L'Autorité de la concurrence recale (partiellement) la joint-venture conclue entre Proximus et Orange. La mise en oeuvre de l'accord est suspendue jusqu'au 16 mars prochain. C'est un premier coup de frein pour ce partenariat inédit signé entre deux poids lourds des télécoms en Belgique. L'objectif de la...

L'Autorité de la concurrence recale (partiellement) la joint-venture conclue entre Proximus et Orange. La mise en oeuvre de l'accord est suspendue jusqu'au 16 mars prochain. C'est un premier coup de frein pour ce partenariat inédit signé entre deux poids lourds des télécoms en Belgique. L'objectif de la joint-venture est de mutualiser les dépenses engendrées par la mise à niveau des réseaux existants et la création de nouvelles infrastructures liées au développement de la 5G, l'Internet mobile ultrarapide. L'Autorité de la concurrence n'enterre pas définitivement le projet. Elle demande à Proximus et Orange de suspendre les transferts de personnel vers la nouvelle structure et de ne pas s'engager dans des processus fermes d'acquisition denouveau matériel. Mais les partenaires peuvent continuer à explorer de futures pistes de collaboration. Proximus et Orange préfèrent voir le verre à moitié plein. Les deux opérateurs se félicitent de la reconnaissance par l'Autorité de la concurrence des potentielles retombées positives de ce partenariat, et attendent une décision sur le fond. De son côté, Telenet, qui a initié la procédure, voit dans cette décision " un pas dans la bonne direction ". Ecarté de l'accord de partenariat, le câblo-opérateur estime que la joint-venture fait courir le risque d'une distorsion de concurrence sur le marché mobile. Telenet rappelle que sur le marché mobile, Proximus et Orange possèdent ensemble " une part de marché de 75% et un quasi-monopole dans le segment business ".