Chypre: S&P abaisse la note d'un cran et redoute un défaut de paiement

22/03/13 à 06:40 - Mise à jour à 06:40

Source: Trends-Tendances

Standard and Poor's (S&P) a annoncé jeudi avoir abaissé d'un cran, à "CCC", la note de la dette de Chypre et mis en garde contre une faillite du pays à l'heure où Nicosie négocie un nouveau plan d'aide avec ses créanciers de l'Union européenne et du FMI.

Chypre: S&P abaisse la note d'un cran et redoute un défaut de paiement

© Reuters

"Tout plan d'aide risque d'être impopulaire et difficile à appliquer dans un contexte de long et profond repli de l'économie (...). En conséquence, nous pensons que les risques d'un défaut sur la dette sont en train d'augmenter", écrit l'agence de notation dans un communiqué.

Paralysé par la crise financière, l'Etat chypriote cherchait jeudi, sous la pression d'un ultimatum européen, à éviter la ruine et la faillite de ses banques grâce à un plan B protégeant les petits épargnants mais qui reste encore suspendu à l'aval des Européens. Un premier plan, qui accordait 10 milliards d'euros de prêts en échange d'une taxation de l'ensemble des comptes bancaires de l'île, a été rejeté par le Parlement chypriote.

"En l'absence d'un plan alternatif crédible de recapitalisation et de financement du budget, le risque d'un événement de crédit chaotique augmente", relève encore l'agence, soulignant que la perspective du pays reste "négative" et que la note pourrait donc encore baisser dans les prochains mois.

"Nous abaisserons probablement la note si le gouvernement chypriote n'arrive pas bientôt à obtenir une assistance financière", prévient l'agence. Jeudi soir, la zone euro a dit être prête à discuter avec les autorités chypriotes d'un plan B de sauvetage du pays. Standard and Poor's s'inquiète également d'un possible mouvement de fuite des capitaux une fois que les banques chypriotes, actuellement fermées, rouvriront leurs portes.

"Le risque demeure qu'une nouvelle fuite des dépôts bancaires aggrave la situation économique, rende nécessaire des mesures de contrôle des capitaux et augmente le besoin d'un soutien supplémentaire aux banques", prévient Standard and Poor's.

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