Seconde résidence : voici les communes d’Ardenne où les acheteurs flamands sont les plus actifs (cartes)

Durbuy © iStock

La Fédération du Notariat (Fednot) vient de publier les chiffres semestriels du marché immobilier dans une vingtaine de communes de l’Ardenne qui attirent particulièrement les acheteurs en quête d’une seconde résidence. Les transactions augmentent, les prix restent stables.  

A en juger le nombre de transactions enregistrées au 1er semestre 2023 (+3%), le marché résidentiel ardennais continue à attirer les acheteurs surtout venus du nord du pays. «Dans certaines communes – particulièrement à Rendeux, Manhay et La Roche-en-Ardenne -, les acheteurs flamands restent très présents», précise Bart Azare, le porte-parole des notaires.

Par rapport à la même période l’an dernier, l’activité immobilière dans les communes ardennaises est passée de 6,6% à 8,9 % des transactions enregistrées devant notaire en Wallonie. 

Bièvre, Durbuy et Beauraing forment le top 3

Bièvre, Durbuy et Beauraing restent les plus populaires auprès des acheteurs avec une part de marché de respectivement 8,8%, 7,7% et 7,5%. «Mais cette année, nous avons retrouvé un rythme plus “normal” en termes d’activité, après deux années post-covid particulièrement chargées», nuance toutefois Frédéric Dumoulin, notaire à Durbuy.

C’est Hotton, très voisine de Durbuy, qui affiche la part de marché la plus basse: 1,5 %.

Activité hétérogène

Le marché immobilier ardennais est très hétérogène. C’est ce que reflètent les chiffres de l’activité immobilière par commune. Si dans certaines communes, le nombre de transactions a fortement baissé – comme à Manhay (-40%), Rendeux (-37%) et Saint-Hubert (-36%), d’autres – comme Wellin (+56%), Bièvre (+84%) et Nassogne (+105%) ont connu une croissance spectaculaire au cours des premiers mois de 2023 par rapport à la même période de l’année 2022. Ces chiffres relatifs sont bien sûr à nuancer en fonction du nombre absolu de transactions enregistrées, qui dépasse rarement les 20 unités.

Où les acheteurs flamands sont-ils les plus actifs?

Au cours des six derniers mois, les acheteurs venus du nord étaient encore majoritairement à l’achat à Rendeux (61% du total des acquisitions) et Manhay (54%). A La Roche-en-Ardenne (44%) et Bièvre (39%), ils ont respectivement assuré 44% et 39% des transactions enregistrées. A Durbuy, tout comme l’an dernier, un tiers des acheteurs étaient flamands.

Prix médian stabilisé 

Ce qui les attire tout particulièrement, outre la beauté du paysage, c’est le prix médian des maisons ardennaises: il est resté stable en comparaison à 2022, bloqué à 190.000 euros hors frais en moyenne, alors qu’il atteint 325.000 euros en Flandre. 

«En tenant compte d’un différentiel d’inflation de 1,7 %, le prix médian réel d’une maison ardennaise a baissé d’environ 3.230 euros par rapport à 2022. Mais sur 5 ans, il a augmenté de +27%. Au cours de cette même période, la valeur médiane d’un bien ardennais a ainsi augmenté d’environ 40.000 euros. Compte tenu d’une inflation de 17,8%, il s’agit donc d’une augmentation nette de +8,9%», détaille la Fédération des Notaires.

D’une commune à l’autre apparaissent néanmoins toujours de grosses différences de prix: si Manhay, boudée cette année car jugée surcotée, culmine avec un prix médian poussé à 286.500 euros ces deux dernières années sous la pression des acheteurs venus d’ailleurs, Hastière stagne toujours, depuis une décennie, autour de 90.000 euros.

Partner Content