Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

04/02/14 à 13:54 - Mise à jour à 13:54

Tous connectés !

Si vous êtes persuadés que la crise actuelle, n'est qu'un état passager, très pénible certes, mais passager et que cette crise annonce une nouvelle société, une nouvelle économie, alors ne cherchez pas plus loin : votre allié, c'est John Chambers, le président de CISCO, une société activité dans les équipements de télécommunication. John Chambers en est persuadé, la prochaine révolution industrielle est en train de naître sous nos yeux et cette nouvelle révolution industrielle, c'est celle des objets connectés ou si vous préférez, c'est l'Internet des objets !

De quoi s'agit-il ? Selon le PDG de Cisco, dans un avenir très proche, tous les objets qui nous entourent seront connectés à Internet. Il n'y a pas que votre smartphone ou que votre montre, comme la Samsung Galaxy Gear, qui seront connectés à Internet ; ce sera aussi les cas de voitures, des machines à laver, des places de parking en ville, des panneaux solaires ou des brosses à dents. Bref, tous les objets qui nous entourent à la maison, dans la rue, et dans nos villes seront tous connectés à Internet.

En effet, dans un avenir proche, tous ces objets environnants seront équipés de micro-capteurs qui produiront des informations ou des données qui pourront être exploitées pour créer de nouveaux services ou des applications dédiées comme c'est déjà le cas avec votre smartphone ou votre tablette !

Bref, si le PDG de CISCO est si optimiste, c'est parce que nous dit le magazine Challenges, cette nouvelle révolution industrielle est "un séisme d'une magnitude inconnue", mais dont il est persuadé qu'elle va toucher tous les secteurs. Bref, pour lui, ce qui se crée devant nous, c'est une nouvelle autoroute avec de nouveaux emplois à la clé. Et il compte bien faire en sorte que son entreprise CISCO soit l'une des premières à profiter de cette nouvelle révolution industrielle.

Mais en attendant, ce patron qui a la réputation de diriger avec son esprit et pas son coeur, vient de licencier 5% de ses effectifs à cause du ralentissement de son chiffre d'affaires dans les pays émergents... Ce geste fort nous rappelle, péniblement hélas, qu'avant de voir le miracle des nouveaux jobs, l'économie passe souvent par une perte d'emplois. Le problème des politiques est donc de gérer socialement, ce passage d'une société à une autre. C'est un défi énorme, car si les promesses en emplois nouveaux sont immenses, ces nouveaux jobs ne verront le jour que demain ou après-demain alors que le chômage est là, dès aujourd'hui !

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