Les soldes d'hiver ont été lancées ce lundi 4 janvier, au lieu de samedi, pour éviter l'afflux de clients dans les rues commerçantes en plein week-end alors que la pandémie est toujours bien d'actualité. La plupart des magasins ont des stocks importants à écouler car les ventes n'ont pas été bonnes cette saison. La majorité des commerçants représentés par le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) et l'Union des classes moyennes (UCM) détiennent encore au moins la moitié de leur stock. L'objectif principal sera évidemment de liquider au maximum les importants stocks restants, pour faire place à la nouvelle collection mais aussi pour renflouer la trésorerie mise à mal après une année difficile.

Les bonnes affaires pourraient commencer fort, si l'on en croit le SNI qui a sondé ses membres. En effet, trois quarts des répondants estiment qu'ils démarreront avec des réductions d'au moins 30%, et 15% des sondés pousseront même jusqu'aux 50% de remise dès les premiers jours. Avec l'importance des stocks restants, cela entraînera une guerre des prix dans un secteur où les marges sont déjà très faibles et où les commerçants ont plus que jamais besoin de liquidités, craint le SNI. Chez les commerçants, l'optimisme n'est pas vraiment de mise, une majorité d'entre eux s'attend à des ventes en baisse par rapport aux soldes de janvier 2020.

"Les commerces dits "non essentiels" ont pu rouvrir depuis près de 4 semaines mais les commerçants continuent à faire grise mine, indique le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI). En effet, selon notre enquête menée auprès de 820 détaillants, quelque deux tiers d'entre eux (65 %) constatent une fréquentation en baisse par rapport à la même période de l'année dernière. En moyenne, la baisse s'élève à 30 % Pour 30 % d'entre eux, elle est même toujours supérieure à 40 %."

Des mesures de lutte contre le coronavirus qui n'encouragent pas "le shopping plaisir", BELGA
Des mesures de lutte contre le coronavirus qui n'encouragent pas "le shopping plaisir" © BELGA

"Les commerçants ne sont pas optimistes du tout. En effet, 68 % d'entre eux s'attendent à des ventes en recul par rapport à janvier 2020. Et pourtant, ils ont toujours désespérément besoin de liquidités. Les problèmes de trésorerie restent en effet l'un des points centraux auxquels doivent faire face les commerçants", constate l'enquête.

"Nous constatons chaque jour que, pour bon nombre de nos membres commerçants, le spectre de la faillite se rapproche dangereusement. Dans ces circonstances, la réussite des soldes d'hiver sera véritablement cruciale pour leur survie !", expliquait la semaine dernière Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de la Chambre des Classes Moyennes du Conseil Economique et Social bruxellois.

La plupart des commerces non alimentaires sont sortis très affaiblis par les deux périodes de fermeture qui leur ont été imposées en 2020. Couplées aux mesures drastiques limitant la présence des clients dans les commerces, ces fermetures ont fortement impacté leur rentabilité. La plupart d'entre eux sont aujourd'hui littéralement exsangues et ils disposent toujours d'une importante partie de leur stock.

Des soldes qui ne seront pas une partie de plaisir comme les autres années. Il est en effet toujours interdit de faire ses courses à plusieurs, la règle de une personne non accompagnée dans les magasins pour un maximum de 30 minutes restant de vigueur. Les commerçants redoutent que cette règle décourage les clients de venir faire leurs courses, comme ce fut le cas au mois d'août, lors des soldes d'été.

D'après Pierre-Frédéric Nyst, le président de l'UCM (Union des classes moyennes), les commerçants remarquent une baisse de la fréquentation dans leurs magasins ces derniers jours, relaie le site de la RTBF. Un autre élément qui influence l'achat de nouveaux vêtements et accessoires est le fait que le télétravail perdure et est même renforcé dans de nombreuses sociétés. Une situation qui n'enjoint pas les consommateurs à se rhabiller.

Les commerçants ne sont pas optimistes du tout. 68 % d'entre eux s'attendent à des ventes en recul par rapport à janvier 2020. Et pourtant, ils ont toujours désespérément besoin de liquidités.

Clients transfrontaliers

La fermeture des magasins non-essentiels dans les pays limitrophes - notamment aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne - jusqu'à la mi-janvier et le report des soldes en France pourrait cependant donner une note d'espoir aux commerçant belges. "Les prochains jours nous diront si le fait que les soldes soient reportés en Allemagne, Pays-Bas et France influence le comportement des consommateurs et draine un surplus de clients", commente l'UCM. Cet élément à double tranchant a aussi tendance à pousser les membres du SNI au pessimisme, puisque 75% craignent à leur tour de devoir à nouveau fermer boutique pendant les soldes, si trop de clients transfrontaliers font le déplacement en Belgique.

"Le SNI a sondé ses membres sur cette éventualité en Belgique et trois quarts des commerçants craignent que les magasins ne soient obligés de fermer pendant les soldes. Si tel est le cas, beaucoup de commerçants perdront leur dernière lueur d'espoir. Nous espérons que le gouvernement ne décidera pas d'un troisième lockdown sans chiffres objectifs. Les commerçants ont fait de leur mieux pour que tout soit sûr et cela doit être pris en compte. Sinon, sur le plan financier et psychologique, ce sera la goutte d'eau qui fait déborder le vase", prévient le SNI.

Du côté de l'UCM, on tire aussi la sonnette d'alarme. "Depuis la réouverture de décembre, un commerçant sur deux considère que la fréquentation des commerces est en chute libre, tandis que 17 % des commerces sont toujours fermés, indique-t-on. La situation reste donc compliquée et seuls 24 % n'ont pas besoin de trésorerie. 69 % craignent pour la survie de leur commerce et il semble d'ores et déjà acquis que les soldes d'hiver ne seront certainement pas suffisants pour redresser la barre."

Les soldes d'hiver ont été lancées ce lundi 4 janvier, au lieu de samedi, pour éviter l'afflux de clients dans les rues commerçantes en plein week-end alors que la pandémie est toujours bien d'actualité. La plupart des magasins ont des stocks importants à écouler car les ventes n'ont pas été bonnes cette saison. La majorité des commerçants représentés par le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) et l'Union des classes moyennes (UCM) détiennent encore au moins la moitié de leur stock. L'objectif principal sera évidemment de liquider au maximum les importants stocks restants, pour faire place à la nouvelle collection mais aussi pour renflouer la trésorerie mise à mal après une année difficile. Les bonnes affaires pourraient commencer fort, si l'on en croit le SNI qui a sondé ses membres. En effet, trois quarts des répondants estiment qu'ils démarreront avec des réductions d'au moins 30%, et 15% des sondés pousseront même jusqu'aux 50% de remise dès les premiers jours. Avec l'importance des stocks restants, cela entraînera une guerre des prix dans un secteur où les marges sont déjà très faibles et où les commerçants ont plus que jamais besoin de liquidités, craint le SNI. Chez les commerçants, l'optimisme n'est pas vraiment de mise, une majorité d'entre eux s'attend à des ventes en baisse par rapport aux soldes de janvier 2020. "Les commerces dits "non essentiels" ont pu rouvrir depuis près de 4 semaines mais les commerçants continuent à faire grise mine, indique le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI). En effet, selon notre enquête menée auprès de 820 détaillants, quelque deux tiers d'entre eux (65 %) constatent une fréquentation en baisse par rapport à la même période de l'année dernière. En moyenne, la baisse s'élève à 30 % Pour 30 % d'entre eux, elle est même toujours supérieure à 40 %.""Les commerçants ne sont pas optimistes du tout. En effet, 68 % d'entre eux s'attendent à des ventes en recul par rapport à janvier 2020. Et pourtant, ils ont toujours désespérément besoin de liquidités. Les problèmes de trésorerie restent en effet l'un des points centraux auxquels doivent faire face les commerçants", constate l'enquête."Nous constatons chaque jour que, pour bon nombre de nos membres commerçants, le spectre de la faillite se rapproche dangereusement. Dans ces circonstances, la réussite des soldes d'hiver sera véritablement cruciale pour leur survie !", expliquait la semaine dernière Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de la Chambre des Classes Moyennes du Conseil Economique et Social bruxellois. La plupart des commerces non alimentaires sont sortis très affaiblis par les deux périodes de fermeture qui leur ont été imposées en 2020. Couplées aux mesures drastiques limitant la présence des clients dans les commerces, ces fermetures ont fortement impacté leur rentabilité. La plupart d'entre eux sont aujourd'hui littéralement exsangues et ils disposent toujours d'une importante partie de leur stock.Des soldes qui ne seront pas une partie de plaisir comme les autres années. Il est en effet toujours interdit de faire ses courses à plusieurs, la règle de une personne non accompagnée dans les magasins pour un maximum de 30 minutes restant de vigueur. Les commerçants redoutent que cette règle décourage les clients de venir faire leurs courses, comme ce fut le cas au mois d'août, lors des soldes d'été. D'après Pierre-Frédéric Nyst, le président de l'UCM (Union des classes moyennes), les commerçants remarquent une baisse de la fréquentation dans leurs magasins ces derniers jours, relaie le site de la RTBF. Un autre élément qui influence l'achat de nouveaux vêtements et accessoires est le fait que le télétravail perdure et est même renforcé dans de nombreuses sociétés. Une situation qui n'enjoint pas les consommateurs à se rhabiller. La fermeture des magasins non-essentiels dans les pays limitrophes - notamment aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne - jusqu'à la mi-janvier et le report des soldes en France pourrait cependant donner une note d'espoir aux commerçant belges. "Les prochains jours nous diront si le fait que les soldes soient reportés en Allemagne, Pays-Bas et France influence le comportement des consommateurs et draine un surplus de clients", commente l'UCM. Cet élément à double tranchant a aussi tendance à pousser les membres du SNI au pessimisme, puisque 75% craignent à leur tour de devoir à nouveau fermer boutique pendant les soldes, si trop de clients transfrontaliers font le déplacement en Belgique. "Le SNI a sondé ses membres sur cette éventualité en Belgique et trois quarts des commerçants craignent que les magasins ne soient obligés de fermer pendant les soldes. Si tel est le cas, beaucoup de commerçants perdront leur dernière lueur d'espoir. Nous espérons que le gouvernement ne décidera pas d'un troisième lockdown sans chiffres objectifs. Les commerçants ont fait de leur mieux pour que tout soit sûr et cela doit être pris en compte. Sinon, sur le plan financier et psychologique, ce sera la goutte d'eau qui fait déborder le vase", prévient le SNI.Du côté de l'UCM, on tire aussi la sonnette d'alarme. "Depuis la réouverture de décembre, un commerçant sur deux considère que la fréquentation des commerces est en chute libre, tandis que 17 % des commerces sont toujours fermés, indique-t-on. La situation reste donc compliquée et seuls 24 % n'ont pas besoin de trésorerie. 69 % craignent pour la survie de leur commerce et il semble d'ores et déjà acquis que les soldes d'hiver ne seront certainement pas suffisants pour redresser la barre."