Mauvaise nouvelle pour les candidats à l'achat d'une maison ou d'un appartement: alors que les prix des biens ne cessent de grimper, voilà que les taux hypothécaires montent aussi. Selon les chiffres collectés par le site www.guide-epargne.be, les meilleurs taux négociés pour un crédit sur 20 ans à taux fixe ont franchi ces dernières semaines la barre symbolique du pour cent, alors qu'ils évoluaient en dessous de ce seuil depuis de longs mois.

Plusieurs éléments semblent expliquer cette remontée. Il y a d'abord l'inflation et la forte demande des ménages. La pandémie continue d'accroître les besoins en termes d'espace et de lieu. Une habitation avec un jardin ou une terrasse et une pièce supplémentaire pour y aménager un bureau figurent en tête de liste des critères des candidats à l'achat. Si bien que les experts de Belfius tablent sur une inflation immobilière moyenne de 5% pour cette année.

Par ailleurs, certaines banques auraient également atteint le quota imposé par la BNB. Un quota qui, pour mémoire, prévoit pour chaque banque un volume de prêts dont le capital emprunté dépassant 90% de la valeur du bien acheté est plafonné à un tiers de sa production totale de nouveaux crédits. Alors, info ou intox: les banques sont-elles en train de resserrer leurs conditions? La machine hypothécaire a en tout cas tourné à plein régime au cours des six derniers mois. Il n'est qu'à voir les chiffres dévoilés début août par Belfius et ING Belgique à l'occasion de la publication de leurs comptes pour le premier semestre 2021: 30% de prêts hypothécaires en plus entre début janvier et fin juin pour le groupe dirigé par Marc Raisière et même 40% de plus au cours de la même période pour la maison de l'avenue Marnix.

5%

Inflation immobilière moyenne prévue cette année par les experts de Belfius.

Volatilité

Face à cette forte demande des ménages, l'augmentation des taux hypothécaires reste pour le moment toutefois limitée. "Même s'il y a actuellement une légère hausse, il faut noter que les taux des crédits hypothécaires restent historiquement extrêmement bas, et nous ne nous attendons pas à une remontée significative du taux de référence à court terme (taux des obligations de l'Etat belge, OLO, Ndlr)", indique Valéry Halloy, porte-parole francophone de BNP Paribas Fortis, leader du marché hypothécaire en Belgique. "Bien entendu, il n'est pas impossible d'observer une certaine volatilité, poursuit-il. Au début de l'année, nous avons d'ailleurs constaté une légère augmentation des taux d'intérêt de quelques points de base. Parallèlement, nous ne pensons pas que les taux d'intérêt vont encore beaucoup baisser. Parier sur une diminution de taux à venir semble hasardeux."

Quoi qu'il en soit, emprunter reste encore très avantageux. "Avec une mensualité de 690 euros, le client qui a contracté un emprunt en mai 2021 avec un taux d'intérêt à 1,33% a pu emprunter jusqu'à 145.000 euros. Avec une mensualité équivalente de 690 euros, le client qui avait contracté un emprunt début 2003 avec un taux d'intérêt à 5,50% ne pouvait emprunter que 100.000 euros. Cette différence se traduit par une augmentation de 45% de la capacité d'emprunt au cours des 17 dernières années", illustre le porte-parole de BNP Paribas Fortis.

Mauvaise nouvelle pour les candidats à l'achat d'une maison ou d'un appartement: alors que les prix des biens ne cessent de grimper, voilà que les taux hypothécaires montent aussi. Selon les chiffres collectés par le site www.guide-epargne.be, les meilleurs taux négociés pour un crédit sur 20 ans à taux fixe ont franchi ces dernières semaines la barre symbolique du pour cent, alors qu'ils évoluaient en dessous de ce seuil depuis de longs mois. Plusieurs éléments semblent expliquer cette remontée. Il y a d'abord l'inflation et la forte demande des ménages. La pandémie continue d'accroître les besoins en termes d'espace et de lieu. Une habitation avec un jardin ou une terrasse et une pièce supplémentaire pour y aménager un bureau figurent en tête de liste des critères des candidats à l'achat. Si bien que les experts de Belfius tablent sur une inflation immobilière moyenne de 5% pour cette année. Par ailleurs, certaines banques auraient également atteint le quota imposé par la BNB. Un quota qui, pour mémoire, prévoit pour chaque banque un volume de prêts dont le capital emprunté dépassant 90% de la valeur du bien acheté est plafonné à un tiers de sa production totale de nouveaux crédits. Alors, info ou intox: les banques sont-elles en train de resserrer leurs conditions? La machine hypothécaire a en tout cas tourné à plein régime au cours des six derniers mois. Il n'est qu'à voir les chiffres dévoilés début août par Belfius et ING Belgique à l'occasion de la publication de leurs comptes pour le premier semestre 2021: 30% de prêts hypothécaires en plus entre début janvier et fin juin pour le groupe dirigé par Marc Raisière et même 40% de plus au cours de la même période pour la maison de l'avenue Marnix. Face à cette forte demande des ménages, l'augmentation des taux hypothécaires reste pour le moment toutefois limitée. "Même s'il y a actuellement une légère hausse, il faut noter que les taux des crédits hypothécaires restent historiquement extrêmement bas, et nous ne nous attendons pas à une remontée significative du taux de référence à court terme (taux des obligations de l'Etat belge, OLO, Ndlr)", indique Valéry Halloy, porte-parole francophone de BNP Paribas Fortis, leader du marché hypothécaire en Belgique. "Bien entendu, il n'est pas impossible d'observer une certaine volatilité, poursuit-il. Au début de l'année, nous avons d'ailleurs constaté une légère augmentation des taux d'intérêt de quelques points de base. Parallèlement, nous ne pensons pas que les taux d'intérêt vont encore beaucoup baisser. Parier sur une diminution de taux à venir semble hasardeux." Quoi qu'il en soit, emprunter reste encore très avantageux. "Avec une mensualité de 690 euros, le client qui a contracté un emprunt en mai 2021 avec un taux d'intérêt à 1,33% a pu emprunter jusqu'à 145.000 euros. Avec une mensualité équivalente de 690 euros, le client qui avait contracté un emprunt début 2003 avec un taux d'intérêt à 5,50% ne pouvait emprunter que 100.000 euros. Cette différence se traduit par une augmentation de 45% de la capacité d'emprunt au cours des 17 dernières années", illustre le porte-parole de BNP Paribas Fortis.