Sinic est la dernière entreprise de l'immobilier à faire état en Chine de graves difficultés financières et son annonce intervient juste après celle du départ lundi de deux directeurs d'un autre groupe du secteur Fantasia qui peine également à rembourser ses dettes. Le groupe a indiqué qu'il était dans l'incapacité de rembourser un emprunt de 250 millions de dollars (216 millions d'euros) dont la dernière échéance est prévue lundi 18 octobre.

Sinic "anticipe qu'il ne disposera pas de suffisamment de liquidités" pour honorer ce versement, a indiqué l'entreprise dans un communiqué daté de mardi. La firme devra par ailleurs rembourser un autre emprunt de 250 millions de dollars en janvier, puis 210 millions en juin prochain.

Sinic avait fait les gros titres de la presse le mois dernier quand l'action du groupe avait perdu 87% à la Bourse de Hong Kong, dans la foulée des déboires du géant de l'immobilier Evergrande criblé de dettes. L'affaire a fait perdre au patron de Sinic plus d'un milliard de dollars, selon Forbes. Et les cotations de Sinic sont depuis suspendues à la Bourse de Hong Kong.

Ces difficultés mettent en lumière les inquiétudes en Chine autour de l'immobilier, un secteur capital pour la croissance de la deuxième économie mondiale. Evergrande, le poids lourd privé du secteur, se débat depuis plusieurs semaines pour honorer ses paiements d'intérêts et ses livraisons d'appartements. Le groupe est au bord du gouffre et sa faillite potentielle menace d'ébranler le secteur immobilier chinois, voire les marchés financiers mondiaux.

Evergrande est-il trop gros pour faire faillite?

- "Questions cruciales" -

Lundi, Evergrande n'a pu rembourser quelque 127 millions d'euros d'obligations à ses créanciers, selon l'agence d'information financière Bloomberg. Il s'agit du troisième manquement en l'espace de trois semaines pour la firme, qui dispose toutefois d'un délai de grâce de 30 jours avant d'être déclarée en défaut de paiement. Un premier délai de grâce expire le 23 octobre.

Le géant immobilier chinois Evergrande suspend ses opérations bousière à Hong Kong

Début octobre, un autre promoteur, Fantasia Holdings, n'a pu honorer un versement de quelque 205,7 millions de dollars (177 millions d'euros) dû à ses créanciers. Le groupe a annoncé lundi la démission de deux membres de sa direction. L'un d'eux, Ho Man, a fait part de son inquiétude de "ne pas avoir été tenu pleinement informé de certaines questions cruciales pour la société en temps opportun", a précisé Fantasia dans un communiqué.

Les cotations de Fantasia à Hong Kong ont été suspendues fin septembre.

Fantasia, promoteur immobilier chinois, ne parvient pas à rembourser sa dette

Le secteur immobilier a longtemps été l'une des locomotives de l'économie chinoise avec la construction de millions de logements. Une frénésie stimulée notamment par le besoin de la plupart des Chinois d'accéder à la propriété, étape quasi-obligée de la promotion sociale. Mais face au gonflement de la dette dans l'immobilier, les régulateurs ont imposé au secteur "trois lignes rouges", des ratios prudentiels qui visent à réduire le recours à l'emprunt des promoteurs. Les plus fragilisés peinent depuis à maintenir à flot leurs activités, alors que les ventes et prix dans l'immobilier ont fortement ralenti ces derniers mois.

Sinic est la dernière entreprise de l'immobilier à faire état en Chine de graves difficultés financières et son annonce intervient juste après celle du départ lundi de deux directeurs d'un autre groupe du secteur Fantasia qui peine également à rembourser ses dettes. Le groupe a indiqué qu'il était dans l'incapacité de rembourser un emprunt de 250 millions de dollars (216 millions d'euros) dont la dernière échéance est prévue lundi 18 octobre.Sinic "anticipe qu'il ne disposera pas de suffisamment de liquidités" pour honorer ce versement, a indiqué l'entreprise dans un communiqué daté de mardi. La firme devra par ailleurs rembourser un autre emprunt de 250 millions de dollars en janvier, puis 210 millions en juin prochain. Sinic avait fait les gros titres de la presse le mois dernier quand l'action du groupe avait perdu 87% à la Bourse de Hong Kong, dans la foulée des déboires du géant de l'immobilier Evergrande criblé de dettes. L'affaire a fait perdre au patron de Sinic plus d'un milliard de dollars, selon Forbes. Et les cotations de Sinic sont depuis suspendues à la Bourse de Hong Kong.Ces difficultés mettent en lumière les inquiétudes en Chine autour de l'immobilier, un secteur capital pour la croissance de la deuxième économie mondiale. Evergrande, le poids lourd privé du secteur, se débat depuis plusieurs semaines pour honorer ses paiements d'intérêts et ses livraisons d'appartements. Le groupe est au bord du gouffre et sa faillite potentielle menace d'ébranler le secteur immobilier chinois, voire les marchés financiers mondiaux.Evergrande est-il trop gros pour faire faillite?- "Questions cruciales" -Lundi, Evergrande n'a pu rembourser quelque 127 millions d'euros d'obligations à ses créanciers, selon l'agence d'information financière Bloomberg. Il s'agit du troisième manquement en l'espace de trois semaines pour la firme, qui dispose toutefois d'un délai de grâce de 30 jours avant d'être déclarée en défaut de paiement. Un premier délai de grâce expire le 23 octobre.Le géant immobilier chinois Evergrande suspend ses opérations bousière à Hong KongDébut octobre, un autre promoteur, Fantasia Holdings, n'a pu honorer un versement de quelque 205,7 millions de dollars (177 millions d'euros) dû à ses créanciers. Le groupe a annoncé lundi la démission de deux membres de sa direction. L'un d'eux, Ho Man, a fait part de son inquiétude de "ne pas avoir été tenu pleinement informé de certaines questions cruciales pour la société en temps opportun", a précisé Fantasia dans un communiqué. Les cotations de Fantasia à Hong Kong ont été suspendues fin septembre.Fantasia, promoteur immobilier chinois, ne parvient pas à rembourser sa detteLe secteur immobilier a longtemps été l'une des locomotives de l'économie chinoise avec la construction de millions de logements. Une frénésie stimulée notamment par le besoin de la plupart des Chinois d'accéder à la propriété, étape quasi-obligée de la promotion sociale. Mais face au gonflement de la dette dans l'immobilier, les régulateurs ont imposé au secteur "trois lignes rouges", des ratios prudentiels qui visent à réduire le recours à l'emprunt des promoteurs. Les plus fragilisés peinent depuis à maintenir à flot leurs activités, alors que les ventes et prix dans l'immobilier ont fortement ralenti ces derniers mois.