Crise : "Les riches doivent payer plus que les autres !"

03/10/11 à 09:28 - Mise à jour à 09:28

Source: Trends-Tendances

"Ceux qui ont des moyens financiers importants doivent accepter de contribuer plus que d'autres à la gestion de la crise", estime la négociatrice socialiste Laurette Onkelinx, qui y voit l'une des clés du budget 2012, où, selon elle, il faudra trouver 10 milliards d'euros.

Crise : "Les riches doivent payer plus que les autres !"

© Belga

Laurette Onkelinx, négociatrice PS à la table du formateur, qualifie lundi d'"épreuve gigantesque" l'élaboration du budget 2012 où il faudra trouver 10 milliards d'euros, selon elle, soit 2,6 % du PIB. "On n'a jamais vu ça en Belgique !, assure-t-elle dans une interview au Soir. Osons, là aussi, après l'institutionnel, le grand chambardement."

La ministre démissionnaire de la Santé et des Affaires sociales estime que, dans ce débat, il faudra lever bon nombre de tabous, sur les dépenses comme les recettes, aussi bien pour la gauche que la droite du futur gouvernement.

Ainsi, reconnaissant la nécessité de "réformer sérieusement" les prépensions, de modifier les allocations de chômage, et de maîtriser les coûts de soins de santé, Laurette Onkelinx demande en contrepartie qu'on "travaille profondément" sur les intérêts notionnels, "un système hors de contrôle qui devait coûter 500 millions et qui pèse plus de 4 milliards en réalité. Il va falloir frapper fort !"

Laurette Onkelinx réclame également une taxation plus importante des plus-values sur actions, ainsi qu'un impôt sur les grandes fortunes, "structurel ou limité dans le temps", qui aille plus loin que ce qui figure dans la note du formateur. "Un patrimoine de plus de 1,25 million d'euros hors maison d'habitation, avec une ponction de 0,5 %, c'est trop modeste. Ce pays a besoin de civisme ! Ceux qui ont des moyens financiers importants doivent accepter de contribuer plus que d'autres à la gestion de la crise."

Interrogée également sur Bel RTL lundi matin, Laurette Onkelinx a mis les difficultés à boucler l'accord sur BHV judiciaire sur le compte de la "fatigue physique des négociateurs qui rend nerveux", et la complexité de ce dossier : "BHV judiciaire est plus compliqué que (la scission de) l'arrondissement électoral", un nouveau problème surgissant à chaque fois qu'on pense en avoir résolu un, selon la ministre qui compare ce dossier à des "poupées russes".

Trends.be, avec Belga

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