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" J'ai été assez étonné par l'intensité de cette reprise, explique Benoit Daloze, l'un des principaux agents immobiliers de l'agence Sorimo, active dans l'est de Bruxelles. Le confinement n'a pratiquement rien changé au comportement des acquéreurs. Ils se plient aux mesures sanitaires sans souci. D'autant plus que dans les communes où nous travaillons principalement (Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert et Etterbeek), le port du masque est obligatoire. Deux personnes au maximum sont autorisées par visite. Et je suis le seul à être habilité à toucher les portes et autre mobilier, que nous désinfectons par la suite. Je demande aux propriétaires, dont aucun que je connais n'a souhaité reporter la vente de son bien, de sortir dans le jardin. Ce qu'ils font sans problème puisqu'il fait beau. En fait, l'envie d'acheter surpasse actuellement les contraintes sanitaires. " Les plus réfractaires à ces différentes mesures semblent être les locataires qui occupent un appartement et voient défiler les candidats. " Eux n'ont rien à gagner dans l'aventure, poursuit Benoit Daloze. Ils sont donc relativement réticents. Certains exigent que les visiteurs mettent des chaussons. " Reste à voir si cette intense activité se poursuivra dans les prochaines semaines ou s'il s'agit uniquement d'un effet de rattrapage lié à deux mois d'inactivité. Il semble que l'on se dirige vers une reprise en deux temps, avec un retour dans les standards habituels en septembre. S'il sera impossible d'atteindre les 150.000 ventes de l'an dernier (maisons et appartements), les 10.600 agents immobiliers IPI (agréés par l'Institut des professionnels de l'immobilier) espèrent limiter la casse. " La digitalisation du secteur immobilier nous a également permis de mieux digérer cette crise, explique Nicolas Watillon, directeur de l'agence Proxigest Immobilier, situé à Bouge, et vice-président de l'IPI. Notre agence a investi en février dans un système facilitant les visites virtuelles. Une très bonne chose ! Cela nous a permis de garder un contact avec nos clients et de réaliser certaines ventes. Nous continuons d'ailleurs de travailler de cette manière aujourd'hui, pour défricher le terrain. Ce sera un vrai atout à l'avenir. "