Je vous avais dit la semaine dernière qu'Amazon avait racheté le studio hollywoodien MGM pour un peu plus de 8 milliards de dollars, j'avais juste oublié de préciser qu'au-delà de racheter un catalogue de films dont les fameux James Bond, l'ogre du e-commerce s'invite partout y compris dans les retransmissions sportives. En fait, tout cela a une logique : les médias de demain, je dirais déjà d'aujourd'hui, sont les géants du web. Reprenons le cas d'Amazon, sa direction met sur la table un peu plus de 8 milliards de dollars pour un catalogue de films qu'elle aurait pu payer 5 milliards d'après les spécialistes, mais Amazon n'en a cure. Ce montant qui a l'air incroyable, c'est à peine 10% de la trésorerie du géant mondial de l'e-commerce. Ensuite si Amazon a bien compris que dans son business, il fallait être le plus rapide dans les livraisons (la preuve la majorité des commandes se font endéans les 24 heures), Amazon sait aussi que sur le marché du streaming, ses concurrents partagent la même vitesse d'abonnement et de téléchargement. Bref, ce n'est pas sur la qualité technique qu'Amazon Prime Video peut se distinguer de Netflix ou de Disney + mais la différence, elle se fait sur l'offre de films et de séries (donc sur le contenu) et voilà pourquoi Amazon a acheté MGM.

Même chose pour capter et fidéliser des abonnés, il faut aussi leur offrir du sport avec les meilleurs commentateurs du marché. C'est donc ce qu'a fait Amazon avec le tournoi de Roland Garros. Dans cette course au contenu, les géants du web sont imbattables ! D'ailleurs Hollywood s'est rallié au streaming vidéo, c'est clairement l'avenir, et les chaines de télévision privées, qui s'étaient habituées à un modèle de TV gratuit financé par la publicité, se retrouvent face à des concurrents gratuits comme You Tube qui captent avec leurs petits frères et soeurs 70% de la publicité digitale.

Quant au contenu exclusif, des Amazon, Disney + et autres Netflix ont réussi à imposer un modèle d'abonnements payants très efficace, avec des séries et des films qu'aucune chaine privée ne peut s'offrir. D'où le mariage de TF1 et de M6, mais c'est un mariage plutôt défensif car même réunis ces deux grandes chaines - à l'ancienne - pèsent un quarantième de la valorisation boursière de Netflix. Et je ne vous parle même pas d'Amazon dont le poids en Bourse est au-dessus de 1.500 milliards de dollars.

Donc, oui, la TV classique est déjà hors-jeu depuis longtemps. Les médias d'aujourd'hui sont des géants du web ou des opérateurs télécoms ou des banques. Le monde change là devant nous en même temps qu'on discute du protocole sanitaire à adopter pour l'ouverture des restaurants.

Je vous avais dit la semaine dernière qu'Amazon avait racheté le studio hollywoodien MGM pour un peu plus de 8 milliards de dollars, j'avais juste oublié de préciser qu'au-delà de racheter un catalogue de films dont les fameux James Bond, l'ogre du e-commerce s'invite partout y compris dans les retransmissions sportives. En fait, tout cela a une logique : les médias de demain, je dirais déjà d'aujourd'hui, sont les géants du web. Reprenons le cas d'Amazon, sa direction met sur la table un peu plus de 8 milliards de dollars pour un catalogue de films qu'elle aurait pu payer 5 milliards d'après les spécialistes, mais Amazon n'en a cure. Ce montant qui a l'air incroyable, c'est à peine 10% de la trésorerie du géant mondial de l'e-commerce. Ensuite si Amazon a bien compris que dans son business, il fallait être le plus rapide dans les livraisons (la preuve la majorité des commandes se font endéans les 24 heures), Amazon sait aussi que sur le marché du streaming, ses concurrents partagent la même vitesse d'abonnement et de téléchargement. Bref, ce n'est pas sur la qualité technique qu'Amazon Prime Video peut se distinguer de Netflix ou de Disney + mais la différence, elle se fait sur l'offre de films et de séries (donc sur le contenu) et voilà pourquoi Amazon a acheté MGM.Même chose pour capter et fidéliser des abonnés, il faut aussi leur offrir du sport avec les meilleurs commentateurs du marché. C'est donc ce qu'a fait Amazon avec le tournoi de Roland Garros. Dans cette course au contenu, les géants du web sont imbattables ! D'ailleurs Hollywood s'est rallié au streaming vidéo, c'est clairement l'avenir, et les chaines de télévision privées, qui s'étaient habituées à un modèle de TV gratuit financé par la publicité, se retrouvent face à des concurrents gratuits comme You Tube qui captent avec leurs petits frères et soeurs 70% de la publicité digitale. Quant au contenu exclusif, des Amazon, Disney + et autres Netflix ont réussi à imposer un modèle d'abonnements payants très efficace, avec des séries et des films qu'aucune chaine privée ne peut s'offrir. D'où le mariage de TF1 et de M6, mais c'est un mariage plutôt défensif car même réunis ces deux grandes chaines - à l'ancienne - pèsent un quarantième de la valorisation boursière de Netflix. Et je ne vous parle même pas d'Amazon dont le poids en Bourse est au-dessus de 1.500 milliards de dollars.Donc, oui, la TV classique est déjà hors-jeu depuis longtemps. Les médias d'aujourd'hui sont des géants du web ou des opérateurs télécoms ou des banques. Le monde change là devant nous en même temps qu'on discute du protocole sanitaire à adopter pour l'ouverture des restaurants.