L'agence de presse juge "compréhensible" que la présidente de la BCE veuille apprendre la langue de la première économie de la zone euro. Les Allemands sont de plus très critiques par rapport à la politique monétaire de la BCE, qui pénalise leur épargne, et la Française pourrait peut-être mieux faire passer son message en s'exprimant dans la langue allemande. Le siège de la BCE est en outre situé à Francfort. L'apprentissage de la langue de Goethe n'est toutefois pas une mince affaire. L'auteur américain Mark Twain a rédigé en 1880 un essai ("The Awful German Language", l'horrible langue allemande, NDLR) évoquant ses tentatives pour l'apprendre. "Il semble que l'inventeur de cette langue ait pris un malin plaisir à compliquer les choses autant que possible", écrit notamment l'Américain. Selon Bloomberg, Mme Lagarde, qui aura 64 ans ce 1er janvier, devra maîtriser certains termes comme "Eigenmittelanforderungen", qui concerne les exigences de fonds propres des banques, ou "Anleihekaufprogramm", qui signifie assouplissement quantitatif en référence aux rachats d'actifs (quantitative easing). Tous les prédécesseurs de Chritsine Lagarde ne connaissaient pas l'allemand. Le premier président de la BCE, le Néerlandais Wim Duisenberg, l'avait appris avant même d'arriver à Francfort mais son successeur, le Français Jean-Claude Trichet, a dû faire des efforts pour lui permettre de donner un speech en allemand en 2009, mais guère plus. Quant à Mario Draghi, brocardé par le tabloïd teuton "Bild", qui l'a un jour qualifié de "Draghila", en raison de la politique de taux négatifs de la BCE, il ne parlait pas l'allemand, à l'exception d'un "nein zu allem" ("non à tout") lâché en 2016 pour défendre la politique accommodante de la BCE face à ses détracteurs. (Belga)

L'agence de presse juge "compréhensible" que la présidente de la BCE veuille apprendre la langue de la première économie de la zone euro. Les Allemands sont de plus très critiques par rapport à la politique monétaire de la BCE, qui pénalise leur épargne, et la Française pourrait peut-être mieux faire passer son message en s'exprimant dans la langue allemande. Le siège de la BCE est en outre situé à Francfort. L'apprentissage de la langue de Goethe n'est toutefois pas une mince affaire. L'auteur américain Mark Twain a rédigé en 1880 un essai ("The Awful German Language", l'horrible langue allemande, NDLR) évoquant ses tentatives pour l'apprendre. "Il semble que l'inventeur de cette langue ait pris un malin plaisir à compliquer les choses autant que possible", écrit notamment l'Américain. Selon Bloomberg, Mme Lagarde, qui aura 64 ans ce 1er janvier, devra maîtriser certains termes comme "Eigenmittelanforderungen", qui concerne les exigences de fonds propres des banques, ou "Anleihekaufprogramm", qui signifie assouplissement quantitatif en référence aux rachats d'actifs (quantitative easing). Tous les prédécesseurs de Chritsine Lagarde ne connaissaient pas l'allemand. Le premier président de la BCE, le Néerlandais Wim Duisenberg, l'avait appris avant même d'arriver à Francfort mais son successeur, le Français Jean-Claude Trichet, a dû faire des efforts pour lui permettre de donner un speech en allemand en 2009, mais guère plus. Quant à Mario Draghi, brocardé par le tabloïd teuton "Bild", qui l'a un jour qualifié de "Draghila", en raison de la politique de taux négatifs de la BCE, il ne parlait pas l'allemand, à l'exception d'un "nein zu allem" ("non à tout") lâché en 2016 pour défendre la politique accommodante de la BCE face à ses détracteurs. (Belga)