Près de la moitié des travailleurs (52%) trouvent que leur rémunération est injustement basse, c'est-à-dire qu'ils ont le sentiment qu'elle n'est pas en adéquation avec leurs tâches et leurs responsabilités. Ce taux de mécontentement s'élève même à 65 % chez les femmes. Il ressort de l'étude, menée par Tempo-Team, que près des trois quarts des travailleurs belges (77%) se disent satisfaits de leur salaire, ils lui attribuent une note d'au moins 6/10 (les travailleurs belges accordent en moyenne à leur salaire un score de 6,6/10). Et pour les 23% qui trouvent que leur salaire n'est pas assez élevé, la note attribuée est de tout juste 5/10...

La plus grande proportion d'insatisfaits se retrouve chez les ouvriers (31%) tandis que chez les employés, ce taux d'insatisfaction se monte à 22%. Avec seulement 19% qui se plaignent de leur salaire, on peut dire que les fonctionnaires sont les plus satisfaits de leur rémunération.

Si le montant de son salaire a longtemps été un tabou pour le travailleur belge, il semblerait à l'heure actuelle qu'il en parle plus facilement, surtout pour le comparer, comme l'explique Anja Van den Broeck, experte en motivation du travail à la KU Leuven. "À cause de la pénurie de main-d'oeuvre et de la hausse des prix, les travailleurs sont nettement plus sensibilisés qu'autrefois à leur rémunération. Ils comparent davantage avec ce que gagnent les autres et veulent surtout avoir l'impression que leur salaire est équitable comparé à leurs collègues et équilibré avec leurs tâches et leurs responsabilités."

Au moment de signer, le salaire prime

L'étude menée par Tempo-Team démontre ainsi que 50% des travailleurs interrogés ont reconnu que la rémunération offerte pour le poste a été l'un des critères décisifs dans le choix de signer le contrat de travail avec une entreprise. Ainsi la rémunération l'a emporté sur le contenu de l'emploi (42 %) et même sur le fameux équilibre entre travail et vie privée (36 %). Une surprise, à une époque où cet équilibre revient à tout bout de champ et où bon nombre de travailleurs le réclament à cor et à cri. Il est donc faux de dire que le salaire n'a aucune importance pour le travailleur belge.

S'il a primé au moment de la signature, le salaire perd sa première place au fil du temps. Plus tard, lorsque on énumère les critères de fidélisation, incitant à rester dans l'entreprise, il arrive alors en seconde position (37 %), derrière la sécurité d'emploi (43 %).

Relations employeurs/travailleurs

L'étude de Tempo-Team souligne encore que malheureusement les employeurs sous-estiment l'importance de la rémunération. "Ils ne sont que 38 % à penser qu'elle est le facteur de prédilection pour choisir entre deux entreprises ; seulement un sur trois estime qu'un salaire insuffisant est la principale cause poussant les collaborateurs à partir voir ailleurs."

"Une communication claire et transparente concernant le salaire et les possibilités de progression dans l'entreprise ne suffit plus : il faut que cela concerne aussi la politique salariale ", explique Anja Van den Broeck.

De plus, 90% des collaborateurs ont l'impression de ne pouvoir négocier leur salaire avec leur employeur, alors que 27 % des patrons affirme exactement le contraire.

Près de la moitié des travailleurs (52%) trouvent que leur rémunération est injustement basse, c'est-à-dire qu'ils ont le sentiment qu'elle n'est pas en adéquation avec leurs tâches et leurs responsabilités. Ce taux de mécontentement s'élève même à 65 % chez les femmes. Il ressort de l'étude, menée par Tempo-Team, que près des trois quarts des travailleurs belges (77%) se disent satisfaits de leur salaire, ils lui attribuent une note d'au moins 6/10 (les travailleurs belges accordent en moyenne à leur salaire un score de 6,6/10). Et pour les 23% qui trouvent que leur salaire n'est pas assez élevé, la note attribuée est de tout juste 5/10... La plus grande proportion d'insatisfaits se retrouve chez les ouvriers (31%) tandis que chez les employés, ce taux d'insatisfaction se monte à 22%. Avec seulement 19% qui se plaignent de leur salaire, on peut dire que les fonctionnaires sont les plus satisfaits de leur rémunération.Si le montant de son salaire a longtemps été un tabou pour le travailleur belge, il semblerait à l'heure actuelle qu'il en parle plus facilement, surtout pour le comparer, comme l'explique Anja Van den Broeck, experte en motivation du travail à la KU Leuven. "À cause de la pénurie de main-d'oeuvre et de la hausse des prix, les travailleurs sont nettement plus sensibilisés qu'autrefois à leur rémunération. Ils comparent davantage avec ce que gagnent les autres et veulent surtout avoir l'impression que leur salaire est équitable comparé à leurs collègues et équilibré avec leurs tâches et leurs responsabilités."Au moment de signer, le salaire primeL'étude menée par Tempo-Team démontre ainsi que 50% des travailleurs interrogés ont reconnu que la rémunération offerte pour le poste a été l'un des critères décisifs dans le choix de signer le contrat de travail avec une entreprise. Ainsi la rémunération l'a emporté sur le contenu de l'emploi (42 %) et même sur le fameux équilibre entre travail et vie privée (36 %). Une surprise, à une époque où cet équilibre revient à tout bout de champ et où bon nombre de travailleurs le réclament à cor et à cri. Il est donc faux de dire que le salaire n'a aucune importance pour le travailleur belge.S'il a primé au moment de la signature, le salaire perd sa première place au fil du temps. Plus tard, lorsque on énumère les critères de fidélisation, incitant à rester dans l'entreprise, il arrive alors en seconde position (37 %), derrière la sécurité d'emploi (43 %). Relations employeurs/travailleursL'étude de Tempo-Team souligne encore que malheureusement les employeurs sous-estiment l'importance de la rémunération. "Ils ne sont que 38 % à penser qu'elle est le facteur de prédilection pour choisir entre deux entreprises ; seulement un sur trois estime qu'un salaire insuffisant est la principale cause poussant les collaborateurs à partir voir ailleurs." "Une communication claire et transparente concernant le salaire et les possibilités de progression dans l'entreprise ne suffit plus : il faut que cela concerne aussi la politique salariale ", explique Anja Van den Broeck.De plus, 90% des collaborateurs ont l'impression de ne pouvoir négocier leur salaire avec leur employeur, alors que 27 % des patrons affirme exactement le contraire.