Tout le monde en parle, il est sur toutes les lèvres et de toutes les conversations, mais qu'est-ce exactement ce ChatGPT ou "Generative pre-trained transformer" ("Transformateur générique pré-entraîné") lancé en novembre de l'an passé par la société OpenAI? Qualifié par les uns d'intelligence artificielle, par les autres de chatbot, voire un agrégateur d'informations, ChatGPT est en fait un prototype d'agent conversationnel, utilisant l'intelligence artificielle. La version actuelle que nous connaissons n'est pas connectée à Internet, mais il y a tout lieu de croire que les prochaines versions, une fois passé le stade du prototype, le seront.

Lors de son lancement, ChatGPT a fait l'unanimité et reçu de nombreux éloges. Tous s'extasiaient sur la pertinence de ses réponses et sa connaissance des sujets les plus divers. Mais cette admiration s'est transformée petit à petit en méfiance, puis en crainte. A trop en savoir sur tout, à être trop "parfait", ChatGPT ne serait-il pas bientôt source de problèmes : ne va-t-il pas remplacer l'"humain" et donc être synonyme de nombreuses pertes d'emploi dans les entreprises ?

Sortlist, une plateforme dédiée au marketing, s'est penché sur la question et a interrogé 500 employés et employeurs, répartis dans six pays et qui utilisent cet outil. L'étude met en avant des données sur ce que les employés et employeurs pensent de l'apparition de ChatGPT dans le monde du travail, combien ils seraient prêts à payer pour l'obtenir, et s'ils y voient une menace ou une opportunité.

Crainte de suppressions d'emplois

Trois secteurs sont passés sur le grill: informatique (logiciels et technologie), l'éducation et la finance. Sur les 250 employés interrogés, tous secteurs confondus, plus d'un cinquième (21%) affirment que le plus gros risque de l'outil est qu'il remplace leurs emplois.

Par secteur, selon le sondage de Sortlist, cela donne 23 % des employés travaillant dans le secteur des logiciels et de la technologie qui craignent de perdre leur emploi à cause de ChatGPT, contre 31% pour le secteur de l'éducation. Tandis que les employés du secteur de la finance ne considèrent pas le ChatGPT comme une menace, ils ne sont que 14% à craindre une réduction des effectifs et des coûts à cause de ChatGPT.

Du côté des employeurs, ils sont 26% dans le secteur informatique à envisager réduire leurs effectifs avec l'appui de cette nouvelle technologie, suivi par le secteur de la finance. Dans ce secteur, les employeurs sont 70% plus susceptibles de réduire leurs effectifs que ne le prévoient leurs employés. En effet, ils sont 22% à considérer la réduction du personnel comme une possibilité s'ils devaient introduire le ChatGPT dans leur entreprise.

"Tous secteurs confondus, les milléniaux sont 43 % plus inquiets des suppressions d'emplois dans leur secteur d'activité. Toutefois, ce chiffre augmente de manière significative lorsqu'il s'agit de ceux qui travaillent dans les secteurs des logiciels et des technologies", précise le sondage.

Et dans les travaux qui seraient attribués à ChatGPT au détriment de l'humain, la plupart des milléniaux pensent qu'il sera utilisé pour rédiger des textes plutôt que pour coder, par exemple pour répondre aux questions des clients (50 %) et pour toucher des clients potentiels (38 %).

Une productivité revue à la hausse

Si les avis des employeurs et des employés divergent sur l'impact que ChatGPT pourrait avoir sur l'emploi, ils se rejoignent sur un point : la productivité va augmenter! Ainsi, le sondage précise que "la plupart des employés (32%) voient une augmentation de la productivité comprise entre 25 et 50%, tout comme les employeurs (33%), mais ces derniers voient une augmentation moyenne de la productivité légèrement supérieure à celle de leurs employés".

Mais encore une fois son utilisation fait débat. Parmi les employés à penser que ChatGPT pourrait au moins doubler leur productivité, ils sont 45 % à l'imaginer indispensable pour des tâches de codage, et 38 % d'entre eux pensent qu'il serait plus bénéfique pour les départements informatiques et d'ingénierie. Tandis que parmi les employeurs, ils ne sont que 31% à y penser pour du codage. Par contre, les employeurs (41%) verraient bien ChatGPT doubler leur productivité dans des activités plus rédactionnelles, comme des textes de marketing, ou de relations publiques.

Quant à la Génération Z, la moitié (50%) des employés de cette catégorie d'âge (18-24 ans) pensent que la productivité serait boostée par deux ou trois grâce à ChatGPT : 58% d'entre eux envisagent que cela sera le cas dans les relations avec la clientèle, tandis que 50 % de cette catégorie de répondants pensent plus à des activités de codage.

Prêt à payer pour un ChatGPT Professional ?

Malgré tout l'enthousiasme montré par les participants au sondage de Sortlist quant aux gains de productivité potentiels de ChatGPT, ils sont néanmoins près de 39% à exprimer leur inquiétude quant à la perte du contact humain et à la déshumanisation des relations avec leurs clients.

Malgré ce risque, ils sont 82% des employeurs à croire qu'un filigrane (de type "Je n'ai pas été écrit par un humain") ne ferait aucune différence dans leur utilisation de ChatGPT.

Enthousiastes, mais prêts à payer pour utiliser ChatGPT ? La réponse est unanime et positive : c'est oui pour le secteur informatique (logiciels et technologies). Le jour où ChatGPT ne sera plus gratuit, 32 % des personnes interrogées de ce secteur sont prêtes à payer plus de 250 euros par mois et 52 % iraient même à plus de 500 euros. Suivi de manière nettement moins enflammée par le secteur de la finance, avec seulement 19 % de personnes prêtes à payer plus de 250 euros par mois.

Tout le monde en parle, il est sur toutes les lèvres et de toutes les conversations, mais qu'est-ce exactement ce ChatGPT ou "Generative pre-trained transformer" ("Transformateur générique pré-entraîné") lancé en novembre de l'an passé par la société OpenAI? Qualifié par les uns d'intelligence artificielle, par les autres de chatbot, voire un agrégateur d'informations, ChatGPT est en fait un prototype d'agent conversationnel, utilisant l'intelligence artificielle. La version actuelle que nous connaissons n'est pas connectée à Internet, mais il y a tout lieu de croire que les prochaines versions, une fois passé le stade du prototype, le seront.Lors de son lancement, ChatGPT a fait l'unanimité et reçu de nombreux éloges. Tous s'extasiaient sur la pertinence de ses réponses et sa connaissance des sujets les plus divers. Mais cette admiration s'est transformée petit à petit en méfiance, puis en crainte. A trop en savoir sur tout, à être trop "parfait", ChatGPT ne serait-il pas bientôt source de problèmes : ne va-t-il pas remplacer l'"humain" et donc être synonyme de nombreuses pertes d'emploi dans les entreprises ?Sortlist, une plateforme dédiée au marketing, s'est penché sur la question et a interrogé 500 employés et employeurs, répartis dans six pays et qui utilisent cet outil. L'étude met en avant des données sur ce que les employés et employeurs pensent de l'apparition de ChatGPT dans le monde du travail, combien ils seraient prêts à payer pour l'obtenir, et s'ils y voient une menace ou une opportunité.Crainte de suppressions d'emploisTrois secteurs sont passés sur le grill: informatique (logiciels et technologie), l'éducation et la finance. Sur les 250 employés interrogés, tous secteurs confondus, plus d'un cinquième (21%) affirment que le plus gros risque de l'outil est qu'il remplace leurs emplois. Par secteur, selon le sondage de Sortlist, cela donne 23 % des employés travaillant dans le secteur des logiciels et de la technologie qui craignent de perdre leur emploi à cause de ChatGPT, contre 31% pour le secteur de l'éducation. Tandis que les employés du secteur de la finance ne considèrent pas le ChatGPT comme une menace, ils ne sont que 14% à craindre une réduction des effectifs et des coûts à cause de ChatGPT.Du côté des employeurs, ils sont 26% dans le secteur informatique à envisager réduire leurs effectifs avec l'appui de cette nouvelle technologie, suivi par le secteur de la finance. Dans ce secteur, les employeurs sont 70% plus susceptibles de réduire leurs effectifs que ne le prévoient leurs employés. En effet, ils sont 22% à considérer la réduction du personnel comme une possibilité s'ils devaient introduire le ChatGPT dans leur entreprise."Tous secteurs confondus, les milléniaux sont 43 % plus inquiets des suppressions d'emplois dans leur secteur d'activité. Toutefois, ce chiffre augmente de manière significative lorsqu'il s'agit de ceux qui travaillent dans les secteurs des logiciels et des technologies", précise le sondage.Et dans les travaux qui seraient attribués à ChatGPT au détriment de l'humain, la plupart des milléniaux pensent qu'il sera utilisé pour rédiger des textes plutôt que pour coder, par exemple pour répondre aux questions des clients (50 %) et pour toucher des clients potentiels (38 %).Une productivité revue à la hausseSi les avis des employeurs et des employés divergent sur l'impact que ChatGPT pourrait avoir sur l'emploi, ils se rejoignent sur un point : la productivité va augmenter! Ainsi, le sondage précise que "la plupart des employés (32%) voient une augmentation de la productivité comprise entre 25 et 50%, tout comme les employeurs (33%), mais ces derniers voient une augmentation moyenne de la productivité légèrement supérieure à celle de leurs employés".Mais encore une fois son utilisation fait débat. Parmi les employés à penser que ChatGPT pourrait au moins doubler leur productivité, ils sont 45 % à l'imaginer indispensable pour des tâches de codage, et 38 % d'entre eux pensent qu'il serait plus bénéfique pour les départements informatiques et d'ingénierie. Tandis que parmi les employeurs, ils ne sont que 31% à y penser pour du codage. Par contre, les employeurs (41%) verraient bien ChatGPT doubler leur productivité dans des activités plus rédactionnelles, comme des textes de marketing, ou de relations publiques.Quant à la Génération Z, la moitié (50%) des employés de cette catégorie d'âge (18-24 ans) pensent que la productivité serait boostée par deux ou trois grâce à ChatGPT : 58% d'entre eux envisagent que cela sera le cas dans les relations avec la clientèle, tandis que 50 % de cette catégorie de répondants pensent plus à des activités de codage.Prêt à payer pour un ChatGPT Professional ?Malgré tout l'enthousiasme montré par les participants au sondage de Sortlist quant aux gains de productivité potentiels de ChatGPT, ils sont néanmoins près de 39% à exprimer leur inquiétude quant à la perte du contact humain et à la déshumanisation des relations avec leurs clients.Malgré ce risque, ils sont 82% des employeurs à croire qu'un filigrane (de type "Je n'ai pas été écrit par un humain") ne ferait aucune différence dans leur utilisation de ChatGPT. Enthousiastes, mais prêts à payer pour utiliser ChatGPT ? La réponse est unanime et positive : c'est oui pour le secteur informatique (logiciels et technologies). Le jour où ChatGPT ne sera plus gratuit, 32 % des personnes interrogées de ce secteur sont prêtes à payer plus de 250 euros par mois et 52 % iraient même à plus de 500 euros. Suivi de manière nettement moins enflammée par le secteur de la finance, avec seulement 19 % de personnes prêtes à payer plus de 250 euros par mois.