Quant à l'emploi, il enregistrerait un recul modéré (-0,2%, soit -3.000 emplois) cette année, avant de diminuer significativement en 2021, marquant une baisse de -1,0% (-13.000 emplois).

"Compte tenu de l'aggravation récente de la situation sanitaire et de la réponse globalement contraignante pour l'activité adoptée par les autorités publiques, nous nous attendons à un nouveau repli de la croissance économique wallonne au cours du quatrième trimestre, principalement en raison du fléchissement des dépenses de consommation privée", analyse l'institut.

L'investissement des entreprises, toujours au plus bas depuis le début de la crise, devrait voir sa reprise encore reportée dans ce contexte très incertain. En revanche, les exportations wallonnes pourraient continuer à bénéficier de la reprise du commerce international, soutenu notamment par le regain d'activité en Asie (avec pour moteur la Chine) et aux États-Unis. Sur l'ensemble de l'année 2020, le PIB de la Wallonie accuserait un recul de l'ordre de -7,6% (-8,6% pour la Belgique).

Une reprise davantage étalée dans le temps

"La reprise s'étalerait davantage dans le temps que nous l'anticipions précédemment, probablement jusqu'en 2022. L'activité resterait essentiellement alimentée par la demande des ménages en milieu d'année prochaine, avant un possible progrès des investissements en fin d'année. En cours d'année, l'apport net de la demande extérieure fléchirait.

Pour 2021, notre estimation annuelle de la croissance s'élève à +4,9% pour la région (contre +5,5% pour la Belgique). Le volume du PIB de 2021 serait ainsi toujours inférieur à celui de 2019 d'environ 3%", détaille l'Iweps. Le rebond de l'emploi et la diminution du chômage observés au troisième trimestre en Wallonie devraient eux s'étioler en fin d'année.

"La reprise économique attendue dans notre scénario devrait essentiellement se traduire par une remontée de la durée moyenne du travail et une restauration partielle de la productivité", commente l'institut. Suivant ce scénario, de nombreuses pertes d'emplois sont prévues. Concrètement, aux 10.000 emplois détricotés depuis le début de la crise en Wallonie (jusqu'au troisième trimestre de 2020) s'ajouteraient 14.000 pertes d'emplois supplémentaires au cours des cinq prochains trimestres. La reprise de l'emploi n'est donc envisagée qu'en fin d'année 2021. En moyenne annuelle, le recul de l'emploi en Wallonie est ainsi estimé à -0,2% en 2020 (-3.000 personnes) et à -1,0% en 2021 (-13.000 personnes).

Quant à l'emploi, il enregistrerait un recul modéré (-0,2%, soit -3.000 emplois) cette année, avant de diminuer significativement en 2021, marquant une baisse de -1,0% (-13.000 emplois). "Compte tenu de l'aggravation récente de la situation sanitaire et de la réponse globalement contraignante pour l'activité adoptée par les autorités publiques, nous nous attendons à un nouveau repli de la croissance économique wallonne au cours du quatrième trimestre, principalement en raison du fléchissement des dépenses de consommation privée", analyse l'institut. L'investissement des entreprises, toujours au plus bas depuis le début de la crise, devrait voir sa reprise encore reportée dans ce contexte très incertain. En revanche, les exportations wallonnes pourraient continuer à bénéficier de la reprise du commerce international, soutenu notamment par le regain d'activité en Asie (avec pour moteur la Chine) et aux États-Unis. Sur l'ensemble de l'année 2020, le PIB de la Wallonie accuserait un recul de l'ordre de -7,6% (-8,6% pour la Belgique). "La reprise s'étalerait davantage dans le temps que nous l'anticipions précédemment, probablement jusqu'en 2022. L'activité resterait essentiellement alimentée par la demande des ménages en milieu d'année prochaine, avant un possible progrès des investissements en fin d'année. En cours d'année, l'apport net de la demande extérieure fléchirait. Pour 2021, notre estimation annuelle de la croissance s'élève à +4,9% pour la région (contre +5,5% pour la Belgique). Le volume du PIB de 2021 serait ainsi toujours inférieur à celui de 2019 d'environ 3%", détaille l'Iweps. Le rebond de l'emploi et la diminution du chômage observés au troisième trimestre en Wallonie devraient eux s'étioler en fin d'année. "La reprise économique attendue dans notre scénario devrait essentiellement se traduire par une remontée de la durée moyenne du travail et une restauration partielle de la productivité", commente l'institut. Suivant ce scénario, de nombreuses pertes d'emplois sont prévues. Concrètement, aux 10.000 emplois détricotés depuis le début de la crise en Wallonie (jusqu'au troisième trimestre de 2020) s'ajouteraient 14.000 pertes d'emplois supplémentaires au cours des cinq prochains trimestres. La reprise de l'emploi n'est donc envisagée qu'en fin d'année 2021. En moyenne annuelle, le recul de l'emploi en Wallonie est ainsi estimé à -0,2% en 2020 (-3.000 personnes) et à -1,0% en 2021 (-13.000 personnes).