Emploi: perspectives stables en Belgique, en hausse en Wallonie

08/03/16 à 00:01 - Mise à jour à 07/03/16 à 13:31

Source: Belga

Les employeurs belges prévoient une activité de recrutement limitée au cours du deuxième trimestre 2016, selon le Baromètre Manpower des perspectives d'emploi.

Emploi: perspectives stables en Belgique, en hausse en Wallonie

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Seuls 6% des 750 employeurs interrogés fin janvier prévoient d'augmenter leurs effectifs, tandis que 4% planifient de les réduire. 87% des employeurs sondés ne prévoient aucun changement. Les employeurs wallons sont de loin les plus optimistes.

La prévision nette d'emploi -différentiel entre le pourcentage d'employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements- atteint la valeur prudente de +1, restant stationnaire par rapport au trimestre précédent et en recul de 1 point par rapport au 2e trimestre de l'an dernier.

"La retenue des employeurs identifiée par notre enquête traduit encore un sentiment d'incertitude face à la solidité de la reprise", explique Philippe Lacroix, directeur de ManpowerGroup BeLux. "Cela les oblige à calquer au plus près les embauches sur les besoins de leurs entreprises, en privilégiant les contrats flexibles, sans s'engager sur le long terme. Au cours des deux dernières années, l'emploi intérimaire a augmenté de 20% pour atteindre 350.000 personnes."

L'activité de recrutement devrait être moins bonne à Bruxelles que dans les autres Régions du pays. Dans la capitale, la prévision nette d'emploi est en baisse de quatre points par rapport au trimestre précédent, et de neuf point si l'on compare au deuxième trimestre 2015. En Flandre, la prévision reste relativement stable et prend un point par rapport au trimestre passé. Les employeurs wallons se montrent par contre bien plus optimistes puisque la prévision nette d'emploi gagne trois points, la fixant à +5 (pour +1 en Flandre et -3 à Bruxelles), détaille Manpower.

Globalement, les perspectives d'emploi sont encourageantes dans le secteur de l'Horeca (+10), des industries extractives (+9), des services publics, de l'éducation, de la santé, des services collectifs (+5) ainsi que de l'énergie (+3), des activités financières (assurance, immobilier, services aux entreprises; +1) et le commerce de gros et de détail (+1). Les intentions de recrutement sont par contre négatives dans les secteurs du transport, de la logistique et des communications (-2), de l'agriculture et la pêche (-3), la construction (-3) et l'industrie manufacturière (-4).

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