Les absences de courte durée coûtent de plus en plus cher aux entreprises

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En 2022, les absences pour maladie de courte durée en Belgique ont coûté en moyenne 1.465 euros par travailleur malade (à temps plein) aux entreprises, soit une augmentation de 28% par rapport à il y a cinq ans (2018), ressort-il d’une enquête* de SD Worx publiée vendredi.

En cas d’absences de courte durée pour cause de maladie, l’employeur continue à payer le salaire (garanti) des ouvriers ou employés. Dès lors, “avec l’inflation et l’augmentation des coûts salariaux, l’absentéisme deviendra une préoccupation encore plus importante pour les entreprises en 2023”, soulève le prestataire de services RH.

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“Attention, le coût de l’absentéisme est en réalité bien plus élevé”, note François Lombard, spécialiste en absentéisme chez SD Worx. Il faudra en effet tenir compte des conséquences en cascade: “Il ne faut surtout pas oublier les conséquences et les coûts indirects de l’absentéisme : perte de productivité et de qualité, délais de livraison plus longs pour les clients, remplacement interne ou externe du travailleur malade, augmentation de la charge de travail et éventuelle démotivation des collègues. » Autant de “coûts indirects” liés à ce phénomène qui vont se répercuter sur la facture.

Hausse de 20% en 2022

“Plus vous êtes âgé, moins il y a de jours d’absence pour cause de maladie”

L’année dernière, l’absentéisme de courte durée en Belgique a connu une augmentation de près de 20% (jusqu’à 3,45%), en comparaison avec 2021.

On observe, cependant, que les coûts ont tendance à fluctuer d’une entreprise à l’autre, “car la composition du personnel varie en fonction de l’activité et des talents nécessaires”, précise encore François Lombard de SD Worx. “Il est essentiel de mesurer correctement l’absentéisme pour assurer une planification harmonieuse du personnel, de même que pour maîtriser les frais de personnel et budgétiser les coûts supplémentaires à temps.”

*Cette enquête a été réalisée sur la base de données relatives à un échantillon de 650.000 travailleurs (qui ont été malades au moins un jour par an) et 23.000 employeurs du secteur privé.

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