Au lendemain d'une sortie de Paul Magnette, le président du PS sur sa volonté de mettre fin à l'e-commerce en Belgique, le SNI se dit encore "abasourdi". "Revenir en arrière n'est pas une option. N'oublions jamais que c'est le consommateur qui choisit. Ne pas avoir de bases logistiques en Belgique ne l'empêchera pas de continuer à consommer en France, en Chine ou aux Etats-Unis", laisse entendre le syndicat neutre des indépendants par voie de communiqué. Il faut bien entendu un encadrement plus strict pour garantir une concurrence loyale entre les commerçants locaux et les géants du secteur, est-il d'avis. "Pensons notamment en termes de fiscalité ou de respect des normes sociales".

Miser sur l'e-commerce de proximité

"Misons sur le soutien aux petits commerces pour qu'ils se lancent dans l'e-commerce de proximité à hauteur de leurs possibilités car le consommateur en a définitivement pris la direction".

Le SNI a, dans cet objectif, établi un programme d'accompagnement à l'attention des indépendants via Digital Commerce, un programme qui, selon le syndicat, a déjà connu un grand succès auprès des commerçants.

"L'e-commerce a probablement contribué en partie à certaines disparations de commerces mais il a aussi permis à de très nombreuses PME de trouver de nouveaux clients qu'elles n'auraient jamais touchés sans lui. L'e-commerce, c'est aussi des indépendants et des PME qui travaillent dans la logistique et le transport ! ", argumente le SNI.

Le SNI fait par ailleurs un autre rappel aux politiques dans son communiqué. "L'e-commerce n'a qu'une dizaine d'années. Or, cela fait maintenant 30 ans que les centres-villes commerciaux ont des problèmes et se dépeuplent de leurs commerces".

"Que les politiques jettent plutôt un oeil sur tous ces permis accordés à des dizaines de centres commerciaux gigantesques en périphérie des villes, à la difficulté de trouver une place pour se garer en ville (et aux tarifs prohibitifs de ces parkings), à toutes ces taxes vexatoires qui pèsent sur les commerces, au manque d'efforts globaux pour faire des centres-villes des lieux conviviaux pour déambuler et faire son shopping. Il y a là certainement beaucoup plus à faire aujourd'hui", peut-on encore lire dans le communiqué.

Le Setca veut replacer le débat sur l'e-commerce entre les mains des partenaires sociaux

Pour le Setca, si les propos du président du PS Paul Magnette sur le commerce en ligne manquent de nuances, il est nécessaire de débattre de la course à la consommation, à la flexibilité et de l'élargissement du travail de nuit dans le secteur commercial, afin de différencier "besoins et caprices". Et c'est entre partenaires sociaux que ce débat doit se tenir, souligne mardi le syndicat socialiste.

Au-delà de la caricature, "le propos tient du bon sens" à un moment où le gouvernement doit discuter de la réforme du marché du travail et des règles en matière de travail de nuit pour l'e-commerce, estime le Setca. Pour ce dernier, il s'agit surtout de dénoncer "la course effrénée à la consommation" et de remettre en question "la nécessité de pouvoir acheter et consommer 24h/24, 7 jours/7", tout en s'inquiétant du bien-être des travailleurs et travailleuses.

Pour les partis libéraux, l'enjeu d'un assouplissement des règles entourant l'e-commerce est d'empêcher une fuite des emplois vers des pays voisins comme les Pays-Bas, où les règles sont déjà plus souples. "L'e-commerce est un secteur qui vit et génère de nombreux emplois (...) pas seulement (auprès) des géants du web comme Amazon ou bol.com" mais aussi pour "les petites chaînes de magasins ou le petit commerçant qui a aujourd'hui la possibilité de faire livrer des colis à sa clientèle", rappelle le syndicat. Mais le débat doit se mener entre les interlocuteurs sociaux, insiste le Setca.

Des travailleurs toujours plus flexibles

Pour le syndicat socialiste, la Fédération belge du commerce et des services Comeos "veut contourner la concertation sociale afin d'avoir des travailleurs toujours plus flexibles et déréguler le plus possible en termes de coûts. Le développement de l'e-commerce n'est pas intimement lié au travail de nuit, comme ils voudraient le faire croire". "Il y aura des glissements d'emplois et des défis organisationnels", convient le Setca. Toutefois, il n'existe pas un seul modèle de commerce en ligne, plaide-t-il.

"Les expériences sont multiples et doivent être taillées sur mesure" pour que "l'e-commerce ne soit plus une formidable usine de travailleurs exploités mais un moyen de transformer qualitativement un secteur qui emploie des centaines de milliers de travailleurs (logistique et commerce)".

Le président du Parti socialiste Paul Magnette est revenu, mardi dans un entretien à Sudinfo, sur son souhait exprimé la veille dans le magazine flamand Humo de voir la Belgique sortir de l'e-commerce. "Non, bien sûr. Il n'est pas question de faire disparaître tout l'e-commerce", précise-t-il.

Au lendemain d'une sortie de Paul Magnette, le président du PS sur sa volonté de mettre fin à l'e-commerce en Belgique, le SNI se dit encore "abasourdi". "Revenir en arrière n'est pas une option. N'oublions jamais que c'est le consommateur qui choisit. Ne pas avoir de bases logistiques en Belgique ne l'empêchera pas de continuer à consommer en France, en Chine ou aux Etats-Unis", laisse entendre le syndicat neutre des indépendants par voie de communiqué. Il faut bien entendu un encadrement plus strict pour garantir une concurrence loyale entre les commerçants locaux et les géants du secteur, est-il d'avis. "Pensons notamment en termes de fiscalité ou de respect des normes sociales". "Misons sur le soutien aux petits commerces pour qu'ils se lancent dans l'e-commerce de proximité à hauteur de leurs possibilités car le consommateur en a définitivement pris la direction". Le SNI a, dans cet objectif, établi un programme d'accompagnement à l'attention des indépendants via Digital Commerce, un programme qui, selon le syndicat, a déjà connu un grand succès auprès des commerçants. "L'e-commerce a probablement contribué en partie à certaines disparations de commerces mais il a aussi permis à de très nombreuses PME de trouver de nouveaux clients qu'elles n'auraient jamais touchés sans lui. L'e-commerce, c'est aussi des indépendants et des PME qui travaillent dans la logistique et le transport ! ", argumente le SNI. Le SNI fait par ailleurs un autre rappel aux politiques dans son communiqué. "L'e-commerce n'a qu'une dizaine d'années. Or, cela fait maintenant 30 ans que les centres-villes commerciaux ont des problèmes et se dépeuplent de leurs commerces". "Que les politiques jettent plutôt un oeil sur tous ces permis accordés à des dizaines de centres commerciaux gigantesques en périphérie des villes, à la difficulté de trouver une place pour se garer en ville (et aux tarifs prohibitifs de ces parkings), à toutes ces taxes vexatoires qui pèsent sur les commerces, au manque d'efforts globaux pour faire des centres-villes des lieux conviviaux pour déambuler et faire son shopping. Il y a là certainement beaucoup plus à faire aujourd'hui", peut-on encore lire dans le communiqué. Pour le Setca, si les propos du président du PS Paul Magnette sur le commerce en ligne manquent de nuances, il est nécessaire de débattre de la course à la consommation, à la flexibilité et de l'élargissement du travail de nuit dans le secteur commercial, afin de différencier "besoins et caprices". Et c'est entre partenaires sociaux que ce débat doit se tenir, souligne mardi le syndicat socialiste. Au-delà de la caricature, "le propos tient du bon sens" à un moment où le gouvernement doit discuter de la réforme du marché du travail et des règles en matière de travail de nuit pour l'e-commerce, estime le Setca. Pour ce dernier, il s'agit surtout de dénoncer "la course effrénée à la consommation" et de remettre en question "la nécessité de pouvoir acheter et consommer 24h/24, 7 jours/7", tout en s'inquiétant du bien-être des travailleurs et travailleuses. Pour les partis libéraux, l'enjeu d'un assouplissement des règles entourant l'e-commerce est d'empêcher une fuite des emplois vers des pays voisins comme les Pays-Bas, où les règles sont déjà plus souples. "L'e-commerce est un secteur qui vit et génère de nombreux emplois (...) pas seulement (auprès) des géants du web comme Amazon ou bol.com" mais aussi pour "les petites chaînes de magasins ou le petit commerçant qui a aujourd'hui la possibilité de faire livrer des colis à sa clientèle", rappelle le syndicat. Mais le débat doit se mener entre les interlocuteurs sociaux, insiste le Setca.Pour le syndicat socialiste, la Fédération belge du commerce et des services Comeos "veut contourner la concertation sociale afin d'avoir des travailleurs toujours plus flexibles et déréguler le plus possible en termes de coûts. Le développement de l'e-commerce n'est pas intimement lié au travail de nuit, comme ils voudraient le faire croire". "Il y aura des glissements d'emplois et des défis organisationnels", convient le Setca. Toutefois, il n'existe pas un seul modèle de commerce en ligne, plaide-t-il. "Les expériences sont multiples et doivent être taillées sur mesure" pour que "l'e-commerce ne soit plus une formidable usine de travailleurs exploités mais un moyen de transformer qualitativement un secteur qui emploie des centaines de milliers de travailleurs (logistique et commerce)".Le président du Parti socialiste Paul Magnette est revenu, mardi dans un entretien à Sudinfo, sur son souhait exprimé la veille dans le magazine flamand Humo de voir la Belgique sortir de l'e-commerce. "Non, bien sûr. Il n'est pas question de faire disparaître tout l'e-commerce", précise-t-il.