Avec l'administration de la TVA, l'Office national de sécurité sociale (ONSS) est le principal créancier des entreprises en difficulté. Depuis le début de la crise sanitaire, ces deux organismes se réfrénaient de citer ces dernières en faillite devant le tribunal de l'entreprise. Ce moratoire de fait a pris fin il y a quelqu...

Avec l'administration de la TVA, l'Office national de sécurité sociale (ONSS) est le principal créancier des entreprises en difficulté. Depuis le début de la crise sanitaire, ces deux organismes se réfrénaient de citer ces dernières en faillite devant le tribunal de l'entreprise. Ce moratoire de fait a pris fin il y a quelques semaines, a rapporté L'Echo. L'ONSS a en effet progressivement repris les citations en faillite. D'après des chiffres de Trends Business Information, 57% des jugements de faillite sont aujourd'hui prononcés sur assignation, contre 30% au début de l'année. Habituellement, environ 10.000 entreprises font faillite chaque année. Depuis le début de la crise, ce volume a été réduit d'un tiers. C'est dû à la conjonction de plusieurs mesures de soutien: chômage temporaire, primes régionales, reports de charge, procédure en réorganisation judiciaire allégée... et moratoires sur les faillites. A deux reprises (lors des première et deuxième vagues), les faillites ont été purement et simplement suspendues. S'y est ajouté le moratoire de fait, qui est désormais terminé. Les difficultés économiques et les problèmes de solvabilité rencontrés par certaines entreprises n'ont cependant pas disparu. Les dépôts de bilan devraient donc progressivement augmenter. D'après Pascal Flisch, responsable de la recherche chez Trends Business Information, entre 20.000 et 25.000 faillites pourraient survenir en 2022.