Fantasia Holdings n'a pas pu régler lundi les 205,7 millions de dollars (177 millions d'euros) dus à ses créanciers, a annoncé mardi l'entreprise basée à Shenzhen. Cette annonce intervient alors que la société de gestion Country Garden Services Holdings a indiqué de son côté qu'une filiale de Fantasia n'avait pas remboursé un prêt de 700 millions de yuans (93 millions d'euros), prévoyant un possible défaut du groupe immobilier.

Les peurs de contagion à l'économie chinoise se renforcent depuis qu'Evergrande, le promoteur immobilier privé le plus endetté du pays, se débat avec une dette de quelque 260 milliards d'euros et se dirige vers une restructuration.

Evergrande a suspendu lundi sa cotation boursière à Hong Kong dans l'attente d'une annonce de "transaction majeure", un media évoquant un plan du promoteur hongkongais Hopson Development Holdings pour le rachat de 51% de sa branche de services immobiliers pour plus de 40 milliards de dollars hongkongais (4,43 milliards d'euros). Fantasia est un acteur du marché bien moins important qu'Evergrande mais ses difficultés mettent en lumière les inquiétudes des investisseurs concernant les informations financières des entreprises.

Fitch a dégradé la note de Fantasia de B à CCC- lundi, une décision qui souligne la possibilité d'un défaut. L'agence de notation a ajouté dans un communiqué que, bien que les médias aient indiqué que Fantasia n'avait pas honoré un précédent paiement auprès de détenteurs d'obligations, cela "ne semble pas avoir été mentionné dans les rapports financiers de la société". "Nous croyons que l'existence de ces obligations signifie que la situation de liquidités de l'entreprise pourrait être plus serrée que ce que nous avions prévu", écrit Fitch. "En outre, cet incident jette un doute sur la transparence des informations financières de la société", estime l'agence de notation.

Par ailleurs, S&P a dégradé la note d'un autre promoteur chinois, Sinic Holdings, estimant que sa "capacité de service de la dette est presque épuisée". Sinic n'a pas pu honorer les paiements d'intérêts, ce qui pourrait entraîner une "accélération des remboursements des autres obligations de Sinic", a indiqué S&P lundi.

Le patron de Sinic, basé à Shanghai, a fait les gros titres de la presse le mois dernier lorsqu'il a perdu plus d'un milliard de dollars dans l'effondrement du marché dû aux inquiétudes entourant Evergrande.

La fortune de Zhang Yuanlin est passée, selon Forbes, de 1,3 milliard de dollars à 250,7 millions le 20 septembre, lorsque son groupe a dû suspendre sa cotation à la Bourse de Hong Kong après une chute de son action de 87%.

Les autorités chinoises ont placé le secteur immobilier sous haute surveillance, les régulateurs ayant imposé l'an passé "trois lignes rouges", des ratios prudentiels qui visent à réduire leur recours à l'emprunt.

Fantasia Holdings n'a pas pu régler lundi les 205,7 millions de dollars (177 millions d'euros) dus à ses créanciers, a annoncé mardi l'entreprise basée à Shenzhen. Cette annonce intervient alors que la société de gestion Country Garden Services Holdings a indiqué de son côté qu'une filiale de Fantasia n'avait pas remboursé un prêt de 700 millions de yuans (93 millions d'euros), prévoyant un possible défaut du groupe immobilier.Les peurs de contagion à l'économie chinoise se renforcent depuis qu'Evergrande, le promoteur immobilier privé le plus endetté du pays, se débat avec une dette de quelque 260 milliards d'euros et se dirige vers une restructuration.Evergrande a suspendu lundi sa cotation boursière à Hong Kong dans l'attente d'une annonce de "transaction majeure", un media évoquant un plan du promoteur hongkongais Hopson Development Holdings pour le rachat de 51% de sa branche de services immobiliers pour plus de 40 milliards de dollars hongkongais (4,43 milliards d'euros). Fantasia est un acteur du marché bien moins important qu'Evergrande mais ses difficultés mettent en lumière les inquiétudes des investisseurs concernant les informations financières des entreprises.Fitch a dégradé la note de Fantasia de B à CCC- lundi, une décision qui souligne la possibilité d'un défaut. L'agence de notation a ajouté dans un communiqué que, bien que les médias aient indiqué que Fantasia n'avait pas honoré un précédent paiement auprès de détenteurs d'obligations, cela "ne semble pas avoir été mentionné dans les rapports financiers de la société". "Nous croyons que l'existence de ces obligations signifie que la situation de liquidités de l'entreprise pourrait être plus serrée que ce que nous avions prévu", écrit Fitch. "En outre, cet incident jette un doute sur la transparence des informations financières de la société", estime l'agence de notation.Par ailleurs, S&P a dégradé la note d'un autre promoteur chinois, Sinic Holdings, estimant que sa "capacité de service de la dette est presque épuisée". Sinic n'a pas pu honorer les paiements d'intérêts, ce qui pourrait entraîner une "accélération des remboursements des autres obligations de Sinic", a indiqué S&P lundi.Le patron de Sinic, basé à Shanghai, a fait les gros titres de la presse le mois dernier lorsqu'il a perdu plus d'un milliard de dollars dans l'effondrement du marché dû aux inquiétudes entourant Evergrande.La fortune de Zhang Yuanlin est passée, selon Forbes, de 1,3 milliard de dollars à 250,7 millions le 20 septembre, lorsque son groupe a dû suspendre sa cotation à la Bourse de Hong Kong après une chute de son action de 87%.Les autorités chinoises ont placé le secteur immobilier sous haute surveillance, les régulateurs ayant imposé l'an passé "trois lignes rouges", des ratios prudentiels qui visent à réduire leur recours à l'emprunt.