La Belgique n'est pas une exception et suit dans la zone Euro la tendance des autres pays. Le Produit intérieur brut va diminuer, comme dans tous les pays, sauf en Chine. Pour la Belgique nous parlons aujourd'hui d'une baisse d'à peu près 10%. La moyenne pour l'Eurozone serait de 9%. La Belgique se situe donc un peu au-dessus. Au niveau mondial, la réduction serait de -4,7%, selon EH Allianz.
...

La Belgique n'est pas une exception et suit dans la zone Euro la tendance des autres pays. Le Produit intérieur brut va diminuer, comme dans tous les pays, sauf en Chine. Pour la Belgique nous parlons aujourd'hui d'une baisse d'à peu près 10%. La moyenne pour l'Eurozone serait de 9%. La Belgique se situe donc un peu au-dessus. Au niveau mondial, la réduction serait de -4,7%, selon EH Allianz. Tout cela dépendra évidemment de l'évolution de l'impact de la pandémie de Covid-19. Nous sommes clairement dans la deuxième vague, mais nous n'avons pas encore de réponses à toutes nos questions. Cette seconde vague semble devenir plus importante que la première, mais à quelle hauteur, jusque quand, y-aura-t-il un nouveau lockdown ou pas... ? Le PIB diminuera, mais il y aura également un impact sur le taux de chômage qui pourrait même doubler : en janvier 2020, on comptait 330.000 personnes en chômage complet, aujourd'hui nous craignons que ce chiffre double. Les pays voisins montrent une évolution similaire. Ce n'est pas étonnant, car ils sont confrontés aux mêmes défis que nous. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: sur les 197 pays analysés par Marsh, tous ont vu leur risque économique augmenter, sans exception, alors qu'en 2019 "seuls" 60 pays étaient concernés. Les exemples de nos voisins confirment cette tendance. La note de risque de l'Allemagne passe ainsi de 2.9 à 3. Celle des Pays-Bas, de 2.5 à 3.7. Du Luxembourg, de 2.4 à 3.3, de la France, de 2.9 à 4.2, ou encore, du Royaume-Uni passe de 3.1 à 4.4Nous avons constaté qu'en septembre, les chiffres s'amélioraient pour la Belqique. Ce n'est pas surprenant, ces chiffres ne sont pas statiques et changent suivant l'évolution des paramètres qui sont pris en compte et qui résultent dans la note spécifique. Nous nous attendons à ce que la deuxième vague actuelle ait un autre impact négatif. Oui et non.Non, parce que, avec une note de 4,3, la Belgique se situe juste dans la bande plus élevée (voir ci-dessous). Pour le dire en couleurs, 0.1 jusque 2 est vert foncé, 2.1 - 4.0 vert clair et 4.1 - 6.0 devient jaune. Nous sommes donc encore loin de la zone rouge, où l'on commence à parler de véritable perturbation. En résumé : nous sommes à l'extrémité inférieure de la zone jaune: il y aura des vents économiques contraires, mais encore modérés qui posent un risque élevé d'ajustement économique pour les 12 mois à venir. Néanmoins, avec des mesures adéquates la note de la Belgique pourra à nouveau remonter.Nous pouvons quand même émettre des inquiétudes parce que nous sommes confrontés à quelque chose de nouveau, un virus imprévisible qui, a en plus, un impact énorme, au niveau mondial. En outre, personne ne peut prédire la durée exacte de la pandémie pour le moment. Nous espérions que l'impact allait se limiter à une vague. Aujourd'hui, nous devons accepter que nous sommes bel et bien dans une deuxième vague. Est-ce la dernière ? On peut déjà tirer une conclusion : personne ne peut exclure un risque similaire à l'avenir.Nous n'aimerions pas nous voir évoluer vers une situation rouge, c'est-à-dire, une situation perturbante, qui pourrait comprendre, entre autres, une période prolongée de contraction économique, une flambée inflationniste, une poussée des niveaux d'endettement à un niveau insoutenable et des niveaux de chômage sensiblement élevés.Dans une situation pareille, il est peu probable qu'un gouvernement puisse mettre en oeuvre des réponses politiques pour améliorer les perspectives économiques au cours des 12 prochains mois, et lorsqu'il tentera de le faire, les mesures seront inadéquates et ne seront que partiellement appliquées.Aujourd'hui, nous devons et pouvons dire que la Belgique n'est pas seule. Le virus touche de nombreux pays, notamment en Europe. Ces pays sont confrontés aux mêmes défis et nous espérons que nous apprendrons les uns des autres.N'oublions pas non plus que la pandémie n'est pas le seul défi à relever. Les élections aux États-Unis, le Brexit et le protectionnisme croissant auront certainement un fort impact. Si l'on considère nos cinq principaux partenaires commerciaux (les 5 pays voisins et en remplaçant le Luxembourg par les États-Unis), on constate que leur note de risque a augmenté également. Ceci n'est pas une surprise, ils sont confrontés au même défi.On a aussi constaté une baisse significative de nos exportations pour quatre pays sur 5. Pour le premier semestre de cette année, où pour la plupart des pays la pandémie n'a commencé à avoir un impact sérieux qu'à partir du deuxième trimestre, nous constatons une baisse de -15% de nos exportations vers l'Allemagne, la France et les Pays-Bas. En fait, nos exportations vers le Royaume-Uni ont même diminué de 18,6 %.Les États-Unis sont le seul pays en positif, en réalisant une augmentation de 8,9 %. D'autre part, nous observons aux États-Unis la plus forte augmentation du nombre de faillites majeures par rapport à 2019.Tout le monde est confronté à de nouveaux défis importants. Il faudra sans doute aussi trouver et appliquer des nouvelles réponses. Et n'oublions pas non plus que les pays qui étaient déjà affaiblis lorsqu'ils sont entrés dans cette crise seront les plus marqués. Pour ces pays, la reprise prendra plus de temps.Ceci, nous pouvons également l'appliquer à nos entreprises. Garantir une évaluation correcte des risques et optimiser la position financière doivent figurer en tête de la liste des priorités actuelles. Heureusement, de nombreuses entreprises l'ont compris. Les effets se feront principalement sentir dans la baisse du produit intérieur brut, une croissance significative du nombre de chômeurs et une augmentation des entreprises en faillite. Il va sans dire que cela aura également un impact sur les ménages.Il semble qu'il faudra un certain temps, probablement plus long que ce que tout le monde souhaite, avant de retrouver les niveaux d'avant la crise. En outre, au niveau économique, il y aura également une "nouvelle normalité". En effet, de nombreuses entreprises sont résilientes, elles s'adaptent et se transforment si nécessaire.Un certain nombre de secteurs ont été durement touchés, tels que l'industrie hôtelière, le tourisme, l'aviation, la distribution non alimentaire... Tout le monde ne sera pas touché de la même manière : il y aura de grandes différences sectorielles et certains secteurs se relèveront plus vite que d'autres.