L'indexation automatique des salaires constitue le meilleur outil pour protéger le pouvoir d'achat et le bien-être, mais elle n'est plus suffisante", indique le PS. qui dépose sur la table gouvernementale des propositions de réformes qui risquent de crisper le débat, à l'heure où un groupe de travail composé de huit experts travaille précisément sur le sujet. Il est présidé par Pierre Wunsch, gouverneur de la Banque nationale, et on lui a demandé... la discrétion au sujet de ses réflexions. Au premier rang des propositions du PS, outre le maintien de l'indexation automatique des salaires à laquelle le patronat aimerait toucher, il y a la modification de la loi de 2017 sur la marge salariale. "Le PS souhaite revenir sur les modifications intervenues en 2017 afin de rendre à nouveau la marge indicative et supprimer du calcul les éléments qui réduisent artificiellement la marge, afin de permettre de réelles augmentations de salaires au-delà de l'indexation dans les secteurs et entreprises qui le peuvent". Viennent ensuite l'augmentation du salaire minimum, puis la dminution de la fiscalité sur les bas et moyens salaires.Sur la révision de a loi de 2017, les libéraux ont déjà prévenu que cela ne faisait pas partie de l'accord de gouvernement.En ce qui concerne l'énergie, le PS ne propose pas un blocage des prix, mais un "tarif moyen": "Le PS propose de créer un nouveau "tarif moyen" à destination des ménages qui ne bénéficient pas du tarif social tout en ayant un revenu inférieur au salaire médian. L'objectif est de faire bénéficier ces ménages d'un tarif préférentiel situé à mi-chemin entre le tarif social et le tarif de marché. Le gain moyen pour les ménages concernés serait de l'ordre de 500 à 800 euros en année pleine (sur base de l'évolution des prix entre avril 2021 et avril 2022)."Le PS veut encore élargir le nombre de bénéficiaires du chèque mazout, pérenniser la TVA à 6% sur l'énergie ou augmenter les frais de remboursements des déplacements professionnels. Autant de "cadeaux" dont l'impact budgétaire sera important.Le tout est de savoir si l'heure sera encore au "quoi qu'il en coûte" - pour reprendre la version française des plans de soutien à l'économie. Le PS fait le pari que cela reste le meilleur moyen de répondre à la crise qui s'avance, avec la guerre en Ukraine en toile de fond.Pour financer le tout, le PS propose de "faire contribuer les revenus du capital".Via différents moyens. Un: Augmenter la taxation sur les comptes-titres. "Cette augmentation se ferait de deux manières : porter de 0,15% à 0,20% la taxation des comptes titres de plus d'1 million EUR et créer un nouveau taux de 0,3% pour les comptes de plus de 3 millions d'euros. Cette mesure pourrait rapporter 500 millions d'euros supplémentaires par an."Deux. ntroduire une taxe sur les grands patrimoines permettant de taxer l'ensemble des avoirs nets d'un individu au-delà de 1,25 million d'euros (en dehors de la maison d'habitation et des biens affectés à l'activité professionnelle). Les tranches d'imposition seraient de 0,4% entre 0 et 1,25 millions d'euros, 0,8% entre 1,25 million d'euros et 2,5 millions d'euros, 1,2% entre 2,5 millions d'euros et 5 millionsd'euros 1,5% au-delà de 5 millions d'euros. La proposition PS en ce sens a déjà été déposée à la Chambre et la Cour des comptes a estimé sa recette jusqu'à 2,3 milliards d'euros."Trois. Supprimer l'exonération de taxation des plus-values sur actions. "Alors que tous les états européens taxent les plus-values sur actions, la Belgique reste aujourd'hui encore un paradis fiscal pour les actionnaires étrangers. Le PS plaide pour aligner au minimum la fiscalité sur les pays voisins. Les études réalisées voici quelques années estimaient les recettes entre 3,5 et 4,9 milliards d'euros pour un taux de prélèvement de 25%."Ce volet taxation est imbuvable pour les libéraux. Comme s'il s'agissait de les provoquer pour forcer la sortie du gouvernement?Ce même lundi, la Commission européenne a annoncé qu'elle s'attendait à une croissance de 2,7% dans la zone euro cette année. L'inflation, quant à elle, devrait atteindre 6,1%.Selon le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, la révision à la baisse des prévisions de croissance annoncée ce lundi par la Commission européenne, est l'une des "plus abruptes de ces dernières années". Au sein de la Vivaldi, les libéraux flamands ont déjà exprimé leur volonté sque les aides soient désormais plus limitées, avec la nécessité de veiller à l'endettement à l'heure où les taux vont probablement repartir à la hausse. "L'Etat ne peut pas aider tout le monde à n'importe quel prix", avait décalré récemment Eva De Bleeker (Open VLD), secrétaire d'Etat au Budget et aux consommateurs.Un nouveau bras de fer en vue au sein d'une Vivaldi en proie à des convulsions de plus en plus nombreuses, aux relents préélectoraux.